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A propos de nous

L'ARTICLE.CH est une publication mensuelle traitant de sujets d'actualité suisses, selon différentes rubriques.
« La Une » aborde chaque mois un sujet central choisi dans l’actualité. 
Les rubriques adjacentes couvrent la culture, la société, l’économie et le sport.
Le média Internet se révèle comme particulièrement intéressant en tant que support flexible et facile d’accès.

Créé en décembre 2004 par un petit groupe d'étudiants en journalisme et communication à l'Université de Neuchâtel, ce projet permet aux étudiants journalistes de s'exercer sur le terrain, de récolter des expériences et leur fournit une plateforme de publication.

 
Extrait des statuts de l’Association du magazine sur Internet « larticle.ch »

Article 3

L’Association a pour buts

• D’offrir des espaces rédactionnels interactifs répondant aux besoins de répandre l’information et la culture, ainsi que de divertir et d’éduquer.

• De créer, développer et gérer un site Internet ouvert à la formation et à la pratique de futurs journalistes

L’association vise essentiellement à :

a) encourager le dialogue interculturel entre les différentes communautés et promouvoir  le développement culturel et professionnel de ses membres ;

b) offrir à la population une information libre et indépendante ;

c) favoriser les échanges interculturels et promouvoir la liberté d’expression ;

d) défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales ;

e) encourager la solidarité, la cohésion sociale et le développement de la vie culturelle, artistique et associative ;

f) offrir à ses membres des formations dans les domaines des médias et des nouvelles technologies de la communication et de l’information


Editeur responsable et présidente:
Viviana von Allmen
Vice-président :
Steve Remesch
Caissier :
Willy von Allmen
Secrétaire :
Mathieu Maridor
Porte-paroles :
Céline Rochat
Deborah Sohlbank
Didier Nieto

 

 

 

 

 

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Dimanche 9 juillet 2006


Alzheimer, une sorte de mythe

Une maladie peu connue qui peut toucher à tous à n’importe quel moment.
La maladie a été décrite pour la première fois en 1907 par le neurologue allemand Alois Alzheimer, qui a étudié les lésions caractéristiques (les plaques séniles et les noeuds neurofibrillaires) dans le cerveau d'une femme de 51 ans.

Qu'est-ce que la maladie d'Alzheimer?
La description est un lent processus de dégénérescence du système nerveux central qui se manifeste avec des troubles de mémoire, une déficitaire pensée abstraite et une mauvaise capacité de jugement. Elle est associée à plusieurs modifications de la personnalité et du comportement. Ce vieillissement cérébral pathologique (démence) comporte d'abord quelques difficultés à maintenir les activités quotidiennes de la vie et, ensuite, une grave réduction de l'autonomie personnelle.
La maladie d'Alzheimer est la forme de démence la plus fréquente: elle représente 60% des cas. Le risque de développer cette maladie augmente en fonction de l'âge: en effet la maladie d'Alzheimer frappe 5% des personnes âgées de plus de 65 ans, mais elle peut rejoindre 20-40% depuis 85 ans.

Quelles sont les causes?
Les causes de la maladie d'Alzheimer ne sont pas encore totalement connues: probablement pour développer cette maladie doivent être présents plusieurs facteurs. Les recherches actuelles s'orientent vers diverses hypothèses: vieillissement prématuré, prédisposition génétique, produits toxiques présents dans l'environnement ou à l'intérieur de l'organisme.
Evidemment les facteurs environnementaux peuvent agir avec ceux génétiques. Mais il faut faire une explication importante: génétique ne veut pas dire héréditaire. Dans la plus grande majorité des cas, la maladie d'Alzheimer a une distribution sporadique, c'est à dire qu'elle survient sans qu'il soit possible d'en expliquer la raison, chez un individu sans antécédents familiaux de ce type. De très rares formes (1%) sont dites familiales, à risque héréditaire.  Un des facteurs génétiques qui augmentent le risque de maladie est l'apolipoprotéine E dans sa forme E 4.

Quel est le cours de la maladie?
La maladie d'Alzheimer a un cours progressif. La durée moyenne de la maladie est environ de 10 ans, mais il y a une grande variabilité individuelle. Le début de la maladie est insidieux et quelque fois les premiers symptômes sont sous-évalués et attribués simplement au fait que la personne devient âgée.
 Dans la majorité de cas les premiers signes sont: mémoire déficitaire (84%), troubles du langage (76%), manque d'initiative, abandon des hobbies, modifications du caractère et du comportement. Ensuite le cadre clinique devient plus lourde: problèmes plus graves de mémoire, désorientation dans l'espace et le temps, attention et concentration déficitaires. Quelque fois, même au début de la maladie, peut apparaître hallucinations et agitation mentale et physique. Les malades perdent progressivement leur autonomie et doivent être assistés tout le temps. Cette maladie ne frappe pas seulement le patient mais la famille entière qui est grevé par une charge d'assistance et le facteur émotionnel très lourde.

Quelques données sur lesquelles réfléchir
Le fait que la maladie atteint en particulier les personnes âgées rend le problème encore plus dramatique si l'on pense à la croissance constante de la population âgée par rapport à celle des jeunes.
Le problème n'est pas seulement lié à la perte des capacités du malade de se suffire à soi-même, mais aussi aux répercussion qui affectent l'entourage: très souvent, en effet, à la perte du revenu du malade, qui n'est plus en mesure d'accomplir les "actes quotidiens de la vie" (et donc logiquement l'abandon du travail), il s'ajoute celle d'un membre de la famille qui, pour aider et soigner le malade, est contraint de laisser tomber son travail.

Que peut-on faire?
Aujourd'hui il n'existe pas des médicaments qui peuvent arrêter la maladie; récemment on a découvert certains médicaments (inhibiteurs des colinhesterases comme le donepezil et la rivastigmine) qui peuvent ralentir pour quelque temps la progression des symptômes. L'intervention la plus importante reste celle de l'assistance. Selon des statistiques anglaises, 75 à 80% des malades vit en famille: puisque l'assistance à un malade d'Alzheimer demande un engagement physique, économique, affectif et psychologique extrêmement dur et épuisant, il est nécessaire pour la famille d'être aidée par un système de soutien social et d'assistance efficace. Il est important que la famille ne soit pas délaissée et isolée.
V.v A

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Dimanche 9 juillet 2006


Quand la ligne qu’on croyait toute tracée s’interrompt brutalement

À la sortie de l’école ou du gymnase, certains sont déjà sûrs de leur choix, ils ont une vocation. Mais que se passe-t-il quand tout s’effondre et on réalise que notre métier ne pourra être celui dont on rêvait?

