Texte libre

A propos de nous

L'ARTICLE.CH est une publication mensuelle traitant de sujets d'actualité suisses, selon différentes rubriques.
« La Une » aborde chaque mois un sujet central choisi dans l’actualité. 
Les rubriques adjacentes couvrent la culture, la société, l’économie et le sport.
Le média Internet se révèle comme particulièrement intéressant en tant que support flexible et facile d’accès.

Créé en décembre 2004 par un petit groupe d'étudiants en journalisme et communication à l'Université de Neuchâtel, ce projet permet aux étudiants journalistes de s'exercer sur le terrain, de récolter des expériences et leur fournit une plateforme de publication.

 
Extrait des statuts de l’Association du magazine sur Internet « larticle.ch »

Article 3

L’Association a pour buts

• D’offrir des espaces rédactionnels interactifs répondant aux besoins de répandre l’information et la culture, ainsi que de divertir et d’éduquer.

• De créer, développer et gérer un site Internet ouvert à la formation et à la pratique de futurs journalistes

L’association vise essentiellement à :

a) encourager le dialogue interculturel entre les différentes communautés et promouvoir  le développement culturel et professionnel de ses membres ;

b) offrir à la population une information libre et indépendante ;

c) favoriser les échanges interculturels et promouvoir la liberté d’expression ;

d) défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales ;

e) encourager la solidarité, la cohésion sociale et le développement de la vie culturelle, artistique et associative ;

f) offrir à ses membres des formations dans les domaines des médias et des nouvelles technologies de la communication et de l’information


Editeur responsable et présidente:
Viviana von Allmen
Vice-président :
Steve Remesch
Caissier :
Willy von Allmen
Secrétaire :
Mathieu Maridor
Porte-paroles :
Céline Rochat
Deborah Sohlbank
Didier Nieto

 

 

 

 

 

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Recherche

Commentaires

Samedi 1 avril 2006

Notre monde, univers de couleurs

Viviana von Allmen
Nous sommes entourés de couleurs du premier jour de notre existence. Les pièces dans lesquelles nous vivons et travaillons, la voiture ou les moyens de transports dans lesquels nous montons, la nourriture dans l’assiette et les livres sur les étagères et les fleurs… toutes ces couleurs se fondent en une véritable marée qui nous submerge au quotidien. Sans y réfléchir, l’être humain se trouve plus à l’aise dans un environnement chromatique que dans un autre, de même à la mer où à la montagne, en printemps où en automne. Devons-nous en remercier la nature qui nous montre en exemple les mariages les plus sublimes ?
Nul ne trouve crues ou inharmonieuse les tintes éclatantes d’un coucher de soleil aux nuances varies allant du rouge au mauve en passant par le jaune. Sans doute il ne viendrait à l’idée de personne, à la vue d’un panorama de montagnes voilées d’une douce lumière bleutée de critiquer l’harmonie d’un tableau pareil.
Mais, il en va souvent autrement des couleurs assemblées par les hommes. Il nous arrive parfois d’avoir le sentiment déplaisant que quelque chose cloche, que les coloris détonent voir qu’ils nous perturbe. C’est bien connu que les combinaisons des couleurs appellent à des valeurs symboliques différents selon la culture où ils s’appliquent.
Les couleurs sont associées aux phénomènes culturels les plus divers et les plus profonds: le noir pour le deuil, le vert pour l'espérance... Ces associations varient dans le temps et dans l'espace -ainsi le blanc est-il la couleur du deuil au Japon- mais elles restent très fortement ancrées dans l'inconscient collectif.
Il est donc possible de classer les couleurs différents matière d’étude.
Physiologiquement, les couleurs ont des longueurs d'ondes différentes, que l'on mesure en microns. La longueur d'onde du rouge, par exemple, varie entre 650 et 800 microns, celle du bleu entre 460 et 480 microns. Or les couleurs qui ont les plus grandes longueurs d'ondes sont perçues plus rapidement. C'est pour cela que le rouge crée l'impression de "sauter aux yeux", alors que le bleu est plus apaisant. Encore nous pouvons ajouter quelques appréciations de leurs signification psychologique comme pour le noir : passif, déterminé, pessimiste ; le rouge : Chaud, dynamique, excitant ; le jaune : joyeux, spirituel, dynamique ; le violet : mélancolique, digne.
Et l’être humain ? Il est en soit même «un objet d’art» naturel ; la couleur de la peau, des cheveux et des yeux qui procèdent de la même gamme chromatique de pigments. Tout concourt à un ensemble harmonieux, et nous seules en troublons fréquemment l’harmonie.
Le grand débat de claudiquer sur la rivalité entre le respect d’un équilibre naturel et l’innovation des humains, parfois maladroite ne nous occupe plus.
Notre vantardise d’une soit disant supériorité nous mène souvent à casser l’ordre général des choses.

par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 1 avril 2006

La chromathérapie: Dans la tendance des médecines naturelles
par Céline Rochat

L'Homme moderne d'aujourd'hui a développé une nouvelle sensibilité bio, qu'il essaie d'appliquer à tous les éléments de sa vie y compris la santé. Dans ce créneau, les médecines alternatives connaissent désormais un essor sans précédent. Et si le Conseil Fédéral a décidé l'an passé de  ne plus rembourser la majorité des soins de ce genre, les caisses complémentaires ne se sont pas privées d'exploiter le créneau en proposant des offres d'assurances adaptées.

