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A propos de nous

L'ARTICLE.CH est une publication mensuelle traitant de sujets d'actualité suisses, selon différentes rubriques.
« La Une » aborde chaque mois un sujet central choisi dans l’actualité. 
Les rubriques adjacentes couvrent la culture, la société, l’économie et le sport.
Le média Internet se révèle comme particulièrement intéressant en tant que support flexible et facile d’accès.

Créé en décembre 2004 par un petit groupe d'étudiants en journalisme et communication à l'Université de Neuchâtel, ce projet permet aux étudiants journalistes de s'exercer sur le terrain, de récolter des expériences et leur fournit une plateforme de publication.

 
Extrait des statuts de l’Association du magazine sur Internet « larticle.ch »

Article 3

L’Association a pour buts

• D’offrir des espaces rédactionnels interactifs répondant aux besoins de répandre l’information et la culture, ainsi que de divertir et d’éduquer.

• De créer, développer et gérer un site Internet ouvert à la formation et à la pratique de futurs journalistes

L’association vise essentiellement à :

a) encourager le dialogue interculturel entre les différentes communautés et promouvoir  le développement culturel et professionnel de ses membres ;

b) offrir à la population une information libre et indépendante ;

c) favoriser les échanges interculturels et promouvoir la liberté d’expression ;

d) défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales ;

e) encourager la solidarité, la cohésion sociale et le développement de la vie culturelle, artistique et associative ;

f) offrir à ses membres des formations dans les domaines des médias et des nouvelles technologies de la communication et de l’information


Editeur responsable et présidente:
Viviana von Allmen
Vice-président :
Steve Remesch
Caissier :
Willy von Allmen
Secrétaire :
Mathieu Maridor
Porte-paroles :
Céline Rochat
Deborah Sohlbank
Didier Nieto

 

 

 

 

 

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Dimanche 25 juin 2006

SIAMS rencontre des microtechniques

Le SIAMS est le rende-vous incontournable pour tous les professionnels du monde de la machine-outil. Cette année l’expo bat son plein avec 533 exposants. Et plusieurs ont attendu le rendez-vous prévôtois pour présenter leurs nouveautés mondiales.
Viviana von Allmen

Le 10e Siams a ouvert ses portes à Moutier en présence du conseiller fédéral Joseph Deiss.
Un honneur que les organisateurs de la manifestation ont bien apprécié. Un pressage de bonne augure après le passage de Jean-Pascal Delamuraz et d’Adolf Ogi aux éditions précédentes au cours de vingt ans d’inlassable continuité.

En se promenant dans 8'400 m2 aménagés sous les traditionnelles tentes, nous trouvons des entreprises qui offrent une large palette de produits de haute précision dans deux catégories  bien distinctes : les biens d’investissement et les produits du savoir-faire. Pour cette édition plusieurs entreprises ont attendu le rendez-vous pour présenter des nouveautés mondiales.
L’endroit habituel qui abrite le Siams à Moutier a été transformé en un véritable village de la microtechnique. La patinoire, la halle de sport, des parkings, des courts de tennis et des champs forment le parc d’exposition et deviennent ainsi homogènes.
En cette année le Siams ne ressemble pas à la foire que l’on connaissait. Avec les 140 nouveaux exposants l’organisation se situe à la limite de la capacité supérieure tolérable.

Du côté des entreprises l’ambiance est détendue, des chefs qui côtoient leurs collaborateurs et prennent aussi le temps de recevoir de jeunes ingénieurs à la recherche d’un emploi, une première dans le cadre de cette manifestation.
Dans le domaine économique les témoignages des différents chefs de ventes confirment que les affaires ont le vent en poupe tant sur le marché suisse qu'à l'étranger. Le seul bémol de cette expo c’est le stand de la Boillat qui abrite des employés qui arborent une pancarte avec l’inscription « Licencié ».

Durant ce cinq jours entre la haute technologie et des produits du terroir, ils étaient 16000 les visiteurs professionnels et autres qui ont eut le privilège de voir pour la dernière fois dans un ambiance bucolique.
Le prochain salon aura pourtant bien lieu dans une halle en dur.
V.vA

Photos: V.vA

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Samedi 20 mai 2006


La stigmatisation médiatique des quartiers populaires

Les émeutes du mois de novembre 2005 à Paris ont été abondamment passées en image et ceci dans le monde entier. Les effets de cette médiatisation provoqua un véritable questionnement déontologique de la pratique du journalisme…
Photo :ldd
Analyse