Céline savait déjà depuis quelques années quelle profession elle voulait exercer quand elle est entrée en faculté de droit à l’université de Lausanne. Mais ses projets ne se sont pas déroulés comme prévu. Après un double échec à Lausanne, elle a tenter sa chance à l’université de Genève où le résultat fut le même. Que remettre en cause : un système trop sélectif ? Une mauvaise méthode de travail ? Un excès de stress au moment des examens ? Il n’y a pas de réponse précise. Quoi qu’il en soit, la jeune femme de 23 ans doit maintenant réorienter son choix en espérant trouver une voie qui la satisfera pleinement, comme doivent le faire plusieurs d’entre nous car, tout ne se passe pas toujours comme prévu...

Quel genre d’élève étais-tu ?
J’étais plutôt studieuse. Très studieuse (Sourire). Je n’allais pas à un contrôle sans avoir révisé. Je faisais mes leçons régulièrement et je n’allais pas aux cours sans les avoir faites. J’étais assez appliquée.

Quand as-tu su ce que tu voulais faire dans ta vie ?
Durant mes dernières années de collège.

Quel fut ton choix de métier et pourquoi celui-ci ?
J’ai décidé de faire avocate parce que c’était un métier qui me passionnait. Je trouvais sympa de défendre les gens. Et puis c’est un beau métier prestigieux, ce n’est pas n’importe quoi.

Après l’école obligatoire, comment as-tu choisi ce que tu allais faire ?
Pour moi ça coulait de source que, pour aller à l’uni, je devais passer par le gymnase. Donc je me suis inscrite au gymnase et pour aller en droit ensuite, j’ai suivi la branche que j’avais commencée au collège en prenant économie et droit.

Comment s’est passée ton expérience à l’université ?
Au début ça se passait bien car je travaillais régulièrement, je faisais plein de résumés et l’ambiance était bonne. Le seul problème, c’est que ça s’est mal passé au niveau des examens… Je n’ai pas pu passer le cap de la première année…

Qu’as-tu ressenti lors de ces échecs successifs ?
Étant donné que je n’avais eu d’échec avant, j’ai reçu une grosse claque. La première fois, je suis même partie en dépression. Déjà pendant les examens car je stressais trop de ne pas réussir. J’ai fait tout ce qu’il ne fallait pas faire car je me suis trop mise de pression et je n’y suis pas arrivée. Et puis chaque année, quand je recommençais, c’était la même chose. J’étais sûre que j’allais échouer, je perdais confiance en moi et c’est exactement ce qui arrivait quand il y avait les oraux : je perdais tous mes moyens.

Suite à ces échecs, quelle nouvelle vision de ton avenir as-tu eue ?
J’étais assez abattue et je me disais que je n’y arriverais pas. Je ne savais plus ce que je voulais faire dans la vie. J’étais sûre de ce que j’allais faire et tout à coup, tout s’est écroulé. Il m’a fallut retrouver quelque chose qui me motive et que j’avais envie de faire.

Justement, quel est ton nouveau choix de métier ?
J’aimerais partir dans la police scientifique ou judiciaire parce que ça correspond au domaine du droit avec les lois et le respect de la justice. Et j’irai dans le canton de Genève car durant notre formation, on reçoit un salaire. Je m’y suis déjà présentée l’an dernier mais je n’ai pas été prise car je n’ai pas réussi le test d’anglais… Je me suis à nouveau présentée la semaine dernière, sans avoir préparé quoi que ce soit, contrairement à la première fois, et j’ai tout réussi jusqu’à maintenant (Sourire). Il me reste encore le sport que je vais faire vendredi.

Tu as réussi en n’ayant rien préparé !? Cela signifie peut-être que tu devrais un peu moins travailler pour réussir...
Non, ce n’est pas ça. Je crois plutôt que vu que je ne m’attendais pas à réussir, j’étais stressée, mais pas autant que la dernière fois. J’avais moins de pression car je ne misais pas tout là dessus, contrairement à tous les autres examens durant lesquels je croyais jouer ma vie.

Revenons à la formation dans la police. Le fait qu’elle soit payée t’a-t-il davantage encouragée à te lancer là-dedans?
Ce qui m’a encouragé, c’est surtout la certitude d’avoir un débouché à la fin. Une fois dedans, si tu t’appliques pour faire toute la formation, tu es engagé dès que tu l’as terminée. Tandis qu’à la sortie de l’université, tu dois te trouver un travail. Mais pour en revenir à la question, le salaire à la fin du mois m’a en effet influencée car arrivé à un certain âge, il faut pouvoir s’assumer et comme les factures ne se payent pas toutes seules, j’ai préféré faire la police en passant par Lausanne et l’uni.

Que fais-tu en attendant de savoir si tu peux commencer ta formation genevoise ?
Je donne des cours de danse et de fitness. J’ai de la chance de pouvoir gagner un peu d’argent en faisant ça car la danse est ma passion. Cela dit, je devrais donner plus de cours pour être vraiment indépendante. Le problème c’est que la plupart des écoles sont pleines et ce n’est pas facile de trouver de la place. Sinon quand on me propose des petits boulots pour gagner quelques sous, j’accepte.

Pour finir, que peut-on te souhaiter pour ton avenir professionnel ?
D’enfin réussir dans une branche qui me plaise et de m’épanouir dans mon métier.
Virginie Burion

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Dimanche 9 juillet 2006

Internet à l'université: réel progrès ou accroissement du fossé social?
 