Si la majorité des gens connaissent l'homéothérapie, la réflexothérapie ou de feurs de Bach, il reste un domaine méconnu: la chromathérapie, ou la thérapie par les couleurs. Pourtant ces soins remontent à l'Antiquité déjà, et les druides, ou les prêtres incas y avaient recours. Les Egyptiens pour leur part, avaient créés sept chemins qui amenaient aux temples thérapeutiques de la lumière. Les rayons du soleil traversaient alors une pierre précieuse (rubis, saphir,...) posée au sommet de la pyramide. L'intérieur de la pyramide était alors éclairé par un rayonnement rouge, vert,.. en fonction de la pierre illuminée.
La couleur est une forme d'énergie fondamentale qui émet des vibrations et qui provoque une réaction du corps. Il agit sur notre état physique et émotionnel. Les recours à cette forme de thérapie peuvent être très variés: La déprime, la digestion, la sinusite ou encore l'asthme, autant de maux sur lequels la chromathérapie est efficace. Le traitement commence par une discussion entre le patient et le thérapeute, afin que ce dernier puisse mieux connaître son patient, et ainsi  préparer un traitement adéquat. Il doit décider du nombre de couleurs utilisées, comment elles vont être mêlées et de combien de temps elles vont être exposées pour pouvoir provoquer les réactions qui vont rétablir l'équilibre et stimuler la guérison. La couleur, exposée soit par petits rayons lumineux, soit diffusée sur une plage plus grande, est absorbée par les yeux et par les terminaisons nerveuses de la peau.
Les couleurs chaudes sont stimulantes et tonifiantes alors que les couleurs froides relaxent. Petit tour d'horizon:
Le rouge représente la passion, le courage, l'énergie, la vitalité, la force et la bonne santé. Il favorise la stimulation sexuelle et l'estime de soi, et il stimule les fonctions du foie. Il peut aider à soigner l'anémie et la timidité. L'orange est un anti spasmodique, qui est aussi utilisé dans le traitement de la dépression. Il représente la créativité, la chaleur, la jeunesse, la joie, la stimulation et l'ambition. Il est utilisé comme antifatigue et il stimule le système nerveux. Le jaune représente l'intellect, l'optimisme, l'inspiration, le bonheur et la sagesse. Il stimule l'apprentissage et est un anti-dépresseur. Couleur du jour par excellence, le jaune apporte l'énergie et facilite la communication. Le vert symbolise l'harmonie, l'équilibre, le calme, la cicatrisation et la nature. Il est utilisé pour diminuer la nervosité, apaiser la colère et le stress et pour favoriser le sommeil. Il est souvent utilisé par les hypnotiseurs pour permettre une meilleure relaxation du patient. Le bleu représente la sérénité, la paix et la clarté. Il apporte un état de relaxation et améliore le processus de cicatrisation. En outre, il a des effets sédatifs. Le blanc est symbole de pureté, sincérité et simplicité. Il éloigne la négativité et renforce le pouvoir des autres couleurs. Le violet stimule l'inspiration et la créativité. Il diminue l’anxiété et éloigne la violence. Enfin le mauve représente l'influence et le pouvoir. Il traite la frigidité et favorise la relaxation.
Avant de consulter un thérapeute, les principes peuvent tout d'abord être appliqués à son intérieur: repeindre la salle à manger en jaune, le bureau en rose ou la salle de bain en bleu peut être très bénéfique. Sur la table, des serviettes bleues apaisent les tensions et des vertes combattent la nervosité. Certaines personnes ne sont toutefois pas convaincues de ce genre de traitements. Pourtant, qui n'a pas connu une baisse de régime au milieu de l'hiver, lorsque l'on manque de lumière vive?
C.R.


par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 1 avril 2006

La politique au féminin : luttes et crève-cœur de Carol Gehringer

 Steve Remesch

 

Carol Gehringer, mère de famille, directrice de crèche, mais aussi co-présidente des Verts neuchâtelois, entame sa deuxième législature en tant que députée au Grand Conseil. Elle n’hésite pas, en parlant du marasme financier qui touche le canton, des femmes en politique et de ses expériences personnelles au sein du législatif, à mettre le doigt sur la plaie. 

La Neuchâteloise affirme avoir fait son entrée en politique par curiosité. Elle voulait découvrir ce qu’est la politique institutionnelle, ayant connu la politique de rue pendant des années. Quand on lui propose de s’engager dans les rangs du parti écologiste, Carol Gehringer décide que le moment est bien choisi pour aller de l’avant. Forte de son élection au Grand Conseil Neuchâtelois, elle veut voir changer ces choses qu’elle critiquait depuis si longtemps, comme la bureaucratie et le manque de confiance des citoyens dans la politique. «J’avais le sentiment qu’il y avait un manque d’imagination de la part des dirigeants pour améliorer les choses,» explique-t-elle. « Je voulais savoir si le mauvais fonctionnement de la politique était dû au manque de savoir, au manque de volonté des dirigeants ou au fait que la politique institutionnelle soit gangrenée au point où il n’est plus possible de changer le fonctionnement de la société sans recours à la révolution ».