 
Plus c’est long… board…

Le skateboard est à nouveau très tendance. Appelé longboard, il a changé d’aspect en adaptant une silhouette plus fine et plus longue. Il n’est plus limité aux acrobaties des rampes et skate parcs, mais devient un moyen de transport élégant et sportif.
Photo : Steve Remesch
 

 
Passion du voyage, l’Angleterre

Une semaine à Londres mais, une fois n’est pas coutume, avec le voyage en voiture et ferry au lieu de l’avion. Puis récit de quelques endroits à visiter à Londres mais aussi à l’extérieur, car on y est allé en voiture, alors autant en profiter…
Photo : Virginie Burion
 

 
L'Ohio, fiction et réalité

Impressions d’un séjour de trois semaines à Bowling Green, Ohio. La vie dans le campus de l’Université et en dehors de ses enceintes le contraste. Le résumé du quotidien de la réalité américaine.
Photo : Deborah Sohlbank
 

 
Animai à Vevey.

Animai est un festival gratuit qui a lieu chaque année à Vevey. Cette année il aura lieu du 12 au 21 mai au jardin du rivage. Animations pour les enfants en journée ou concerts gratuits en soirée pour les plus grands, chacun y trouvera son compte. A ne pas manquer !
Photo : ldd
 

 
V for Vendetta

Alors qu’on ne cesse de rappeler la fragilité des fondements sur lesquels reposent les démocraties actuelles, « V pour Vendetta » vient illustrer d’une très jolie manière ce à quoi pourrait ressembler une société totalitaire.
Photo : ldd
 

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Samedi 20 mai 2006

Nos chers impôts

Viviana von Allmen
Payer les impôts, je veux bien, la relation à l'impôt est une bonne mesure du civisme, mais je ne suis pas d’accord avec la manière dont ils sont distribués.
Beaucoup de contribuables indépendants font illégalement de la soustraction parce que le système fiscal est compliqué, opaque, les déductions trop nombreuses. Le système fiscal engendre des inégalités et permet innombrables occasions d'éluder l'impôt. Par exemple, il est possible de jouer sur la déduction des intérêts hypothécaires, les exonérations pour le troisième pilier, le financement d'un immeuble par une assurance vie. Les caisses de pension des cadres offrent des combinaisons qui permettent d'épargner des montants non soumis à l'impôt sur le revenu, puis de récupérer ce capital en ne payant qu'un impôt réduit et je m’en passe.
Mais alors, quoi faire ? Réduire drastiquement les déductions autorisées ? Mettre tous les cantons et toutes les régions du pays au même barème fiscal ? Non, ils en trouveraient d’autres moyens pour évader le fisc ou alors notre pays serait condamné à la fuite d’une grand partie des entrepreneurs, ci chers à notre économie.
Notre assurance : c’est le salarié qui doit obligatoirement présenter un certificat de salaire et payera inéluctablement le pourcentage qui correspond.
Le mal : c’est la distribution de nos impôts.
Le calcul est simple : la Suisse n’a pas de ressources naturelles, notre économie se base sur le savoir d’où découle la fabrication de tout produit à valeur ajoutée une des plus grand fonte de revenu national.
De cette équation on devait en déduire que la formation est un bien central et une tâche centrale de notre société. Faut-il argumenter quoi que ce soit d’autre pour dire que des investissement massifs dans les différents domaines du système national de la formation sont indispensables ?
Pour que la Suisse puisse répondre aux grandes questions qui se posent actuellement et se poseront dans le futur la mise doit se concentre sur le matière grise.
L'impôt sur le revenu des personnes physiques est l’un de plus important prélevé par la Confédération. Il serait approprié faire parvenir des recettes supplémentaires de cet impôt à la formation puisque le niveau de celle-ci influence de façon décisive sur la richesse d'un pays.
Nos écoles ne peuvent plus assurer un plus grand nombre d'étudiant•e•s avec la même somme d'argent. Il en faudrait un accroissement significatif du nombre d'enseignant•e•s pour combler la demande des nouveaux étudiants dans les sciences humaines et sociales entre autres.
De cette manière, aussi les étudiant•e•s universitaires de plus de 21 ans seront auront meilleure conscience en payant leur AVS.



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Samedi 20 mai 2006

La stigmatisation médiatique des quartiers populaires

Les émeutes du mois de novembre 2005 à Paris ont été abondamment passées en image et ceci dans le monde entier. Les effets de la médiatisation des quartiers dits sensibles, où l’information se voulait avant tout sensationnelle provoqua un véritable questionnement déontologique de la pratique du journalisme. Quelle est la limite à ne pas franchir afin de ne pas privilégier le spectaculaire à la réalité ordinaire et quotidienne ? Nous pouvons nous interroger si les banlieues et leur population ne sont pas stigmatisées ou « ghettoisées »  par les médias comme l’enfer des villes.