L'avènement de l'informatique et du réseau Internet fait désormais partie intégrante des études universitaires. Des cours, des travaux pratiques et toutes sortes de documents sont à disposition des étudiants via le web. Mais ce nouvel outil de travail est-il réellement nécessaire? Convient-il au corps enseignant et aux étudiants? Petit tour d'horizon à l'université de Lausanne.
Céline Rochat

Depuis quelques années, les universités suisses se sont dotées de serveurs inernet performants, permettant aux étudiants d'utiliser des documents interactifs depuis leur domicile via le net. L'université de Lausanne met à disposition de chaque étudiant un « coin de stockage », appelé « my.unil ». Ce dossier personnel est protégé par un mot de passe et il permet à l'étudiant de mémoriser des cours ou d'aller chercher divers documents sur d'autres dossiers personnels myunil, celui d'un professeur par exemple.
Mais cette nouvelle manière de travailler convient-elle aux étudiants et au corps enseignant? Madame Anne Bielman, professeur assistant d'histoire ancienne à l'université de Lausanne, utilise régulièrement ce genre de dossier avec les étudiants de première année. Son cours d'introduction à l'histoire ancienne est basé sur des dossiers d'étude que les étudiants doivent préparer chaque quinzaine. Certains de ces dossiers ont un support papier, et d'autres, appelés modules « électre » sont disponibles sur la toile. « Les avantages de ces dossiers sont nombreux. A la base, nous avions imaginé cette méthode de travail afin d'économiser le papier: Un dossier se compose d'au moins 10 pages. Sachant qu'il y a environ 260 étudiants par volée, et qu'il y a 6 séances de TP (travaux pratique) de ce genre, c'est une économie non négligeable. » commence l'enseignante. «Il y a aussi des avantages graphiques » continue-t-elle. « On peut plus facilement utiliser des photos ou des peintures comme source d'études. Dans des dossiers photocopiés, les images ressortent souvent très mal, et on ne distingue plus les détails. » 
Malgré les avantages que cela apporte, la majorité des  étudiants déplorent l'absence d'un support papier. Patrick, étudiant de ce cours le confirme: « S'il est vrai que l'on peut travailler sur des dossiers bien illustrés, il est néanmoins dommage de ne pas disposer de support papier. Cela rend le travail plus difficile et plus compliqué. Plus long aussi. Chaque étudiant ne possède pas forcément un ordinateur ou une connexion  Internet  à  la maison. Si tel est le cas, la rédaction devient périlleuse car un travail de ce genre prend au minimum 4h. ». En fait, d'après une étude faite en 2004 auprès des étudiants de l'UNIL, seulement 10% d'entre eux possèdent un ordinateur personnel.
Ce dernier élément fait rejaillir le débat sur la « sociabilité » des universités en Suisse, à tel point que l'on peut se demander si ce genre de méthode de travail n'est pas une façon de plus d'écarter les étudiants moins aisé de l'université. De plus en plus d'enseignants l'utilisent. L'étudiant qui dépend des salles de travail mises à disposition à l'université est fortement désavantagé. Ces salles sont rares et déjà surchargées. Madame Bielman a aussi son opinion sur le sujet: « Internet ne devrait pas être utilisé comme moyen distinctif. Il faut à tout prix éviter de creuser le fossé social qui existe déjà ». Et de reconnaître: « L'université n'est pas, et n'a jamais été sociale. Elle lutte malgré tout contre le modèle anglo-saxon (où  les universités sont payantes), mais la résistance est meilleure ici qu'en Suisse alémanique. » Le rectorat est lui-même « entre deux feux ». Il se doit de répondre aux exigences supérieures, fédérales, qui veulent conjuguer formation et compétitivité. Mais il doit considérer les remarques « logiques »des étudiants et  du corps enseignant, qui demandent une université ouverte à tous. Il est vrai que l'arrivée du processus de Bologne (voir encadré) n'arrange rien.
Sociabilité mise à part, les étudiants se doivent de s'adapter à ces nouvelles techniques et de travailler avec. S'il on en croit son utilisation actuelle, le web est le support de cours de l'avenir. Pourtant Linda, une étudiante tessinoise de l'université de Lausanne le dit franchement: « Ces modules électre? Je déteste! ». Et elle n'est pas la seule dans ce cas, la majorité sont du même avis. Si les étudiants n'aiment pas cette méthode de travail et qu'ils le disent, pourquoi les professeurs s'obstinent-ils donc à mettre les cours sur le web? « L'université se doit de s'adapter à la technologie moderne » répond Anne Bielman. Et d'enchaîner: « Peut-être que dans cinq ans il sera ringard de distribuer des documents sur papier, mais il faut un temps d'adaptation. Et si les étudiants ne supportent vraiment pas de travailler de cette façon, qu'ils le fassent savoir. Ce n'est qu'en ayant des arguments basés sur du « vécu » qu'ils pourront avoir un réponse concrète des enseignants et du rectorat. » Selon l'étude effectuée il a deux ans, les étudiants ont usé de leur voix. L'an passé une partie des questions des modules ont été recréés dans une version .pdf 1) imprimable.
L'université se veut donc à la pointe de la technologie, et elle le fait savoir. Mais au dépend de qui? Demain, les suisses « moyens » pourront-ils encore fréquenter les universités, ou ces dernières seront-elles réservées aux enfants des familles les plus aisées du pays? La réponse viendra avec le temps, et l'avancée d'Internet!
C.R.
19 pdf= (Portable define format de Adobe-Acrobat) Permet d’afficher le fichier sur tout ordinateur indépendamment du système d’exploitation utilisé avec le logiciel gratuit  Adobe-Acrobat