Le réveil est dur pour Carol Gehringer. Elle comprend rapidement que ses critiques étaient justifiées. Elle se voit particulièrement déçue par la position de l’actuelle majorité de gauche, qui, selon la députée écolo, aurait le pouvoir d’améliorer la situation sociale : « Pour des raisons purement financières, la majorité actuelle démantèle notre Etat social, parce qu’elle a une vision ‘réaliste’ des finances ». Cela n’implique pas, pour Carol Gehringer, que la gauche soit responsable de la situation désastreuse des finances cantonales : «Cela fait trente ans que la droite est au pouvoir et qu’elle vide les caisses. Il est clair que la gauche, qui fait le nettoyage, s’octroie des mauvaises notes et est contrainte à s’engager dans une voie politique qui n’est pas celle de la gauche ». 

Carol Gehringer se montre critique vis-à-vis des restructurations engagées par la majorité à l’assemblée législative : « Je ne toucherai ni au social, ni à l’éducation», insiste-t-elle. La solution, elle la voit dans la réduction de la bureaucratie et elle considère qu’une diminution de l’hiérarchie des fonctionnaires entraînerait aussi une croissance de la confiance des citoyens dans les institutions. « Actuellement les chefs de service ont trop de pouvoir. Ce sont eux qui gouvernent. Les politiciens ne sont plus que des porte-parole. Pas des porte-parole de leur propre politique, mais des porte-parole de la situation actuelle. Par conséquence, ils ne peuvent pas mettre en place ce qu’ils aimeraient faire ».

En tant que femme, Carol Gehringer ne s’est jamais sentie discriminée. Mais pendant les cinq ans qu’elle siège au parlement cantonal, elle croit avoir saisi que les femmes ont une approche différente de se produire en politique : «Les femmes tiennent beaucoup à ce que leurs dires soient vrais, prouvés et vérifiés plutôt deux fois qu’une. Alors qu’il me semble que les hommes ont une approche différente, dans le sens qu’en politique, il faut parler pour parler. Si on se trompe, on se reprend. Ce n’est pas grave. Ce qui importe n’est pas ce qu’on dit, mais l’important, c’est d’être. Dans une époque où une grande partie de la politique se fait à travers les médias visuels, le citoyen ne se rappelle plus tellement de ce qu’on a dit, explique-t-elle, mais il se rappelle parfaitement des visages vus à la télévision ou sur les photos ». La majorité des femmes en politique n’auraient pas encore compris cela et feraient donc preuve de trop de retenue.

D’autre part, beaucoup de femmes auraient peur de s’engager. Le climat d’insécurité dans le monde politique, où une carrière peut se terminer pour un tout ou un rien, empêcherait le développement du culot nécessaire au politique. A Neuchâtel, sur 115 parlementaires, il y a actuellement 34 femmes.

En tant que femme de couleur, Carol Gehringer, n’a vécu aucune mauvaise expérience. Avec un sourire, elle raconte que, pour les Neuchâtelois, elle n’est pas nécessairement une femme noire. «Ça fait bientôt cinquante ans que je suis arrivé à Neuchâtel et j’ai grandi dans une famille blanche. Les gens me connaissent depuis que je suis petite et ils se réjouissent de mon succès » . Elle raconte que, pour elle, c’est à cause de ses engagements sociaux à travers sa profession, sa présence lors de manifestations et une ligne de conduite toujours suivie, qu’elle a été élue. «Les gens respectent ça,» dit-elle. «Même si certains ne votent pas pour les Verts, ils votent pour moi ».

La lutte de Carol Gehringer est tout d’abord celle contre l’exclusion sociale. Elle ne veut pas accepter qu’il y ait des laissés pour compte dans le canton. Dans une Suisse où la majorité des grandes entreprises et surtout les banques vont très bien, elle croit profondément en une issue aux problèmes financiers et en un dénouement qui permettra de réduire le clivage social. La solution n’est pas facile à trouver, constate Carol Gehringer avec un petit air de résignation. Mais, malgré une certaine déception du monde politique, elle n’est pas prête à abandonner à 51 ans, le combat pour une société meilleure qui « respecte non seulement les êtres vivants mais également l’eau, l’air et la terre sans lesquelles la vie n’est pas possible » .

 StR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 1 avril 2006


Caricatures de Mohamed:

Une liberté de presse mal définie !*

Les Libres ont mis en débat scientifique et déontologique l’affaire des caricatures de Mohamed. « On dit souvent « la liberté d’expression, on ne touche pas » c’était au centre de débat, or cette liberté est limitée aujourd’hui par certains nombres de loi et de codes déontologique. » explique Sylvie Arsever.