Rien n’a changé depuis 15 ans
Selon Patrick Champagne , les choses n’ont pas évolué depuis quinze ans. En effet, de semblables émeutes s’étaient produites en 1990 à Vaulx-en-Velin (banlieue de Lyon) à la suite d’un contrôle de police dans une banlieue. Les médias s’étaient alors rués sur l’événement peu scrupuleusement pour obtenir un scoop sensationnel. Ceux-ci reconnaissent avoir mal agi mais pensent tout de même avoir été utiles pour avoir rendu public le problème des banlieues. D’après l’auteur, les médias ne se sont pas rendus compte de l’effet de « l’ordre symbolique » qu’ils ont pu provoquer.

Un problème d’ordre symbolique
Les populations de ces banlieues, que ce soient celles de Vaulx-en-Velin en 1990 ou Clichy-sous-Bois en 2005 sont les victimes d’une image très négative de leurs cités. Elles sont stigmatisées par l’effet des médias. Le risque de l’effet sur l’opinion public est d’amalgamer les banlieues au berceau de la délinquance. La conséquence de cette médiatisation dégradante est, entre autres, l’augmentation de l’inactivité des jeunes des cités ou plus généralement un regain de discrimination sociale. L’utilisation du terme de « racaille » par Nicolas Sarkozy  a jeté de l’huile sur le feu. Pour se défendre, Monsieur Sarkozy a répondu ceci le 23 décembre, lors d’un interview avec des journalistes de Libération  (Thomas Lebegue, Dominique Simonnot et Patricia Tourancheau), sur son intervention à Argenteuil : « Quand j'arrive à Argenteuil, c'est une personne qui me dit depuis le premier étage, une personne maghrébine par ailleurs : «M. Sarkozy, débarrassez-nous de ces racailles, on n'en peut plus, on a peur.» Et je réponds : «Oui, madame, faites-moi confiance, on va vous débarrasser de ces racailles», visant les gens qui lançaient des tessons de bouteille et autres projectiles. Je ne vois rien qui soit si peu que ce soit antirépublicain dans ce que j'ai fait durant ces trois semaines de violences, ni durant mes trente ans de vie politique. ». Toujours d’après Nicolas Sarkozy, lors d’un interview de Denis Jeambar, journaliste à L’Express : « Qu'est-ce que vous me reprochez? D'appeler un voyou un voyou? »

Certains habitants n’osent pas dire qu’ils habitent en banlieue lors d’un entretien d’embauche. D’autres, plus politisés ou plus militants, d’insurgent contre les stéréotypes médiatiques. « Si vraiment la banlieue où j’habite était comme le disent les journaux, jamais je voudrais y habiter », « Ma famille ne veut pas venir me voir ici, ils croient que c’est un véritable coupe-gorge et qu’on se fait violer à tous les coins de rue ! », « Ces gens qui racontent que des conneries, j’appelle ça des journaleux. Qu’on les laisse dire ce qu’ils veulent, mais, à ce moment là, qu’on nous mette en face pour dire si on est d’accord ou non. On n’ira pas au niveau de la violence parce que je suis non violent et que je sais parler ».  Beaucoup d’articles de journaux français évoquent également le problème de l’Islam et des conséquences néfastes de la colonisation.

La responsabilité de l’État
Ce qu’on peut retirer de ces émeutes, c’est que les habitants de ces zones urbaines prioritaires ont dénoncé la responsabilité de l’État et de son insouciance face au problème du chômage, à la précarité et aux discriminations auxquelles ils sont soumis. Certains d’entre eux  se sont emparés de haine contre Nicolas Sarkozy et de ses propos polémiques. Ces éléments n’ont pas échappés à la presse, notamment Le Parisien qui tenta de « calmer le jeu » après les émeutes en lançant un sondage le 9 novembre dans lequel il évalue selon l’opinion des Français, la part de responsabilité du gouvernement et des banlieusards sur les émeutes. Après le temps des clivage vient celui de l’union entre gouvernement – médias – banlieusards. Ceci est à mettre au conditionnel, car ce sondage comporte l’opinion de personnes ne vivant les émeutes que par les médias, et des personnes directement concernées par les événements. Nous pouvons nous poser la question si un tel sondage d’opinion est vraiment pertinent ou si un sondage de sous-groupe (les habitants de Clichy-sous-Bois) ne serait pas plus judicieux

Les médias ne sont pas toujours aptes à relater objectivement des événements aussi socialement complexes, mais sont néanmoins le moyen le plus utile pour faire prendre conscience au peuple que des problèmes sociaux existent à l’intérieur des banlieues, et que ces problèmes sont des conséquences indirectes des lacunes de l’État. Les médias jouent un rôle démocratique certes important, mais le danger du journaliste recouvrant la crise des banlieues, est de se faire prendre au piège des stéréotypes, des clichés qui habitent les pensées de la majorité du peuple et les siennes et de conforter les opinions des consommateurs de médias ainsi que les siennes. Les conséquences peuvent en être terribles.