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Dimanche 9 juillet 2006


Wellness à l’île aux mille couleurs

Un certain mercredi du mois d’avril, je pars pour un séjour de wellness à Majorque.
Quel bonheur ! A 9h le même jour, j’atterris sur une île qui m’est inconnue.
L’aéroport, vaste et d’une architecture moderne se remplit de voyageurs venus d’ailleurs, qui s’expriment dans des langues exotiques.
Au cœur de la Méditerranée, Majorque attend paisiblement ses visiteurs pour les surprendre sous les rayons d’un soleil resplendissant.
L’île s’étend sur un territoire d’à peine 3640 km2, et ses habitants conservent la fierté d’être les gardiens d’un monde millénaire plein de réminiscences arabes, terre où par le passé régnait le sabre et la peur. Cependant, malgré leur histoire les Majorquins sont un peuple affable et tolérant.
 L’intérieur du pays est une terre de paysans tranquilles, qui vénèrent encore ces sortes de Totems, qui sont en fait d’anciens moulins à vent, ayant aujourd’hui perdu leur utilité. Les autochtones racontent mille et une histoire sur ces mastodontes, qui empêchent les autorités leur éradication.   
Les côtes abruptes du nord nous font souvenir à des paysages de côtes anglaises. C’est cette région qui compte la plus vaste population de marins.
Au sud par contre les vastes plages des baies de Palma de Majorque semblent somnoler sous le soleil de midi.
Les habitants des villes ou de la campagne ont un dénominateur commun, leur caractère insulaire, mélange de réserve et d’hospitalité qui cohabitent avec ce qui peut être aussi de la méfiance- qui en fait une mosaïque de forts contrastes.
Mais ne nous laissons pas tromper par les apparences. Majorque et ses habitants n’hésitent pas à adopter des coutumes et des mœurs modernes, le témoin est leur économie florissante. Les grands complexes hôteliers sont les témoins de la capacité d’adaptation aux temps modernes de cette société. Nous nous trouvons dans un de ces mega-complexes, sorte de village tout fait.
Dans ces enclos on ne peut qu’avoir un comportement sain. Dès 9 heures le matin, et après avoir bu entre 500 et 750 dl d’eau, vous êtes invité à vous dépenser en une demi heure de jogging dans des parcours paradisiaques, faits de tout pièce.  Il suit 20 minutes de gymnastique en plein air et pour soulager l’effort  vous êtes convoqué à nager dans d’immenses piscines. Durant l’heure de natation vous avez, obligatoirement, le droit de faire de l’aquagym et ce n’est pas tout. Sans espoir vous buvez encore une fois 500 ou 750 dl d’eau, et vous vous dirigez vers le sauna (deux séances de 20’ chaque une, lesquelles sont accompagnées d’un intermède au plaisir d’une douche suédoise) tout ceci devrait vous donner de la vigueur. Sauvés des eaux nous allons dans nos chambres pour nous changer et nous régaler au repas de midi. A cet stade, je me demande où est le wellness ou de moins qu’est ce que cela signifie.  Serait-il plus qu’un plaisir, une proposition philosophique dans la prise de conscience de notre vie sédentaire ? Munie avec peu de forces je demande à l’un des coordinateurs si il serait possible de me retirer pour prendre un peu de repos et de les rejoindre plus tard.
- Señora !!! C’est impossible, d’ailleurs c’est maintenant l’heure de l’activité la plus intéressante. 
- Il avait raison.
On se dirige aux catacombes de l’édifice destiné aux traitements du bien être. A l’accueil, nous sommes reçus par des jeunes thérapeutes tous vêtus de blanc. La musique asiatique de fond me prédispose harmonieusement à l’ambiance paisible. Tout suite, mais après avoir pris toute sorte de renseignement sur nous, les employés donnent à chaque participant des linges et leur indiquent qu’ils doivent passer aux vestiaires. Maintenant nous sommes à égalité avec le personnel nous aussi sommes vêtus de blanc. La situation prend des allures d’hôpital du futur ou du pavillon « Oui » (art plage d’Yverdon, Exposition nationale 02). Chacun est accompagné vers une destination inconnue. Une fois dans l’un des cabinets de massage vous êtes convié à toutes les sauces (drôle d’expression) et pourtant c’est vrai. Toute inexperte, je suis confrontée au choix des différentes sauces : café, chocolat, avocat, yogourt, fraise et j’en passe, pour me faire envelopper. Après avoir été ceinturée d’une feuille de polyéthylène et cuite à la vapeur sous une lourde couverture de gomme j’ai finis avec la première séance «de l’activité la plus intéressante » pour reprendre les mots du coordinateur.
Mais où sont les massages ?
A la suite d’autres péripéties et en fin de journée,  j’ai eu le droit à 20’ de massages.
Le soir, après un bon dîner je n’avait pas la force d’aller au spectacle qui se présentait au bar de l’hôtel.
Le lendemain je descends avec un peu de retard à la salle à manger et demande au coordinateur si c’est possible de me dispenser d’assister aux activités de la mantinée.
- Señora ! Vous vous sentez mal ?
- Non, mais… je ne suis pas habituée à tant d’activités.
- Señora ! Essayer à votre rythme et vous verrez que ce ne vous fera que du bien.
Après une autre journée pleine de santé et de douleurs je rejoins mon lit. On dit que la nuit porte conseil et de fait ceci c’est confirmé pour moi.
A mon troisième jour de séjour j’avais pris la décision de me reposer durant la matinée et de n’aller seulement qu’à la séance de massages.
Ainsi, en fin de l’après midi, je me présente au centre de wellness pour une séance massage et oh surprise ! Une dame m’informe du fait que il n’est pas possible de me fournir cette prestation, car je n’avais pas suivit le programme antécédent. Je manifeste mon étonnement. Devant cette situation la dame, très compréhensive, me donne une solution :
- J’aurais un rendez vous payant pour vous.
Ce qui veut dire que le bien être sur mesure a son prix.
Le reste du séjour je l’ai dépensé en faisant des mini tourisme et ceci m’a moins fatigué, en ce qui concerne le concept du bien être, je me rende compte que à chacun le sien.
Ne vous découragez pas, le wellness est tendance, mais il faut bien être entraîné pour en jouir pleinement.
V. vA

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Dimanche 9 juillet 2006
 

Fièvre de la Coupe du Monde ?

A chaque période de Coupe du Monde la même question est ressassée : Pourquoi tant de passion pour le football ? Pourquoi parle-t-on de fièvre de la Coupe du Monde ? Les justifications des passionnés partent dans tous les sens. Cependant voici pour vous la description de la joie que peut procurer le football à un membre bouillonnant de l’équipe de rédaction de Larticle.ch.
Mathieu Maridor

Le foot, la joie du peuple

Fièvre du Mondial, folie, fanatisme, prostitution, hooliganisme, néonazisme, tricherie, argent … Voici quelques expressions négatives qui malheureusement reviennent souvent, et à juste titre, lors que l’on évoque le terme football actuel. Il faut se rendre compte que le football est devenu bien plus qu’un sport. Il est dorénavant un véritable fait de société. La sociologie du sport s’y intéresse particulièrement pour son rôle identitaire ainsi que pour le nationalisme qu’il draine. Comprenez le terme nationalisme comme amour de la patrie, comme sentiment d’appartenance à un pays et non pas péjorativement comme on aurait (trop) tendance à le faire.