Ihsan Kurt

Beaucoup d’encre a coulé après la publication des caricatures de Mohamed dans le journal danois Jyllands Posten le 30 septembre dernier. Beaucoup d’amalgames ont été faits autour « de l’affaire des caricatures ». A part des débats médiatiques, les milieux académiques aussi ont débattu encore une fois «la religion, la laïcité et la liberté de la presse ». Les journalistes libres romands ( JRL) (un groupe de travail d’Impressum) a organisé une conférence sur « La liberté de la presse et ses limites » le 8 mars dernier à Lausanne.

Comme l’actualité de la liberté de presse de ce moment concernait les caricatures du Prophète de l’islam, les intervenants, soient le professeur de Linguistique à l’Université de Neuchâtel (UNINE) et Sylvie Arsever, journaliste, Vice- présidente du Conseil suisse de la presse, ont fait leur exposé sur les caricatures de Mohamed publiées dans le journal danois et les réactions violentes des mouvements islamistes dans le monde. « J’ai eu le sentiment que les médias comme les fleurs au fusil ont défendu les caricaturistes. Ils ont pris en cheval de bataille de la liberté de presse » dit le professeur de Saussure. Et Sylvie Arsever constate que  la liberté de presse est considérée comme quelque chose qu’on ne touche pas, « Pourtant elle est limitée par un certain nombre de lois et de codes déontologiques » dit-elle.

Selon le professeur de Saussure, les raisons pour lesquelles les médias ont pris la défense des caricaturistes sont le fait que la liberté d’expression elle-même est considérée comme une valeur absolue en Occident et que cette liberté est impliquée par le journaliste lui-même. « C’est important pour la presse de dire ce qu’elle pense. C’est un besoin comme de médicament pour la presse » dit-il. Le linguiste analyse ce débat public en se posant la question suivante : Quelle  donc est la limite éthique et valeur sociale de cette liberté ? « La liberté est très floue, abstraite. Elle est mal définie. A part son sens premier, il y a aussi des connotations. Valeur en soi comme liberté et valeur professionnelle sont trop floues. Elles peuvent devenir comme un serpent qui se mord la queue. Je crois que le journaliste lui-même peut décider où il doit s’arrêter » explique-t-il. 

Le professeur de Saussure a souligné l’importance des équilibres sociaux et le respect d’ autrui dans la défense de la liberté. Pour lui, l’Esprit des Lumières était important dans la définition des limites de la liberté. Par contre, ceci ne devrait pas permettre ni de diffamer ni d’insulter. « On a pas le droit de porter atteinte à l’image des individus, mais celle-ci est en même temps très subjectives »souligne-t-il. Il a également a relevé le manque de compréhension et de distance de la communication interculturelle dans le débat. « La société occidentale ne peut pas décider toute seule, dans le cas de respecter les minorités. Notre société s’est désacralisée depuis la Révolution et des Lumières. Je crois qu’on ne comprend pas et on est incapable de comprendre d’où vient le problème car à cause des Lumières notre culture nous a rendus en même temps incapables de comprendre ce problème » Comme solution, il proposa le dialogue entre les civilisations, car l’Islam était une partie du christianisme.

Une liberté variée

Sylvie Arsever a éclairci les auditeurs au niveau déontologique. Elle dit que les valeurs de liberté sont variées d’une société à l’autre. Et dans certains pays musulmans, la liberté est comprise comme la liberté envers la confession donc la protection de la sphère privée. Dans le contexte de la Suisse il n’y a pas de thèmes que la caricature ne pourrait aborder. «Mais certains règles déontologiques doivent être appliquées. C'est-à-dire à travers l’exagération on doit dire la vérité en tenant compte du respect de la religion et de celui de la personnalité.» dit-elle. Ayant donné certains exemples de cas arrivés devant le Conseil suisse de presse, Sylvie Arsever explique qu’il fallait utiliser les symboles religieux sans les déformer et sans les rendre irrespectables. Les groupes ont aussi le droit de ne pas être atteints dans leurs images. « Plus le climat est raciste plus il faut être prudent. Le climat de haine nécessite  d’être prudent dans les clichés qui déclinent un groupe »dit-elle. « Elles étaient ni belles ni drôles » conclut la journaliste. 

*Paru également dans le journalistes.ch d’avril 2006

par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 1 avril 2006

Le joli coup de George Clooney

Avec son deuxième film en tant que réalisateur après « Confessions d’un homme dangereux », George Clooney confirme un talent indéniable de metteur en scène. Passionnant et précis comme un documentaire, « Good Night and Good Luck » propose en plus une réflexion intéressante sur le rôle des médias.

L’HISTOIRE : Pendant les années 50 aux Etats-Unis, le sénateur Joseph McCarthy sème la terreur avec son impitoyable chasse aux communistes. Journaliste vedette de la chaîne CBS, Ed Murrow est indigné par les méthodes déloyales du sénateur. Il lui déclare la guerre à travers son émission phare.

Épisode noir de l’histoire des Etats-Unis, la chasse aux communistes (aussi appelée chasse aux sorcières !) entreprise par McCarthy pendant les années les plus sombres de la Guerre froide n’a jamais été le sujet favori des réalisateurs américains. George Clooney aborde ici le sujet en le confrontant au pouvoir des médias.