Mathieu Maridor



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Samedi 20 mai 2006


Quand ma fiction devient réalité

" Salut mon chou. Mon nom est Wendy et c'est moi qui vais te servir ce soir! Qu'est-ce que ce sera? Un double cheese? Tu sais que pour un dollar en plus tu peux avoir un supplément de frites? Coca? Ok! Super! Je serai de retour dans une minute!"  Etrange. Je ne sais quelle impression tirer de ce séjour de trois semaines à Bowling Green, Ohio. Du passage par la Pennsylvanie ou le Michigan. De l'Université de Bowling Green. De ce séjour dans le quotidien de la réalité américaine.

Des 30'000 habitants de cette ville construite "au coin champ de maïs" pour reprendre une expression locale, 20'000 sont étudiants à la "Bowling Green State University" (BGSU). Une petite université qui semble être un monde autosuffisant: on vous loge, on vous nourrit, on vous habille, on vous distrait. On en a pour son argent. Les étudiants défilent presque tous vêtus de vêtements couleur orange (la couleur de la BGSU) marqués de différents sigles liés à l'université. Dans les couloirs, une odeur de fritures omniprésente. Un bâtiment nommé le "Student Union" est mis à disposition des élèves: il contient divers restaurants, un bar, un café, deux magasins, des endroits pour travailler tranquillement, de nombreux fauteuils et divans, un coin télévision, une salle de jeux vidéo ou encore une salle d'informatique fermée uniquement de cinq à sept heures du matin afin que les employés puissent la nettoyer. Des  concours et activités sont organisés par les très nombreux clubs et associations. Le complexe sportif est gigantesque et on suit de près les performances de ses sportifs. Pourquoi les membres de la BGSU semblent-ils chercher à instaurer à tout prix un tel esprit de communauté au sein de l'université?

Est-ce pour compenser le fait qu'en dehors du campus, la vie n'est pas des plus exaltantes? Même si ce séjour a été trop court pour connaître réellement les lieux, je dois avouer que j'ai eu l'impression que cet endroit est rempli de vides. Cela s'explique d'abord topographiquement: les notion de l'espace et du relief sont totalement autres que celles que nous avons en Suisse. L'Ohio est immense et plat. Si plat que l'on perçoit le ciel différemment et que les couchers de soleil sont impressionnants.  Sans une voiture personnelle, on n'est rien, on ne va nulle part, pas même faire ses courses. Les moyens de transports publics sont quasi inexistants. Autour de la "Main Street", rue principale et petit centre historique (datant de 1846) où se trouvent principalement des restaurants et bars, sont répartis de  trop nombreux  gigantesques centres commerciaux ouverts presque 24 heures sur 24. C'est incroyable, tout est démesuré. Attention, nous entrons de plein pied dans le domaine de l'absurde. On y trouve tout, mais le plus difficile est de trouver des produits dans leur état "élémentaire". Afin de confectionner un gâteau aux pommes, je me suis mise en quête de pâte à gâteau et de pommes. Je n'ai eu aucun problème pour ces dernières. En ce qui concerne la pâte, c'est une autre histoire: impossible de la trouver séparément des pommes précuites ou congelées. Comme les américains aiment à penser que le terme "impossible" doit exister le moins possible, j'ai finalement trouvé ce que je cherchais, tout de même accompagné d'un petit sachet de poudre "goût apple pie"!  
Les producteurs et commerces veillent à ce que leurs clients produisent le moins d'effort possible. La nourriture est vendue préparée, précuite, pré coupée (la pomme découpée en quartiers sous plastique, ça existe!) et préemballée. A l'entrée du supermarché, un employé est là pour vous saluer, vous souhaiter la bienvenue, et vous amener un caddie. A la caisse, quelqu'un range vos courses thématiquement: impossible de mélanger le lait et le jambon. En sortant avec vos huit sacs, impossible de rendre le salut d'un signe de la main à l'employé souriant qui vous dit au revoir, bonne soirée et à bientôt.
Même en cherchant à remplir au mieux ces immenses territoires afin de rendre la vie pratique et facile, malgré cet enthousiasme poussé à l'extrême qu'affichent continuellement les américains, malgré tout, il manque quelque chose. De l'épaisseur, des vibrations. Enervements, dépit, ennui. L'impression au bout de quelques jours que les choses tournent de manière peu convaincante et creuse. Mais je voudrais terminer sur une note d'authenticité: une soirée au Howard's Club H. Un endroit enfumé où l'on peut venir écouter de la musique live quelques jours par semaine. Sur scène, un groupe de sexagénaires à la barbe et aux cheveux longs  jouent de "bon vieux morceaux de rock" aux sonorités country et enthousiasment leur public. Des hommes et des femmes au gabarit imposant. Ils ont les cheveux longs et gris, de vieux jeans, une bière à la main, une femme dans l'autre. Les brushing de celles-ci semblent les coiffer d'un casque, leurs jeans sont taille haute et les chemises à carreaux qu'elles portent ressemblent à celle de leur époux et jurent avec des fards trop criards pour celles qui sont maquillées. Tous semblent sortit d'un autre temps. Des cris et des refrains fusent de toute part. Dans le fond de la salle, quelques tables de billard, des joueurs et des observateurs.  A ce moment, le sentiment de voir une Amérique simple, franche, peu exigeante qui s'assume comme telle.