Le fait de s’identifier à une équipe pousse le supporter à porter maillot, écharpe, drapeau et à l’encourager et indirectement à s’encourager lui-même car son équipe, c’est lui aussi. Le sentiment d’appartenance, poussé à l’extrême devient dangereux et entre en opposition avec le message pacifique que veut propager le football.

Passons à l’essentiel ! Pourquoi le football est-il beau ? Comment expliquer la joie qu’il procure ? Voici une réponse, certes peu objective, mais qui vous aidera à comprendre les fanatiques.

Le foot, c’est une école de vie ;
Une équipe unie dans la joie comme dans les moments difficiles ;
Partager des rires et des efforts à l’entraînement comme au match avec des personnes venant d’un milieu social totalement autre ;
Se mettre au service de l’équipe, même si l’on est fatigué ou blessé
Hurler de joie lorsqu’on marque un but et se remettre en question lorsqu’on en reçoit un ;
Réussir, en tant que défenseur, à prendre la balle à l’adversaire et faire ensuite une bonne passe ;
C’est un sport où les pays pauvres ont autant de chances que les pays riches ;
Le sport le plus populaire ambassadeur d’un message de paix et d’entente entre les peuples ;
Plus de 80'000 personnes qui scandent le nom de Liverpool quand cette équipe perd 3 à 0 face au Milan AC et qui finit par gagner la Ligue des Champions ;
Connaître les schémas tactiques pour mieux apprécier le jeu ;
C’est des copains et copines qui se retrouve au stade pour discuter, se défouler en chantant pour son équipe favorite ;
C’est boire un verre avec des supporters adverses et ainsi créer des liens ;
Décorer sa maison aux couleurs de son équipe nationale pour mettre de la couleur dans le quartier ;
Découvrir des cultures et déguster les spécialités culinaires des adversaires ;
Avoir le plaisir et l’honneur de porter un maillot avec le nom de son joueur préféré dans le dos ;
Applaudir les beaux gestes de ses adversaires ;
Donner la main à adversaire se retrouvant au sol ;
La joie d’un enfant qui collectionne les vignettes Panini et qui rêve de devenir à son tour un joueur célèbre ;
Jouer avec ses amis, inviter des inconnus à la partie et partager les grillades après celle-ci ;
La joie de se lever pour une ola dans un stade comble…

Vous l’aurez compris, le football peut être splendide s’il est vécu dans un esprit de paix, d’humour et de philanthropie. Un esprit qui ne demande qu’à devenir universel, un esprit qui élève l’humanité ne serait-ce que pour un court laps de temps, que le temps de la Coupe du Monde. Notamment en ayant une perception telle du football, on peut parler de beauté de celui-ci. On est alors bien loin d’être fous, malades etc. Cependant, évitons le prosélytisme. On a le droit de ne pas aimer le football !
M. M.

 

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Dimanche 25 juin 2006


Le coaching: dernier gadget de notre société ou solution?

Le coaching est une prestation à laquelle les gens ont de plus en plus recours. Rencontre avec deux coachs, Denis Jaccard et Raymond Gafner, aux spécialités différentes mais qui se rejoignent dans leurs aspirations.
Photos : Raymond Gafner

 
A l’écoute de ceux qui en ont besoin

Alors que les médias nous présentent la plupart du temps la délinquance juvénile comme un fléau incontrôlable, la réalité exposée par Monique Maillard, éducatrice de rue à Yverdon-les-Bains, est bien différente. Rencontre
Photo : Didier Nieto
 

 
Le mariage

Qu’est-ce que c’est le mariage? Chacun a sa définition. Certains choisissent de se lancer alors que d’autres préfèrent s’abstenir. Quoiqu’il en soit, le mariage n’est pas une mince affaire. Pour nous éclairer un peu plus, voici l’interview de Nadine qui se marie en juillet prochain.
Photo : Virginie Burion
 

 
SIAMS rencontre des microtechniques

Le SIAMS est le rende-vous incontournable pour tous les professionnels du monde de la machine-outil. Cette année l’expo bat son plein avec 533 exposants. Et plusieurs ont attendu le rendez-vous prévôtois pour présenter leurs nouveautés mondiales.
Photos : Viviana von Allmen
 

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Dimanche 25 juin 2006


La réalité médiatique de la société

A en croire les journaux, notre société va mal. Selon certains quotidiens, elle irait même très mal ! Vraiment ? Il n’y a en tout cas pas beaucoup de bonnes nouvelles dans les journaux. Et quand il y en a, elles ne prennent pas beaucoup de place. Remarquez, il n’y a rien de bien surprenant là-dedans. Quel lecteur voudrait que son quotidien regorge de jolies petites histoires mêlant bonheur et amour ? Aimer lire des affaires sordides, si possible très violentes, ça fait malheureusement partie de la nature humaine. On ne peut donc pas reprocher aux médias de relater les faits divers macabres avec une touche de voyeurisme malsain, car en fin de compte, ils ne font que répondre à la demande de leurs consommateurs. Et puis de toute façon, ce n’est pas en jouant les voyeurs que les journaux nous donnent l’impression que notre société va mal. Non, il y a quelque chose de plus dérangeant selon moi : à l’heure actuelle, il existe une tendance qui veut que la plupart des événements sinistres soient inscrits dans une conception alarmiste de notre société. Ainsi, chaque acte de violence ou de vandalisme est aussitôt interprété comme une nouvelle étape dans l’irréversible décadence sociale. La responsabilité de ces actes n’est d’ailleurs plus vraiment attribuée aux coupables, mais plutôt au Malaise Social, que personne n’a encore vraiment réussi à identifier, mais que les médias ne cessent d’amplifier et dont ils se servent abondamment pour justifier tous les maux. Cette manière de traiter l’information tend forcément à une dévalorisation de notre société et engendre un climat d’angoisse, voire de paranoïa, au sein de la population. Le phénomène touche même les catastrophes naturelles : prenez le terrible tsunami qui a ravagé une partie de l’Asie en décembre 2004 ; et bien certaines personnes n’ont pas hésité à faire de la société moderne la responsable de cette tragédie, mettant en cause le mauvais traitement qu’elle inflige quotidiennement à la planète. Les conséquences de tels procédés sont multiples, bien que rien ne prouve concrètement le lien de cause à effet : peur, xénophobie, victoires politiques de l’extrême droite,...
Oui, il y a beaucoup de choses horribles qui se passent dans le monde et c’est le devoir des journalistes d’en rendre compte. Mais dans la recherche de la vérité, il devrait y avoir un souci permanent de ne pas embraser l’opinion publique avec des étincelles, dont l’impact médiatique n’est pas toujours proportionnel à la réalité.