Dans son premier film, Clooney ressuscitait Chuck Barris, l’inventeur de la télé à grand spectacle. Il fait renaître ici une autre ancienne gloire cathodique, mais d’un genre plutôt différent. Le personnage principal de « Good Night, and Good Luck », Ed Murrow,  était un journaliste vedette des années 50, considéré comme un modèle de vertu et de probité. Mais à la différence de « Confessions d’un homme dangereux », où Clooney retraçait la vie de son héros, son nouveau film a pour cadre un épisode de l’histoire dans laquelle Murrow joue un rôle. Cette approche différente permet à Clooney de se concentrer uniquement sur les faits,  à savoir le conflit que se livrent par écrans interposés le journaliste et le politicien, sans se soucier des destins de ceux qui y participent. Et même si on peut regretter de ne pas en savoir un peu plus sur Ed Murrow, personnage énigmatique et fascinant s’il en est, on félicite Clooney de ne pas avoir plombé la trame déjà ultra dense de son film avec des détails biographiques.

Outre la limpidité de sa mise en scène, Clooney a aussi le mérite de poser des questions intéressantes sur le rôle des médias, particulièrement lorsque ceux-ci sont confrontés au pouvoir politique. Les médias ont plus que la simple responsabilité de dénoncer l’injustice. Ils en ont le devoir. Plus qu’un pamphlet contre les méthodes de McCarthy (pour lesquelles Clooney ne cache d’ailleurs pas son mépris), « Good Night, and Good Luck » se veut un plaidoyer pour la liberté et les droits de la presse. Et même si les événements du film se déroulent dans les années 50, les problèmes que rencontrent Murrow pour monter son sujet (il doit faire face à la crainte des propriétaires de la chaîne de froisser les sponsors et les instances politiques), sont malheureusement encore et toujours plus d’actualité.
 
Film intelligent, passionnant et très bien documenté, « Good Night, and Good Luck » prouve qu’il faudra désormais compter non seulement sur le talentueux acteur qu’est  déjà George Clooney, mais également sur le brillant réalisateur qu’il est en train de devenir.

De Georges Clooney. USA. 1h33. Avec David Strathaim (Eward Murrow), George Clonney (Fred Friendly), Robert Downey Jr. (Joe Wershbla), Jeff Daniels (Sig Mickelson),...

par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 1 avril 2006


Les couleurs dans le sport
 
Les couleurs (tout comme les logos) sont un aspect symbolique central dans tous les sports. La Society of Uniforms Research en Australie et la commission sportive australienne se sont emparés du sujet pour voir les connotations et les attentes que génèrent les vêtements de sport.
 
Les couleurs et surtout les mélanges ont souvent des connotations dépendant de la culture locale. En occident le rouge et le noir sont forts et agressifs, le bleu et le blanc sont des signes royaux tout en restant populaire. En général les clubs essayent d’éviter des combinaisons qui suscitent des sentiments contraires à l’identité du club. En Italie, 2 grands clubs ont des couleurs peu utilisées, comme le mauve pour la Fiorentina, pouvoir excessif et corrompant, et le rose pour Palerme, peu viril et faible.
 
Dans le football beaucoup de clubs sont issus d’institutions: corps d’armée, paroisses ou écoles. Les couleurs qu’elles utilisent sont souvent en lien avec celle ci, comme le bleu et le blanc, couleurs de la vierge Marie. Si la marge de manœuvre quant à la tenue primaire est limitée du point de vue du marketing, ils se rattraperont sur le maillot à l’étranger.
 
Economiquement la couleur noire est la plus intéressante: en NFL (football américain) les Oakland Raiders en noir et argent tiennent le palmarès des produits dérivés.  Longtemps impossible dans le foot, la marque Umbro a introduit les tenues colorées des arbitres. Ainsi cet équipementier a pu sortir un maillot noir pour Manchester qui est le plus vendu de tous les temps. C’est une des raisons pour laquelle l’équipe nationale allemande et le FC Bayern ont essayé d’introduire le noir. Malgré le succès commercial l’identification n’est pas très grande et les couleurs à la mode ne suffisent pas pour la tenue principale.
 
La tradition est un aspect important, mais devient vite primordial dans les sports les plus huppés. Golf et surtout Tennis sont significatifs pour la mythification par les vêtements. A Wimbledon le blanc était de mise depuis 1903, couleur noble par excellence. Les digressions vestimentaires dans les années 80 (pas seulement sur les courts de tennis) furent un choc pour les puristes. Surtout André Agassi s’est fait remarquer en tant que rebelle sur le court en portant des couleurs fluos et du noir. Aujourd’hui il a complètement changé d’image portant religieusement le blanc. Gain de maturité, démarquage permanent ou stratégie de marketing? Probablement un peu des trois.
 
Dans un tout autre registre, les sports automobiles incorporent tout ce que désire la majorité des fanas de sport; vitesse, danger et jolis minois. Tout cela est une plate-forme excellente pour les investisseurs. Pour ces raisons la couleur des bolides est principalement influencée par les sponsors, la marque associée à une couleur sera notable même si on ne voit pas le nom. Quand ce n’est pas le sponsor qui influence la couleur c’est la tradition comme le rouge chez Ferrari (ce qui a attiré leur sponsor) et l’argent des mythiques Silberpfeil de Mercedes!
 