La réalité a-t-elle dépassé la fiction? Ou est-ce la fiction qui s'est avérée réalité? Toutes ces choses vues et vécues paraissaient paradoxalement  différentes et familières en même temps, simplement car si souvent vues à la télévision. C'est une étrange surprise que de se rendre compte que les gens s'appellent réellement Jason, Tracy ou Molly. De s'apercevoir qu'ils vivent vraiment dans ces maisons basses en bois ressemblant à des pavillons. Ou dans ces grandes maisons (toujours en bois) pourvues d'un porche. Qu'ils boivent leur café dans de très grands gobelets en carton, etc.
Trois semaines ne suffisent pas à déconstruire les préjugés et clichés que l'on a des endroits. Au contraire, ils se font remarquer très fortement tout au début, peut-être parce que nous les attendons inconsciemment. Mais ce séjour m'a tout de même permis de me rendre compte que tout n'est pas de l'ordre de la fiction, qu'il n'est donc pas toujours possible de se cacher derrière elle.
D.S

 


 

 

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Jeudi 4 mai 2006


Plus c’est long… board…

Le skateboard est à nouveau très tendance. Appelé longboard, il a changé d’aspect en adaptant une silhouette plus fine et plus longue. Il n’est plus limité aux acrobaties des rampes et skate parcs, mais devient un moyen de transport élégant et sportif. Néanmoins le longboard n’est pas une invention nouvelle. Il était juste passé aux oubliettes pendant 30 ans.

En effet, déjà à la fin des années 1960, les premiers skateboards à planche longue faisaient leur apparution sur les promenades de la côte californienne. En quelque sorte, c’était la deuxième génération du skateboard, qui s’inspirait d’avantage du surf. L’élégance du déplacement est souvent revendiquée par les pratiquants. Cette planche à roulettes, qui vit un renouveau en 2006, se diffère du skateboard traditionnel par la longueur de la planche qui fait entre 80 et 150 cm. La planche, constituée de carbone et de bois, est assez souple, ce qui rend le longboard facilement maniable. Les roulettes sont plus volumineuses et plus souples, pour accéder à une vitesse supérieure avec plus de stabilité. Des axes plus élastiques permettent de se pencher profondément dans les virages et même de faire du « carving », comme il est pratiqué avec un snowboard.

Le longboard le plus répandu en Suisse est la planche à slalom, qui est aussi appelée « cruiser board ». La stabilité de la tenue de route permet même aux  débutants de se lancer dans des courbes assez élégantes. Les mordus du snowboard peuvent ainsi se livrer à ces longs virages typiques pour la neige profonde. Le longboard est dirigé par déplacement du poids vers l’intérieur du virage. L’inclination de la planche provoque un changement de l’angle des axes et le longboard change de direction. En roulant en slalom, le longboard accélère pour parvenir à une vitesse concurrençant celle d’un vélo.

La vitesse est un élément majeur du « downhill », une compétition sur un parcours en descente où on frôle facilement les 90 km/h. Un des évènements majeurs du longboarding est le « Bukolik Free-Ride » qui se déroule depuis 2003 à Les-Avants-sur-Montreux (VD) en début du mois d‘août. Le parcours, long de 2500 mètres et avec une pente moyenne de 8 %, est réputé pour son aspect technique et pour son étroitesse. Parmi les nombreux virages, quatre sont particulièrement étroits. Il va de soi que la route est fermée et sécurisée. La combinaison de cuir et le port d’un casque intégral sont obligatoires. Pour ces descentes vertigineuses, les planches sont généralement plus raides et plus longues dotés de roulettes plus petites.