Didier Nieto

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Dimanche 25 juin 2006


Le coaching: dernier gadget de notre société ou solution?

Les sociétés sont faites de modes et d'habitudes allant et venant au gré des époques et des besoins. Aujourd'hui, la tendance est à l'offre d'un maximum de services liés à toutes sortes d'exigences physiques, psychiques, spirituelles, ou encore émotionnelles. Le coaching est une prestation auxquels les gens ont de plus en plus recours. Rencontre avec deux coachs, Denis Jaccard et Raymond Gafner, aux spécialités différentes mais qui se rejoignent dans leurs aspirations.
Deborah Sohlbank

Vivre. Vivre en société. Qu'est-ce que une "société"? Voici la définition donnée par un dictionnaire classique: "Ensemble des individus entre lesquels existent des rapports durables et organisés, le plus souvent établis en institutions et garantis par des sanctions; milieu humain par rapport aux individus, ensemble des forces du milieu agissant sur les individus". Il ressort une idée de collectivité, tout comme celle d'individu, de personne. Comment permettre à l'un d'exister sans pour autant être étouffé par l'autre? Cela n'est pas toujours facile. Nous vivons une époque paradoxale: notre société aisée qui peut se targuer de pouvoir combler tous les besoins et envies possibles est en même temps très exigeante avec l'individu. On lui demande son temps, son énergie, son efficacité maximale. De nombreuses pressions existent autour de nos performances physiques, professionnelles et relationnelles. Fonctionnement d'une société, répercussions directes sur l'individu. Coexistence de beau et de bobos.

Le coaching, un service payant pour par exemple "apprendre à être heureux" ou à "gérer le stress", ne serait-il pas le fruit direct de cette situation paradoxale?  Peut-être. Mais les besoins sont là. Et si un coaching "intelligent", loin de l'idée d'un mentor dont on ne saurait se passer, était une solution intéressante, pour qui ne ressent pas le besoin de passer par un psychologue?

Jeudi 18 mai, 20 heures. Denis Jaccard donne une conférence à Neuchâtel intitulée: "Surmonter les émotions bloquantes". La salle est pleine, beaucoup d'auditeurs semblent être des habitués: on se reconnaît, on discute. Le conférencier, l'air engageant, souriant et visiblement très sympathique à l'auditoire s'est donné pour but ce soir la transmission d'une technique simple et applicable par n'importe qui pour se libérer d'une émotion ou d'une douleur physique trop envahissante. En plus des conférences gratuites qu'il donne une fois par mois, Denis Jaccard est  hypnothérapeute et coach de vie depuis trois ans. Insatisfait en tant que formateur en informatique, il entame  alors une formation de trois ans qui lui permet aujourd'hui de proposer son aide aux personnes cherchant à transformer leur problème en solutions. Très vite, il s'éloigne de l'acception communément reçue autour du coaching. " Je me suis rendu compte que  la seule idée "d'optimisation maximale" n'était pas possible dans une démarche de travail personnel. Je vois mon travail comme un accompagnement visant à aider une personne à se reconnecter à ses ressources. L'aspect "développement des performances", "faire toujours plus et mieux" peut porter préjudice, car finalement, dans cette optique, plus les gens en font, moins bien ils se portent. J'ai donc fait certains virages et ai amené une dimension thérapeutique à mon travail." Ce complément thérapeutique a la particularité d'être éloigné de la conception freudienne de la thérapie dont l'Europe est profondément marquée: il existe des thérapies brèves constituées de nombreuses techniques développées aux Etats-Unis (entre autres: l'auto-hypnose, la PNL , l'EFT , l'EMDR ) pouvant agir très rapidement sur le patient sans pour autant passer par une phase pénible de retour sur un passé traumatisant. Il traite divers maux: problèmes de couple, manque de confiance, troubles alimentaire, allergies, dépendances ou douleurs chroniques. " Si les gens ont recours à de tels services, dit-il de sa voix grave, c'est peut-être parce qu'aujourd'hui, notre société laisse trop de place à l'"avoir" et au "faire" et ceci au dépens de l'"être". Nous avons perdu la capacité d'écouter les autres et soi-même".

Raymond Gafner revient d'une séance de travail en groupe lorsque nous nous rencontrons. Il pratique depuis presque dix ans le coaching à travers la formation d'adultes et l'accompagnement de groupes de travail en situation de changement, et voit cette activité comme un "ensemble de pratiques visant à libérer le potentiel individuel et collectif". "A la base, je suis chimiste. Lorsque j'ai participé à une formation sur la conduite de groupes devant gérer des projets, j'ai été interpellé par l'importance des dynamiques de groupe: elles ont un rôle clef dans n'importe quelle situation. Je me suis découvert des compétences que j'ai voulu développer.". Dans ce travail sur le potentiel humain résident les trois piliers du coaching: le développement de la conscience de soi, l'estime et la confiance en soi, ainsi que les responsabilités que chacun a dans une fonction. "Souvent, les groupes m'appellent lorsqu'ils s'aperçoivent qu'ils n'arrivent pas à leurs objectifs. Prenons le monde de la recherche scientifique: chaque individu arrive avec sa spécialité et un discours qui va avec. Comment établir un dialogue, se comprendre pour arriver à un but commun? Le coach, peut être un médiateur en cas de conflit.". Outre les groupes, il arrive à Raymond Gafner de pratiquer du coaching individuel,  toujours lié au monde (complexe) professionnel: " Les exigences envers un employé sont nombreuses. La liberté d'expression est limitée, les règles d'entreprise très strictes. Et pourtant, pour son bien-être personnel et professionnel, un individu doit sentir qu'il a une marge de manœuvre, des responsabilités et une reconnaissance. Il a besoin d'espace.". Il arrive au coach et à son client  de devoir travailler sur les croyances et valeurs que ce dernier a pu développer selon ses expériences. Certaines de ces croyances deviennent limitantes et il s'agira d'aller outre ces limites. " C'est là que le coach se différencie clairement du thérapeute: alors que ce dernier aura un regard et une approche analytiques, le coach travaillera par mise en situation: on ne se penche pas sur le passé, on cherche ce que l'on peut instaurer dans le présent. Je ne pénètre pas dans la vie d'un client, car je n'ai pas besoin de disséquer son passé pour mener mon travail à bien."