Choisir les couleurs idéales est un aspect de marketing central aujourd’hui. Il faut le mélange correct pour construire un lien d’identité, assurer une bonne visibilité sans oublier la rentabilité des produits dérivés (les habits déclinés doivent pouvoir se porter en public.) Aujourd’hui, quand on crée une association sportive il faut toujours prendre en considération ces points pour maximiser le potentiel du club!

 
 R.W.
par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 1 mars 2006

La vie nocturne

Mathieu Maridor
Une journée de travail qui touche à sa fin, voici le moment de rentrer chez soi, de retrouver ses proches et retrouver un havre de paix. Pour la plupart, nous sommes de légers schizophrènes. Notre comportement n’est pas le même suivant qu’on se trouve au bureau ou à la maison.
La vie nocturne fait ressortir le moi de chaque personne. En effet, que l’on reste tranquillement chez soi, ou que l’on sorte, nous n’éprouvons plus la nécessité de donner une image de nous-même qui ne nous correspondrait pas forcément. En général, on se doit de paraître sérieux et instruits envers ses collègues alors qu’au contraire, on est au fond de soi un bon vivant. Le soir, on est en quelque sorte délivré des contraintes journalières, on retrouve son monde. On est soi-même, ou presque.
Après observation des jeunes personnes qui s’enflamment le samedi soir en boite de nuit, je me demande toujours s’ils sont eux-mêmes. A coup de gel dans les cheveux, de chaînes en or qui brillent, de vêtements de marque et j’en passe, ils tentent de se valoriser par rapport aux autres. S’ouvre alors une véritable compétition entre jeunes pour savoir qui impressionne le plus. Ce n’est plus le rang d’appartenance sociale que l’on met en évidence, bien au contraire. En boite de nuit, en exagérant quelque peu, que tu sois ouvrier ou étudiant, l’important ne réside pas dans les paroles, mais dans la manière de s’habiller ou de sourire. Le but de la soirée est moins de montrer du milieu d’où on est que de s’amuser et de plaire.
La vie dans les discothèques devient alors le simulacre d’une égalité interindividuelle. A cet égard, ceci a quelque chose de beau. Mais il ne faut pas oublier qu’après la nuit vient le jour. Alors quand je vois des jeunes gens comme moi, parfumés, vêtus à la dernière mode, j’ai envie de leur dire, peut-être avec un peu de prétention, « Connais-toi toi-même, démarque-toi des autres non pas par ton style, mais par ta personnalité ».


par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 1 mars 2006

Les métiers de la vie nocturne

New-York est surnommée la ville qui ne dort jamais. Pourtant cette maxime ne colle pas seulement à cette ville. La nuit, la vie ne s'arrête pas, à nulle part, comme aurait tendance à le croire le commun des mortels. La nuit est le théâtre d'une autre vie, d'autres métiers, d'autres gens.
Céline Rochat

Dans l'idéal humain, l'homme est fait pour vivre le jour et dormir la nuit.  Pourtant aujourd'hui de nombreuses personnes inversent régulièrement ou même continuellement leur rythme de sommeil,  pendant que la majorité de la population dort tranquillement dans les bras de Morphée.
Ces travailleurs nocturnes sont d'ailleurs souvent " à l'envers " pour le bien des autres. Policiers pompiers, médecins, infirmiers, autant de métiers dévoués à la population. Mais même si pour la plupart l'exercice de telles fonctions est une vocation, cela n'est pas toujours facile. A écouter parler un médecin travaillant au SMUR (Service Mobile d'Urgence et de Réanimation), le travail nocturne est parfois plus pénible que le travail diurne: " Les accidents sont souvent plus graves la nuit. Il y a plus de gens qui conduisent sous l'effet de l'alcool ou de drogues et la gravité des accidents est fréquemment accentuée. " Et de rajouter: " Jour ou nuit, il n'est jamais facile de faire face à des situations compliquées qui conduisent parfois à la mort d'un ou plusieurs blessés. Mais lorsqu'il faut ramasser une jeune fille en morceau au milieu de la nuit, c'est le pire de tout.  Cependant, il y a aussi des moments que la nuit rend plus magiques que si ces derniers avaient lieu la journée ". Comme leurs collègues pompiers et infirmiers, les médecins sont donc à l'écoute 24h/24 pour le bien de la population.
Il y a d'autres personnes qui ne vont pas dormir en même temps que la majorité, afin d'améliorer la vie de leurs concitoyens: Que ferait-on si le boulanger dormait tranquillement pendant la nuit. Sans son travail acharné, pas de pain ni de croissants chauds le matin.
Pour participer à la détente de la population, d'autres personnes ont décidé d'inverser leur rythme veille-sommeil. On parle bien entendu ici des danseuses et danseurs de cabaret ou de discothèque. Pour ces personnes, exercer un tel métier équivaut à réaliser un rêve de gosse. Ils aiment vivre dans la magie des paillettes et du strass. Pour eux la nuit est quelque chose de magique qui comporte beaucoup plus de choses que la journée. C'est le monde du rêve, de la féerie. " Les gens viennent nous voir pour oublier leur quotidien, et je suis heureux de participer à cela " relevait un danseur dans une émission consacrée à un grand cabaret parisien. " Je suis heureux de faire un tel métier ".