La Suisse est en Europe un des pays où le longboard est le plus pratiqué. Le bon état de nos routes et des promenades autours de nos lacs, est souvent évoqué pour avoir contribué à ce développement. Le retour de ces planches à roulettes semble être une histoire, qui ne vient que de commencer, car, depuis peu, plusieurs entreprises suisses développent et produisent des longboards.
S.R.

 


 



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Jeudi 4 mai 2006


Une semaine à Londres

C’est en août 2004 que je suis allée à Londres en voiture. Je m’y étais déjà rendue en avion mais là, c’était une autre aventure. Une de mes cousines habite la capitale anglaise et nous sommes allés la voir, son frère, son neveu, sa nièce, sa mère et moi.
Le samedi 14 août dans l’après-midi, nous sommes partis. Nous nous sommes arrêtés une fois pour faire le plein et une fois parce que la voiture de police derrière nous nous le demandait… En effet, nous avions roulé pendant presque une heure derrière un véhicule très lent et après s’en être libéré, mon cousin s’est défoulé en appuyant un peu trop fort sur l’accélérateur. Résultat : 90 euros d’amende. Nous avons ensuite continué notre chemin jusqu’à Saint-Omer, au Nord de la France, où nous avons passé la nuit. Le lendemain matin, nous nous sommes levés aux alentours de 6h00 et nous avons repris la route. À 8h00, nous montions sur la ferry pour traverser la manche et atteindre l’Angleterre. Nous avons profité d’y déjeuner et à 10h00, nous commencions à rouler sur le sol anglais. Ma cousine, son mari et leur fille avaient passé le week-end dans le sud et nous avions décidé de tous nous retrouver à Eastbourne, petite ville du genre Brighton. Vu qu’il était 12h15, nous avons profité pour manger les fameux fish & chips. Ensuite nous avons un peu marché sur les galets du bord de mer et avons rejoins nos voitures pour le dernier bout de route qui nous mènerait enfin à Londres. À 20h00, nous arrivions dans le quartier de Saint John’s Wood où habite ma cousine.
Lundi, vers 15h00 nous avons entrepris une promenade au bord du petit canal menant à Little Venice. C’est un charmant lieu, très calme, où se trouvent un tas de jolies péniches. Nous sommes montés sur celle qui menait à Camden Lock et nous avons pu profiter de voir Londres depuis un autre moyen de transport que le métro, le bus ou le taxi. Balade inédite, donc. Mardi, nous sommes allés en ville avec le métro. Nous nous sommes baladés et avons fait un peu de shopping. Oxford Street est LA rue commerçante de Londres. Les magasins s’étalent sur 2,5 km de chaque côté de la route, ce qui représente 5 km de boutiques et commerces en tout genre. Le soir, nous avons pris le bus pour aller manger dans un restaurant indien qu’un ami nous avait conseillé. C’était un régal ! Mercredi, après une bonne nuit de sommeil (parce que visiter une ville, ça fatigue !), nous avons pris la voiture pour aller à Stonehenge. Il s’agit du plus important site mégalithique anglais. Il est situé dans la campagne à environ 2 heures de route au sud de Londres. En le voyant, on est impressionné par la grosseur des pierres et leur assemblage. On se demande comment la mise en place s’est faite il y a quelques milliers d’années en arrière. Le jeudi, après la visite « historique » de la veille, nous sommes retournés en ville pour faire encore un peu de shopping et pour profiter de flâner dans les rues londoniennes par un après-midi beau et chaud. Vendredi, pour notre dernier jour en Angleterre, ma cousine et son mari avaient pris congé. Nous sommes tous allés nous promener au bord de la Tamise puis en ville où nous avons pris quelques rafraîchissements dans un pub typiquement anglais. Le soir, nous nous sommes rendu à Covent Garden. Là-bas, il y a beaucoup d’animation et c’est truffé des restaurants très sympas. Samedi, à 9h00, nous sommes repartis pour la Suisse. À 11h00 nous montions sur le ferry et arrivions à Calais à 13h00. Nous y avons mangé avant de reprendre la route jusqu’à Château-Thierry, village où est né Jean de La Fontaine en 1621. Là, nous avons passé la nuit et dimanche, en milieu d’après-midi, nous arrivions chez nous.
Même si le voyage par voie routière est plus long que par voie aérienne, il permet de voir beaucoup plus de paysages en Angleterre, en France mais aussi en Suisse. L’expérience du ferry est elle aussi plus originale que l’avion. Bref, si vous avez l’occasion d’aller à Londres et si vous avez une semaine de vacances à disposition, pourquoi ne pas y aller en voiture ?
V.B


 



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Mardi 2 mai 2006


Liberté ! Toujours !