Si les deux coachs ont des champs d'action différents, tous deux ont un but commun: aider les gens à se sortir d'états et de situations paralysantes de manière autonome et efficace. L'efficacité: une des grandes valeurs de notre société contemporaine. Si nous nous inspirions du marathonien qui avant de se préoccuper du 42ème  kilomètre songe au suivant? Peut-être commencerions-nous à comprendre là où l'efficacité fait des ravages et là où elle nous est bénéfique.  
D.S.

Pour plus d'informatio:  www.denisjaccard.ch ou www.meta-for.ch


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Dimanche 25 juin 2006


A l’écoute de ceux qui en ont besoin

Alors que les médias nous présentent la plupart du temps la délinquance juvénile comme un fléau incontrôlable, la réalité exposée par Monique Maillard, éducatrice de rue à Yverdon-les-Bains, est bien différente. Rencontre avec une personne qui représente souvent une aide précieuse pour les jeunes et les familles en difficulté.
Didier Nieto

Assistante sociale de formation, Monique Maillard, 46 ans, est éducatrice de rue à Yverdon-les-Bains depuis un peu plus de trois ans. Employée par la commune, elle travaille à 50% en alternance avec son collègue, Vincent Artison. Depuis qu’ils sont entrés en fonction dans la cité du Nord Vaudois, Monique Maillard et son collègue ont surtout mis en avant un travail autour de l’éducation à la paix plutôt que de lutte contre la violence. Au bout de trois ans, ce travail commence à porter ces fruits.
Les deux éducateurs de rue sont en outre membres du groupe « Hors-murs ». Constitué d’une trentaine de travailleurs sociaux, cette association a publié il y a quelques mois une Charte qui expose les principes et les objectifs de leur profession, et qui a également pour but de mieux faire connaître le métier d’éducateur de rue, ce dernier restant souvent dans l’ombre de ceux qu’il cherche à aider.

Monique Maillard, en quoi consiste l’activité d’une éducatrice de rue ?
Notre travail consiste en un accompagnement individuel ou une activité de médiation. Nous sommes à disposition des jeunes et des jeunes adultes, mais également des familles et des petits enfants. Nous nous promenons dans la rue ou nous faisons des permanences dans certains quartiers. Les jeunes savent qui nous sommes et savent qu’ils ont la possibilité de venir vers nous s’ils ont un problème. Ils peuvent par exemple avoir besoin d’aide pour écrire une lettre ou avoir envie d’être accompagnés pour se présenter au tribunal. Ils nous contactent aussi par téléphone, dont le numéro est publié dans le journal.
Nous participons aussi à des actions communautaires comme des repas d’associations par exemple, et nous avons un local qui est ouvert une fois part semaine et qui sert de carrefour de solidarité au sein d’un quartier.

Quel rôle pensez-vous jouer dans la résolution des problèmes liés à la délinquance juvénile ?
Je pense que nous y participons dans la mesure où nous sommes en lien direct avec les jeunes. Ils nous identifient comme des personnes pouvant les aider, et pas comme des personnes ayant un rôle sécuritaire. Les jeunes sont sensibles à notre discours parce que notre attitude par rapport à eux est claire. En cas de conflit, nous n’allons toutefois pas jouer le rôle des copains. Nous nous plaçons plutôt dans la situation en tant qu’adulte. Nous essayons d’être un appui pour le jeune en difficulté, sur lequel il peut s’appuyer et essayer de rebondir.

Que pensez-vous de l’attitude des médias dans leur façon de parler de a délinquance juvénile ?
Le rôle des médias est de donner des informations. Mais j’ai tendance à penser, qu’à un moment donné, ils font de la désinformation. Dans le cas d’Yverdon par exemple, ils cultivent notre héritage du passé. Il y a cinq ou six ans, quelques jeunes ont commis des actes violents. Les jeunes d’Yverdon ont alors été pris pour des surpuissants à cause de cela. Et cette image est restée. En racontant qu’ils étaient encore pires que dans certaines banlieues, les médias leur ont donné une mauvaise image. Alors bien sûr, les jeunes ont adopté cette attitude de durs présentée par la presse. Ils pensaient avoir quelque chose à prouver.
Avec mon collègue, nous essayons le plus possible de véhiculer une image positive d’Yverdon, de faire en sorte que les médias cessent d’alimenter cet héritage du passé. Il se passe beaucoup de choses très chouettes à Yverdon. Beaucoup de jeunes se prennent en main et ont des projets. Il n’y a pas que des bagarreurs. Les monstruosités qu’on voit dans les médias sont souvent des cas isolés.

Est-ce que les émeutes qui ont eu lieu en France l’année passée ont eu des répercussions sur le comportement des jeunes d’Yverdon ?
Très peu. On se demandait d’ailleurs si ça allait être le cas. Nous en avons parlé avec eux. Et c’est aussi eux qui venaient vers nous pour en discuter. Ces événements ont donc plus servi de levier de discussion.

Que répondez-vous aux personnes qui en ont marre que l’on cherche des excuses aux jeunes qui font des bêtises ?
Si un jeune fait une bêtise c’est parce qu’il a quelque chose à dire. Il veut se faire remarquer. C’est un trop plein qui sort. On touche ici à la limite entre le cadre et l’autorité. Actuellement il y a une perte de ces valeurs. Les jeunes qui viennent vers nous nous demandent d’être encadrés. Leur appel au secours correspond à leur besoin d’avoir un sens à leur vie, même s’ils ne le formulent pas de cette manière. Je trouve que les adultes censés être encadrants ne font plus leur job.

La justice envers les jeunes délinquants est-elle trop clémente à votre sens ?
Je pense que l’appareil judiciaire concernant les jeunes doit être revu et devenir plus sévère. Jusqu’il n’y a pas très longtemps, il était impossible pour un mineur d’être enfermé plus de onze mois. Et ça, les jeunes d’aujourd’hui le savent, ils connaissent leurs droits. Cette durée va prochainement passer à quatre ans. Et je pense que cela va changer beaucoup de choses.
Il faut aussi que les procédures judiciaires soient plus rapides. Un jeune qui fait une bêtise aujourd’hui ne sera pas jugé avant fin 2007. Ça lui laisse pas mal de temps pour faire d’autres bêtises. Je connais des jeunes qui ont jusqu’à 28 chefs d’accusation. Selon moi, il ne devrait pas y avoir plus de quatre à six mois entre le moment du délit et la sentence. Attendre deux ans, ça n’a pas de sens.

Les jeunes que vous rencontrez ont-ils une attitude différente du fait que vous soyez une femme ?
Ça fait 25 ans que je suis travailleuse sociale. J’ai l’avantage, par rapport à mes collègues qui commencent ce travail, d’avoir une image neutre, du fait que j’arrive sur l’âge. Je ne mets pas les jeunes en péril : je ne suis pas en concurrence avec les filles,  et je ne suis pas une « meuf » pour les garçons ! Et je ne suis non plus pas leur maman, ni leur grand-mère ! Même si en tant que femme, je possède une côté maternel et protecteur qui rassure certains jeunes. Cette position me donne une grande liberté. Je côtoie autant de filles que de garçons, alors que mon collègue travaille plus avec des garçons. La plupart de mes collègues sont des hommes, alors je souhaiterais qu’il y ait plus de présence féminine dans le milieu de l’éducation de rue.


Didier Nieto

Contact : monique.maillard@yverdon-les-bains.ch  ou 079 793 31 79 
vincent.artison@yverdon-les-bains.ch  ou  079 347 34 61

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Dimanche 25 juin 2006


Le mariage

Le mariage, qu’est-ce que c’est ? Chacun a sa définition. Certains choisissent de se lancer alors que d’autres préfèrent s’abstenir. Il peut être une belle aventure et durer jusqu’à la fin de la vie ou peut être le résultat d’un mauvais choix et se finit par un divorce. Quoiqu’il en soit, le mariage n’est pas une mince affaire. Pour nous éclairer un peu plus, voici l’interview de Nadine qui se marie en juillet prochain.
 
Que représente le mariage pour toi ?
C’est l’union de deux personnes qui s’aiment. C’est un engagement qui représente la fidélité et l’amour surtout.
Tu as 23 ans, pourquoi as-tu décidé de te marier ?
Parce qu’il [son fiancé] me l’a demandé et parce que ça ne me fait pas peur. De toute façon, il faut bien se lancer dans la vie donc que ce soit à 23 ans ou plus tard, ça ne change rien. Ce qui compte, c’est d’être sûr de ses sentiments.
Le jour de ton mariage, à côté de quelles traditions ne veux-tu pas passer ?
Alors, la jarretière, qu’on doit enlever avec les dents, la robe blanche et puis ce qui est neuf, emprunté et bleu. Et puis l’église. Ah oui, et encore le fait de ne pas voir le futur marié le jour avant (le mariage). Et qu’on ne se voit qu’au moment où je rentre dans l’église.
Et pourquoi toutes ces traditions ?
Tout simplement parce que je trouve que ça fait partie d’un tout et que ces traditions sont chouettes. Et je ne sais pas… j’ai envie de faire la totale et ça fait partie de la totale.
Que représentent-elles pour toi ?
Elles représentent tout le mariage, en fait. C’est la fête complète. J’ai voulu faire le vrai mariage, le grand mariage de princesse comme dans les traditions. Certaines d’entre elles ont été bousculées parce que j’aime bien choquer. Par exemple, je n’entrerai pas (dans l’église) sur la marche nuptiale, ce qui est quand même une tradition assez ancrée. Mais ça c’est un choix personnel. Il y a des traditions que j’ai voulu respecter et d’autres pas, pour choquer un petit peu car c’est notre personnalité.
Ne crois-tu pas qu’on puisse s’aimer sans se marier ?
Si. Je connais des personnes qui sont ensemble depuis passé 10 ans et qui n’ont toujours pas franchi le cap du mariage et qui s’aiment tout autant que des personnes mariées. Je pense qu’on peut tout à fait ne pas se marier et s’aimer tout aussi fort. C’est juste une question d’envie et de ce que recherche le couple. S’ils sont bien comme ça et ils n’ont pas envie de sauter le pas, tant mieux. Mais moi j’avais envie de faire la grande fête, alors voilà. (Sourire)
Selon toi, le mariage rend-t-il l’amour plus fort ?
Non. Je ne pense pas plus fort car, justement, on peut très bien s’aimer aussi fougueusement sans se marier que quelqu’un qui est marié. Donc je ne pense pas que ça le rende plus fort. C’est juste une preuve d’amour en fait, vis-à-vis de l’autre. Mais une preuve d’amour comme on peut en faire d’autres quand on ne se marie pas. Pour moi, c’était plutôt une preuve d’amour que je lui rendais.
Le mariage représente-t-il pour toi une certaine forme de sécurité ?
Je dirais plutôt stabilité que sécurité. Parce que c’est vrai qu’après, t’as les choses à plat. C’est quand même une vie où tu ne peux plus faire n’importe quoi vu que t’es à deux. Mais sécurité je ne pense pas car tu ne peux jamais être sûr que tout va bien se passer. Donc sécurité, non.
Ça te fait quoi quand tu penses que 50% des mariages finissent par un divorce ?
Alors ça me fait ni chaud ni froid. Parce que je connais plein de divorces autour de moi mais si on ne se lance jamais dans la vie parce qu’on se dit que ça va finir par un divorce, on fait jamais rien. Donc autant essayer et si dans quelques années on doit divorcer, on divorcera mais je serai contente d’avoir passé le cap du mariage avec lui.
Que peut-on te souhaiter pour ton mariage, aussi bien pour le jour même que pour dans ta nouvelle vie à deux ?
Alors, pas de scandale familial et plein de bonheur. (Rires)

Virginie Burion



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