Mais la nuit est le lieu de travail privilégié de certaines personnes malveillantes: comme le chantait si bien Johnny: " La lumière n'est pas fait pour nous. C'est la nuit qu'on peut tricher... ". En effet, si la majorité des personnes oeuvrant la nuit le font pour le bien des autres, il y en a tout de même quelques unes qui n'ont pas la même vision des choses et profitent de l'obscurité pour se cacher.

On pourrait donc conclure en disant que les métiers de la vie nocturne forment un cercle: qui commence par les personnes bien intentionnées dévouant leur vie aux autres, qui continue par celles qui ont décidé de distraire les autres, se termine par celle qui font le mal, et recommence. La boucle est bouclée: dans l'idéal humain, les gentils arrêtent les méchants!
C.R.

par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 1 mars 2006


Une question d’opportunités

Régis Borruat, 35 ans, est actuellement chargé d’enseignement aux Universités de Neuchâtel et de Genève. Il prévoit également de terminer cette année sa thèse sur la concentration de la presse. Il doit son abondant parcours à des propositions qu’on lui a faites et qu’il a su accepter.
Didier Nieto

Régis Borruat est né en 1971, dans le canton du Jura. C’est là qu’il effectue toute sa scolarité. C’est aussi là qu’il fait ses premiers pas dans le monde de la presse, en participant à la rédaction du petit journal de son club d’athlétisme. Cette expérience ne sera pas un cas isolé. En 1989, alors qu’il est encore au gymnase, il accepte la proposition d’un copain de rédiger des comptes rendus d’événements sportifs régionaux pour le quotidien jurassien Le Démocrate. A partir de là, il fera plusieurs petits boulots de pigiste, notamment à la radio locale Fréquence Jura, en poursuivant à côté ses études.
Mais le profond intérêt qu’a Régis Borruat pour la presse et les médias en général ne provient pas de ces petits travaux, mais de la passion qu’il voue depuis toujours aux journaux. « Je lis la presse quasiment depuis que je sais lire, plaisante-t-il. Plus sérieusement, il y a quelque chose qui passe entre les journaux et moi, je pourrais passer ma journée à les lire ».
C’est donc avec l’ambition de devenir journaliste professionnel que Régis Borruat s’inscrit à l’Université de Neuchâtel. Il choisit d’étudier l’anglais, la géographie et, bien sûr, le journalisme (qui n’était toutefois pas disponible en branche principale à cette époque). Mais avant de commencer son parcours académique, il part vivre à New York, toute une année, pour parfaire son anglais. « Cette année a été une expérience importante de mon existence, c’était très enrichissant de se frotter à une autre culture et un autre mode de vie », se souvient-il.
A son retour, les cours qu’il suit à l’Université, ceux de géographie et de journalisme en particulier, modifient ses centres d’intérêt et élargissent la vision qu’il avait du monde médiatique. Dès lors, Régis Borruat sera plus intéressé par l’étude des médias plutôt que par l’écriture purement journalistique. D’où le sujet de son mémoire : « La territorialité de la presse en Suisse romande. Analyse d’un cas de concentration : la création du Quotidien Jurassien », travail pour lequel il recevra le Prix de L’Express  (attribué à l’étudiant qui s’est distingué soit par un travail de mémoire, soit par la moyenne de ses notes en journalisme). Cette nouvelle orientation n’a cependant pas empêché Régis Borruat de collaborer, parallèlement à son cursus universitaire, avec plusieurs médias romands, dont le Télétexte. 
A la fin de ses études en 1999, Régis Borruat accepte la proposition d’Antoine Maurice, le directeur de l’Institut de Journalisme, de devenir son assistant et d’entreprendre une thèse ayant pour sujet les fondements socio-politiques et spatiaux de la concentration de la presse. En plus de cela, il accomplit le DEA en sciences de la communication et des médias de l’Université de Genève, titre qu’il obtient en 2004.
Ses études sur le monde des médias, et plus précisément sur les mouvements de concentration des journaux, lui permettent d’avoir un regard objectif sur les réalités actuelles de la presse. « Le journalisme romand est bon : il concilie d’une manière apparemment satisfaisante les impératifs d’une information de qualité et les contraintes économiques », analyse Régis Borruat. Malgré un bassin de population limité, la Suisse romande possède une forte diversité de titres, puisque pas moins de dix-sept journaux paraissent chaque jour. «Une grande richesse, selon lui, que n’ont pas la France ou les Etats-Unis par exemple ».
Mais s’il s’enthousiasme à voir que des groupes de presse ont encore le courage et l’audace de lancer de nouveaux titres, Régis Borruat redoute cependant l’influence de plus en plus importante qu’ont certains annonceurs sur les rédactions. Ce qui, selon lui, pourrait jouer un rôle sur la qualité de l’information proposée.
Actuellement, Régis Borruat est chargé d’enseignement à Neuchâtel, au sein de l’Institut de journalisme et communication, et à Genève, au Département de sociologie et au Master en sciences de la communication et des médias. Il travaille également sur sa thèse, qu’il devrait terminer cette année selon toute vraisemblance. Ensuite, il ne sait pas exactement de quoi son avenir sera fait. Conscient de la précarité de son statut (son poste est renouvelable d’année en année), il n’est pas assuré de pouvoir continuer dans cette voie l’année prochaine. Très intéressé par la recherche sur les médias, il sait que des postes sont à prendre, dans le privé ou dans le public. Il ne doute cependant pas que la suite de son parcours soit, comme ça a été le cas jusqu’ici, une histoire d’opportunités à saisir. Ses premiers pas de journaliste, son entrée dans le monde scientifique et les multiples détours ou raccourcis qui caractérisent sa riche carrière, Régis Borruat les doit à des propositions intéressantes qu’on lui a faites et qu’il a su accepter. Son futur dépend donc peut-être des prochaines opportunités qui se présenteront à lui...
D.N.