V POUR VENDETTA (V FOR VENDETTA) – Alors qu’on ne cesse de rappeler la fragilité  des fondements sur lesquels reposent les démocraties actuelles, « V pour Vendetta » vient illustrer d’une très jolie manière ce à quoi pourrait ressembler une société totalitaire.

L’HISTOIRE : Londres, 2020. Suite à un mouvement de guerres civiles entamé aux Etats-Unis, la démocratie anglaise a été remplacée par un régime totalitaire. Se promenant un soir dans les rues londoniennes en dépit du couvre-feu imposé par le Gouvernement, la jeune Evey se fait interpeller par trois agents du Doigt, la gestapo locale. Mais un homme masqué, le mystérieux V, va la tirer d’affaire. Il lui annonce aussi son grand projet : faire tomber le Gouvernement dans une année, jour pour jour. La révolution est en marche...

« V pour Vendetta » est tiré d’une bédé éponyme d’Alan Moore, parue au début des années 80. Pour construire sa société totalitaire fictive, Moore s’était alors inspiré du gouvernement anglais de Mrs Thatcher. Cette époque étant désormais révolue, les scénaristes de « V pour Vendetta » (les frères Wachowski, à qui l’on doit la trilogie « Matrix ») ont déplacé l’histoire dans un futur proche, montrant ainsi que les dangers potentiels qui menacent nos démocraties n’appartiennent pas au passé. Et il faut bien l’avouer, à l’heure où bon nombre de nos libertés individuelles sont menacées, voire carrément violées, l’adaptation de la bédé de Moore avait une agréable odeur d’avertissement politiquement incorrect. Mais s’il ne s’avère finalement pas être le brûlot anarchique espéré (comme l’avait été, il y a quelques années, « Fight Club » de David Fincher), « V pour Vendetta » bénéficie d’une excellente distribution et d’une mise en scène habile, tout en faisant souffler un léger vent révolutionnaire évidemment sympathique.

On peut avant tout reconnaître à James McTeigue, qui signe ici son premier long-métrage, le mérite de n’avoir pas fait de l’oeuvre de Moore un pur produit holywoodien. Comprenez que, à la place de privilégier l’action, McTeigue a mis l’accent sur le personnage de V et sur la relation qu’il entretient avec Evey. Les scènes qui réunissent la jeune femme et l’homme masqué sont d’ailleurs les plus réussies. Le spectateur peut aisément s’identifier à Evey puisque, tout comme elle, il se retrouve face à la même équation à résoudre : qui est V ? Et c’est dans cette interrogation que résident en même temps la qualité et le défaut principaux du film. Qui est V ? Un justicier qui se bat pour la liberté ou un terroriste qui menace la société ? Si, a priori, il semble évident de choisir la première solution, les auteurs de « V pour Vendetta » prennent grand soin de nous compliquer la tâche. Ainsi, on ne sait jamais exactement quelles sont les motivations de V. Est-ce qu’il se bat pour la société ou est-ce qu’il poursuit une cause personnelle ? Les indices qui nous permettraient de le savoir sont rares, alors que les lacunes scénaristiques concernant les origines de V s’accumulent. On peut donc reprocher aux Frères Wachowski de n’avoir pas clairement indiqué la nature de leur personnage, donnant ainsi l’impression d’un film inachevé. Mais en modifiant notre angle de vue, on peut aussi les féliciter d’être fidèles au principe même du film. « V pour Vendetta » est un film sur la liberté que tout homme devrait avoir de choisir son destin. Et bien ici, tout spectateur est libre de mettre le visage qu’il lui plaît sur le masque de V. Terroriste ou héros révolutionnaire, vous êtes libres de choisir. Terriblement ambigu et terriblement déconcertant. Mais terriblement agréable.
 
De James McTeigue. USA. 2h10. Avec Natalie Portman (Evey), Hugo Weaving (V), John Hurt (Sutler), Stephen Rea (Finch),...

Didier Nieto


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Lundi 1 mai 2006


Animai, ou l'animation de mai à Vevey.

Animai est un festival gratuit qui a lieu chaque année à Vevey. Cette année il aura lieu du  12 au 21 mai au jardin du rivage. Animations pour les enfants en journée ou concerts gratuits en soirée pour les plus grands, chacun y trouvera son compte, tout en espérant que dame météo soit elle aussi d'humeur festive!
Céline Rochat

De l'animation de mai à Animai
Mike Ingle crée en 1982 "L'animation de mai ", un festival gratuit. Il dit vouloir " catalyser les forces de vies de la cité " pendant un mois, autour d'un thème bien précis. Son idée est ainsi d'apporter une animation permanente dans la ville " en favorisant des relations sociales harmonieuses ". Le premier budget du festival s'élève à 5'000.- frs pour un mois, comptant sur une haute participation des habitants de la ville: " une animation pour Vevey, par Vevey " était l'idée de départ. En 1987, l'animation se concentre en un lieu unique et sa durée se voit raccourcie. Il passe à 1 ou 2 week-end, puis 3, avec des animations en semaine, suivant le désir de la population. C'est en 1999, fête des Vignerons oblige, qu'Animai a adopté sa forme actuelle avec ses 2 week-ends festifs, forme qui semble être la plus adaptée à l'attente actuelle du public.

Animations, déco, concerts,...
Animai s'adresse à l'ensemble de la population: aux enfants par des animations les mercredis, samedis et dimanches après-midi. Un programme fort alléchant qui donne envie de retomber en enfance: maquillage, décoration d'accessoires, création de bijoux, chasse au trésor, grimpe dans les arbres, contes, spectacle de jonglage, atelier bougie, atelier pizza ou encore promenade à dos d'âne. Aux adolescents et adultes, avec les concerts gratuits, rock, ska, électro ou r'n'b les vendredis et samedis soirs. Dans l'idée de partage qui a toujours chapeauté ce festival, les organisateurs ont également programmé une activité " jeux coopératifs enfants/parents " ou une démonstration de sauvetage par des chiens terre-neuve dans le lac Léman. Un programme alléchant et diversifié, dans un cadre magnifique, qui vaut la peine d'être découvert.
Le festival est aussi un lieu de rencontre de diverses associations. L'une d'entre elle, l'association music TROCK network, est une action bénévole qui oeuvre en faveur du développement de la scène musicale suisse. L'association LICRA, ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme animera des ateliers de sensibilisation contre le racisme et pour les droits de l'homme auprès du jeune public d'Animai. L'universal Zulu Nation tiendra pour sa part des ateliers hip-hop contre la violence. Le but de cette association est de faire connaître au public, jeune et moins jeune, les racines et de ce mouvement musical qui, à l'origine délivrait un message de paix et de respect, et ainsi de lutter contre la violence.

La croisière s'amuse...
... et improvise. D'ordinaire, le match d'improvisation a lieu aux galeries du Rivage où environ 700 personnes observent plusieurs équipes s'affrontant sur un ring et essayant de gagner les faveurs du public. Un vrai match d'improvisation, avec entrée payante. Cette année, le concept est un peu chamboulé. Pas d'entrée payante, mais 140 invitations gratuites pour " la croisière s'amuse et improvise... " Embarquement le dimanche 14 mai, sur un des anciens bateaux de l'expo.02, la barge Art Mobile Jazz. Ce match d'improvisation est aussi pleinement inscrit dans l'idée même de partage et de cohésion sociale voulue par les organisateurs. En effet, chaque équipe sera composée d'un professionnel (Benjamin Cuche et Chloé von Arx), d'un amateur et d'un junior confirmés, ainsi que d'un écolier. Les deux équipes seront entourées par un maître de cérémonie qui dictera les thèmes et autres phrases obligatoires à placer dans l'improvisation. Même s'il s'agit plus d'un match d'exhibition que d'un véritable match d'improvisation, la soirée s'annonce exceptionnelle.

Action, prévention et découvertes
Derrière ce grand rendez-vous annuel se cache l'animation jeunesse de la ville de Vevey. Les organisateurs ont tenu à conjuguer ce festival en parallèle avec de la prévention. En effet, pendant tout le festival et depuis 2001, une action contre la consommation abusive d'alcool et de tabagisme est menée par plusieurs intervenants, afin d'aider les jeunes qui en ont besoin. Pendant le festival, la relation avec les jeunes est différente. L'ambiance créée par la fête favorise le dialogue et l'écoute. Les associations et les animateurs profitent donc de cette ambiance particulière pour nouer un dialogue pas toujours facile à avoir en temps normal, et approcher certains sujets dont les jeunes ne parlent pas forcément le reste de l'année.

Pour obtenir le programme complet du festival ou des renseignements complémentaires:
www.animai.ch ou jeunesse@vevey.ch

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Samedi 1 avril 2006

La chromothérapie: Dans la tendance des médecines naturelles

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