par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 1 mars 2006

Venise, le temps d’un carnaval

Il y a tout juste une année nous étions à Venise. Oui, pendant la période du carnaval. Sur l’autoroute, lorsque l’on veut se renseigner, auprès des bureaux de tourisme, pour aller au Lido di Venezia, les employés sont très aimables. Les gens laissent dégager un sentiment d’appartenance, même de fierté, je dirais. Le trajet depuis Mestre jusqu’à l’arrivée au Canal Grande nous a transporté dans un mode de vie particulier. Nous en avions plein les yeux de tant d’histoire et de culture millénaire. A Venise et par la force des choses, tout est conservé comme à l’époque. Même pour les nouvelles constructions, tout doit respecter une harmonie architecturale. Parfois on se demande si ceci est un héritage inéluctable ou c’est du pur marketing ?
Tout le monde parle au moins deux langues, ce qui facilite la communication avec les touristes. Comme je jouis de la connaissance de la langue de Dante, je n’ai pas pu m’empêcher de demander aux autochtones qu’elle était la réalité de leur vie quotidienne. Certaines questions auraient paru impertinentes à mes compatriotes. J’interroge l’employée de la réception sur son pouvoir d’achat, «Nous ne pouvons pas faire nos courses à Venise, c’est une question de survie, et depuis l’euro c’est devenu encore plus inégal le rapport entre les salaires et le coup de la vie» réplique la jeune femme.
Quand à nous même en bons touristes qui se respectent, nous nous plongeons dans tous les dépliants distribués dans les rues emblématiques de cette ville.
À Venise, on marche des kilomètres par jour en pensant bien comprendre le plan. Mais non, la plupart du temps on se retrouve devant des monuments aussi importants et intéressants que ceux que l’ont avait l’intention de visiter. Aucun souci, à Venise tout est à voir. Nous logeons à 300 m  du «Palazzo Ducale». «La Piazza San Marco», imposante, mais pas solennelle, la convivialité des bistrots italiens nous fait sentir comme quelqu’un du coin. Pendant toute la journée on voit défiler des couples déguisées, les uns plus éblouissants que les autres. Au couché du soleil la Piazza revêt des allures de mega salles de concert open air et tout le monde danse.
Je suis depuis toujours attirée par les objets folkloriques des régions que j’ai l’opportunité de visiter. Donc on s’apprête à prendre un transport public, un bateau, bien sûr, pour rejoindre les îles d’où est originaire l’artisanat vénitiens.   
Sur l’île de «Murano» il y a encore de petites usines où le verre du même nom se fabrique d’une manière artisanale et dans les règles de l’art. Toutes les pièces sont réalisées à la main et restent pourtant à des prix raisonnables. Mais il n’y a pas que Murano. Moins connue est l’île de «Burano» où la plupart des gens se consacrent à la création mythique de la broderie. C’est là que j’ai pu apprécier une des plus belles dentelles que je connaisse. Nous avons également découvert un musée privé, qui pressant des masques, devant lesquels mon étonnement est indescriptible.
Bien sûr après un bon repas italien il sied d’aller au concert, chose pour le moins facile vu le vaste choix qu’offrent les diverses salles de concert et églises qui se métamorphosent dès la tombée du soleil.
Plus commercial, mais pas moins fréquenté c’est le «Ponte di Rialto». L’innombrable quantité de petites boutiques colore l’atmosphère de marchés italiens.
Nous avons visité une dizaine de musées, c’est peu par rapport au nombre existant. Toutefois, je n’ai pas résisté au plaisir d’arpenter le musée de la mode, un vrai régal pour une femme.
Tout séjour à Venise, la ville des Doges, n’est jamais assez long pour profiter pleinement de l’offre culturelle. Elle qui était la ville commerciale par excellence au cours des siècles.
Quand vous aurez du temps, faites-y un saut, alors rendez-vous à Venise.

V.vA

Photos: Viviana von Allmen


Piazza San Marco


Costumes d'époque


Ponte de Rialto

par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Texte libre

Bienvenue à la version Blogzine du mensuel L'article.ch redigé par un groupe d'étudiants en journalisme à l'Université de Neuchâtel. Pour consulter nos archives, ou pour plus d'informations, rendez-vous au site principal:

www.larticle.ch

 

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus