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L'ARTICLE.CH est une publication mensuelle traitant de sujets d'actualité suisses, selon différentes rubriques.
« La Une » aborde chaque mois un sujet central choisi dans l’actualité. 
Les rubriques adjacentes couvrent la culture, la société, l’économie et le sport.
Le média Internet se révèle comme particulièrement intéressant en tant que support flexible et facile d’accès.

Créé en décembre 2004 par un petit groupe d'étudiants en journalisme et communication à l'Université de Neuchâtel, ce projet permet aux étudiants journalistes de s'exercer sur le terrain, de récolter des expériences et leur fournit une plateforme de publication.

 
Extrait des statuts de l’Association du magazine sur Internet « larticle.ch »

Article 3

L’Association a pour buts

• D’offrir des espaces rédactionnels interactifs répondant aux besoins de répandre l’information et la culture, ainsi que de divertir et d’éduquer.

• De créer, développer et gérer un site Internet ouvert à la formation et à la pratique de futurs journalistes

L’association vise essentiellement à :

a) encourager le dialogue interculturel entre les différentes communautés et promouvoir  le développement culturel et professionnel de ses membres ;

b) offrir à la population une information libre et indépendante ;

c) favoriser les échanges interculturels et promouvoir la liberté d’expression ;

d) défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales ;

e) encourager la solidarité, la cohésion sociale et le développement de la vie culturelle, artistique et associative ;

f) offrir à ses membres des formations dans les domaines des médias et des nouvelles technologies de la communication et de l’information


Editeur responsable et présidente:
Viviana von Allmen
Vice-président :
Steve Remesch
Caissier :
Willy von Allmen
Secrétaire :
Mathieu Maridor
Porte-paroles :
Céline Rochat
Deborah Sohlbank
Didier Nieto

 

 

 

 

 

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Mercredi 1 mars 2006


L’esprit fertile

Viviana von Allmen
Hier soir, le public se demandait : Est-ce que je connais l’esprit de Robert Walser ?
La représentation de « Le voyageur immobile » nous a montré une toute autre réalité de l’écrivain.
La pièce créée, mise en scène et jouée par Delphine et Matthieu Nolin à été conçue d’après des découpages de différents récits : Dramouler, Les enfants Tanner et La morte du jeune poète. C’est un choix qui, avec esthétisme, permet de découvrir la somme monumentale sur laquelle l’auteur a basé sa vie entière d’écrivain. 
La Soirée Walser a commencé dans la salle sombre du Théâtre municipal de Bienne, une voix en off berçait le spectateur dans les paroles de l’écrivain.
« Un jour je recevrai un coup, l’un de ces coups qui vous anéantissent complètement, et tout, tout sera fini. Tout ce chaos, ce désir, cette ignorance, tout cela, cette reconnaissance et cette ingratitude, ces mensonges et ces illusions sur soi-même, ce croire savoir et ce pourtant je-ne-sais-jamais-rien. ». Robert Walser.
Timidement les lumières sur la scène profilent la silhouette de l’écrivain dans sa chambre. Pris par son imaginaire, il fait surgir peu à peu de son esprit des personnages inquiétants, fantasques et poétiques. Des ambiances sonores traduisant les pensées profondes du poète, des voix qui résonnent, des corps statiques, lents puis qui se mettent en mouvement… La femme vêtue en robe rouge, délirante, peu après prisonnière, se transforme enfin en candide, toute de blanc vêtue. Une métamorphose des mots en images !
Les acteurs de « Le voyageur immobile » -qui revit le passé de l’écrivain au travers de ses liens fragiles entre la folie et la création tout en les décrivant- sont submergés dans leurs rôles, peu faciles et vivent l’action. Cette introspection permet l’insertion de nombreuses dimensions, rêves, réflexions, envies et rapprochements qui se mêlent aux souvenirs des poèmes.
Delphine et Matthieu Nolin nous ont offert tant de grâce et de sensibilité...le temps fut précieux ! Leur gestuelle est prise par l’esprit de leur création sur une œuvre philosophique. Le moment le plus émouvant c’est la tragique mort de l’écrivain (une minute et demi) d’un corps interdit, saisi, inanimé qui est étendu sur les planches et entouré par une musique nostalgique de Sébastien Bach.
C’était un véritable défi que de représenté ce spectacle dans la terre qui a vu naître Robert Walser. Une volonté de lenteur, d’esthétisme et d’excentricité qui se sont réunies selon la logique d’un puzzle extravagant.

Robert Walser écrivain hors pair est né le 15 avril 1878 à Bienne, Suisse. Il a vécu une vie dans l’incompréhension de son époque, reclus 27 ans dans un asile psychiatrique. Il meurt le 24 décembre 1956 à Herisau couché sur la neige.

Photos:ldd


Poète


Porcelaine


Frère et soeur

 

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Mercredi 1 mars 2006


Jeux olympiques d’hiver

Le 10 février 2006 à l’ancien Stadio comunale de Turin a été le cadre des rêveries des athlètes de 80 pays qui ont participé aux Jeux olympiques d’hiver. 
Le décor qui a abrité la cérémonie d’ouverture et de clôture à Turin, est un exemple de créativité.
Viviana von Allmen

Les XXe Jeux Olympiques d'hiver ont été ouverts à 22h par le président de la République italienne, Carlo Azeglio Ciampi, à Turin. Devant quelque 30 000 spectateurs les 2500 sportifs représentant 80 délégations ont défilés pour la joie du public et celle des téléspectateurs de la planète. Le ballet des acteurs commence par la Grèce, berceau de l’olympisme et finit, selon un autre rituel, par l‘Italie le pays hôte. Les athlètes s’affronteront pendant 16 jours dans 15 disciplines différentes.
Précédés par de belles italiennes vêtues par Giorgo Armani, les porte-drapeaux suivis de leurs délégations ont reçu les chaleureux applaudissements du public dont notre représentant national, Philipp Schoch, bien sûr.
30 000 spectateurs, recouverts d’une capuche blanche, debout durant de longues minutes, torches allumées dressées ont bien joué le jeux.
Mais qui avez été désigné pour allumer la mythique vasque ? Après l'entrée de la flamme olympique, portée par Maurilio De Zolt, Piero Gros, Deborah Compagnoni et Alberto Tomba, c’est Stefania Belmondo qui mit le feu à la vasque, dans un cadre de feu d’artifice merveilleux. 
Le drapeau olympique porté par huit femmes garantes de la paix, de la fraternité et de la communication entre les diverses cultures, accentuent l’esprit de fraternité du CIO. Ce dernier avec l’organisation International du Travail et à l’occasion de la journée internationale de la femme remettra ses Trophées “femme et sport” 2006, le 3 mars.
Le trophée, créé en l’an 2000, est décerné chaque année à une personne (ancien athlète, entraîneur, administrateur ou journaliste) ou à une institution/organisation en reconnaissance de sa remarquable contribution au développement, à l’encouragement et au renforcement de la participation des femmes et des jeunes filles dans des activités physiques et sportives, dans le milieu des entraîneurs ou dans les structures administratives et décisionnelles, ainsi qu’à la promotion des femmes journalistes et du sport féminin dans les médias. Cinq trophées continentaux et un trophée mondial sont remis.
Dans toute cette fête nous devons faire une mention spéciale sur ce spectacle culturel et sonore empreint de symboles et réalisé par un italien résidant à Genève, avec la collaboration de plus de 6000 bénévoles.
À la suite de 16 jours pleins d’émotions, il faut se rendre à l’évidence,même les choses les plus belles ont une fin.
C’est lors de la clôture, qu’un autre spectacle pas moins fastueux, dont le carnaval a constitué le fil rouge, et des clowns, immortalisés par le fameux film  du cinéaste italien Federico Fellini, met en évidence une partie de la culture italienne. Rien n’y manquait, la Commedia dell'Arte, les grands compositeurs, Giuseppe Verdi, et la voix d’Andrea Bocelli. Le marchand de roses harcelant les spectateurs, mais aussi la Vespa et «la cinquecento», étendards de la Fiat turinoise, les italiens ont su gâter le public du monde entier.
Les délégations ont alors effectué leur entrée dans le stade pour dire adieu dans la gaîté et dans un sain esprit sportif. La Suisse qui a récolté quatorze médailles, cinq d’or quatre d’argent et cinq de bronze prend cette fois Maya Pederson comme porte-drapeau.
Comme le protocole l’exige, le président du Comité International Olympique, Jacques Rogge, a prononcé le discours de clôture des XXes Jeux Olympiques d’hiver dans le stade olympique de Turin. Il s’exclamé par des remerciements : « Chers amis et partenaires du comité d’organisation, vous avez brillamment gagné votre défi. Ce furent des Jeux vraiment magnifiques. De tout cœur merci à l’Italie, au Piémont et à Turin !
  Chers volontaires, vous êtes, avec les athlètes, les champions de ces Jeux. Votre générosité et vos sourires nous ont conquis. Vous avez été merveilleux.
  Ces Jeux se sont déroulés dans l’esprit de la Trêve olympique, de la paix et de l’harmonie que nous désirons tous ».
La cérémonie de remise du drapeau olympique à Sam Sullivan, maire de la cité canadienne de Vancouver s’est déroulée en parfait harmonie. Donc le rendez-vous est pris à Vancouver pour 2010. 
Le rideau est définitivement tombé sur les Jeux Olympiques d'hiver à Turin à l'issue de la Cérémonie de clôture au stade olympique.
Mais pourtant, tout n’est pas fini pour Turin et sa population, déjà ils s’impliquent dans les Jeux Paralympiques. Une manifestation sportive de haut niveau pour athlètes souffrant de différents handicaps. Toutefois, ils mettent en valeur les performances sportives des participants, et non leur handicap. Le mouvement s'est considérablement développé depuis sa création. Le nombre d'athlètes monte à 3800 originaires de 136 pays.
V.v A

Photo: ldd

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Samedi 11 février 2006

Greenpeace versus le Conseil fédéral

Le 19 janvier passé, Greenpeace a remis à l´Assemblée fédérale une plainte à l´autorité de surveillance contre le Conseil fédéral qui ne respecterait pas ses engagements en ce qui concerne la réduction des émissions de CO2. L’objet de la plainte, l’introduction d’une taxe sur le CO2 n’est pourtant pas incontesté en Suisse. Photo : Steve Remesch
 

 
Centre de tri aux normes helvético européens

Le centre Tridel à Lausanne brûle désormais les déchets des communes de pratiquement tout le canton de Vaud, de la Vallée de Joux à la Broye, et de Lausanne au Gros-de-Vaud. Le traitement est fait sous des normes fédérales et européennes sur le développement durable. Photo : Steve Remesch
 

 
Une mode qui respecte l’environnement et l’humain

Pantalons, strings et défilés peuvent désormais se décliner dans une version éthique. Une nouvelle vague qui respectent l’environnement. Finie la mode futile, bienvenue à la mode intelligente ! Photo : ldd
 

 
Escapade à Barcelone

Barcelone bénéficie d'un véritable bouillonnement artistique. Elle a vu passer de grands maîtres tel le célèbre architecte Gaudí... Son caractère cosmopolite lui confère le statut de pôle culturel incontournable. Photo : Mélanie Francioli
 

 
Marie-Thérèse Porchet illumine Neuchâtel

Marie-Thérèse va mal. Son chien Bijou est mort électrocuté par le fils de la Lopez. Mais peu après, elle se retrouve chez les Amis du soleil, une secte devant lui permettre de sortir de son désarroi. Que va-t-il ce passer… Photo :ldd
 

 
Sport et nature; amour impossible?

Depuis une vingtaine d’années le sport est montré du doigt pour son rôle néfaste pour la nature. Le début des changements climatiques et l’approche critique par rapport au sport a influencé les organisations et pratiquants à trouver des solutions. Photo : Steve Remesch
 

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Samedi 11 février 2006

Un défi environnemental individuel

Steve Remesch


Le réchauffement du climat s'accélère. C’est un fait indéniable. Mais faut-il pour autant résigner? Lors du Forum sur les changements climatiques de Genève, qui a été clos vendredi passé, il a été conclu que les progrès seraient trop lents pour modifier les habitudes de production et de consommation.
Bien que les orateurs de ce Forum se soient unanimement mis d’accord pour encourager les économies d’énergie et pour mettre en œuvre un plan de développement des énergies moins polluantes, ils se montrent néanmoins impuissants face au croissement du parc automobile mondial. Or les émissions de CO2 sont la cause principale du réchauffement global.
Ce qui semble avoir été oublié à Genève est que les habitudes de consommation ressortent de  la responsabilité individuelle de chacun de nous. Trop souvent on a l’impression que l’individu se sent dépassé par le réchauffement du climat et impuissant face à l’évolution.
Et non, il ne l’est pas. Les changements de comportement, même les plus infimes, peuvent contribuer à prévenir les émissions de gaz à effet de serre sans affecter notre qualité de vie. En réalité, ils peuvent même résulter dans des économies.
Un premier pas serait d’éviter de laisser le poste de télévision, la chaîne hi-fi ou l’ordinateur sous tension. En moyenne, un téléviseur utilise 45% de son énergie en veille. Si les Européens évitaient de laisser leurs appareils sous tension, les économies qu'ils réaliseraient permettraient d'alimenter en électricité un pays de la taille de la Belgique.
Le recyclage est un autre pas facile à franchir, sans demander trop d’effort. Trier ses déchets et les évacuer de manière appropriée, ne prend pas plus d’une demi-heure par semaine. Recycler 1 kg d'aluminium usagé consomme dix fois moins d'énergie que d'en produire à partir de la matière première. Les usines dépensent nettement moins d'énergie à fabriquer du papier à partir de papier recyclé qu'à partir de pâte à papier.
Un troisième pas serait d’éviter de surchauffer les logements et ainsi le gaspillage d’énergie. En diminuant la température à l'intérieur d’un logement de 1°C seulement, la facture d'électricité ou de gaz peut diminuer de 7%.
Ce ne sont que des exemples parmi beaucoup d’autres, mais ces petits pas à franchir mènent vers un grand progrès.
A nous de jouer!

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Samedi 11 février 2006


Greenpeace porte plainte contre le Conseil fédéral

Le 19 janvier passé, Greenpeace a remis à l´Assemblée fédérale une plainte à l´autorité de surveillance contre le Conseil fédéral qui ne respecterait pas ses engagements en ce qui concerne la réduction des émissions de CO2. L’objet de la plainte, l’introduction d’une taxe sur le CO2 n’est pourtant pas incontesté en Suisse.
Steve Remesch

Le Conseil fédéral s’était engagé à introduire une taxe sur le CO2 émis par les combustibles (mazout, gaz) et les carburants (essence, diesel), si les objectifs de réduction visés par la loi sur le CO2 n’étaient pas atteints. Or le délai prévu pour l’introduction de cette taxe est échu au 1er janvier 2006. Greenpeace regrette que le Conseil fédéral ait laissé passer cette date sans commentaire. Pour l’organisation écologiste, il est évident que les objectifs ne peuvent être atteints sans l’introduction d’instruments incitatifs.

En 2004, des prévisions, mises en avant par Greenpeace, faisaient état d´une lacune de 2.9 millions de tonnes de CO2 en 2010. Or, en tout état de cause, le Conseil fédéral n’aurait pas réagi. Dans le communiqué de presse relatif à la plainte déposée à l’autorité de surveillance de l’Assemblée fédérale, Greenpeace accuse le Conseil fédéral d’avoir succombé aux pressions du lobby pétrolier et de ne pas avoir pas une perception claire de la situation.

Greenpeace attend de l’Assemblée fédérale, qu’elle prenne les mesures prévues par la loi, respectivement choisisse une procédure qui corresponde aux prescriptions de la loi sur le CO2. Le Conseil fédéral devrait en outre être contraint à informer la population de la raison pour laquelle les prescriptions légales n’ont pas été respectées jusqu´à présent.

Dans le communiqué de presse, Alexander Hauri, chargé de la campagne climat chez Greenpeace, constate aussi que «le Conseil fédéral enfreint la loi sur le CO2 de façon irresponsable. Il perd un temps précieux; la Suisse, particulièrement touchée par les changements climatiques, ne peut pas se le permettre. Cela a été particulièrement visible en 2005 où des précipitations et une sécheresse extrêmes ont frappé notre pays.»

L'industrie, les PME et les propriétaires fonciers proposent par contre  de remplacer la taxe CO2 sur les combustibles fossiles par un centime climatique, semblable à celui sur les carburants. Face aux caméras de la TSR, le conseiller national Rudolf Steiner (PRD/SO), également président de l'Association suisse des propriétaires fonciers (HEV), a précisé que cela aurait surtout l'avantage de revenir moins cher à l'économie et aux consommateurs. Il suffirait de prélever entre 1,6 et 1,7 centime par litre de mazout et 1,54 centime par kilo de gaz naturel. On atteindrait ainsi l'objectif de réduction des émissions de CO2 fixé par le Conseil fédéral pour les combustibles fossiles.
Greenpeace ne le voit pas du tout ainsi.  Déjà en 2004 le mouvement écologiste considérait que la proposition du centime climatique aurait comme seul but d’éviter l'entrée en vigueur de la taxe incitative sur le CO2 prélevée sur les carburants et dont l'introduction est prévue par la loi. Elle irait aussi à l'encontre de la diminution de la consommation de carburant. L’argument principal de la proposition du centime climatique serait le fameux achat de certificats d'émissions à l'étranger. Ces certificats d'émissions de CO2 imputés à hauteur de 10 millions de tonnes au nom de la loi sur le CO2 permettraient à l'Union pétrolière de vendre plus de 4.000 millions de litres d'essence supplémentaires, une quantité qui représente un gain de chiffre d'affaires d'environ 5 milliards de francs.

Interrogé par L’Article.ch en  mars 2005 (cf. Archives 03/2005), Yves Zenger, porte-parole de Greenpeace, considérait que le Conseil Fédéral aurait peur de s’engager. « En Suisse, on a de grandes difficultés à admettre et à comprendre qu’une politique en faveur de l’environnement ne se fait pas nécessairement au détriment de l’économie du pays. Ecologie et économie peuvent parfaitement fonctionner ensemble» affirma-t-il, « maintenant le moment est venu pour construire ensemble une politique de développement durable!» Surtout en tant que pays alpin, la Suisse devrait se rendre compte qu’elle est fortement touchée par le changement climatique. Yves Zenger insiste sur le fait que les glaciers fondent dans des proportions jamais vues jusqu’ici, que le permafrost dégèle et que infrastructures, personnes et habitations sont menacées par les glissements de terrain. De grosses inondations, des canicules estivales et la diminution des chutes de neige sont autant d’incitations sans équivoque à agir rapidement.

Steve Remesch


Photo: Steve Remesch

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Samedi 11 février 2006


Centre de tri aux normes helvético européens

Depuis cette année, un nouveau centre de tri des déchets a été ouvert à Lausanne. Le centre Tridel brûle désormais les déchets des communes de pratiquement tout le canton de Vaud, de la Vallée de Joux à la Broye, de Lausanne au Gros-de-Vaud (145 au total), en tenant compte des dernières normes fédérales et européennes sur le développement durable.

Le projet Tridel a été soumis au peuple vaudois en 2001. Ce dernier a accepté par votation un crédit de 90 millions de francs injectés par le canton pour la construction d'un centre d'incinération des déchets à Lausanne, qui, au total, a coûté 360 millions de francs. Les travaux ont donc débuté en décembre 2002 et l'usine a allumé ses fourneaux le 11 janvier de cette année.
Cette usine est à la pointe de la technologie en ce qui concerne le traitement des déchets. Elle est adaptée aux normes fédérales et européennes en ce qui concerne les taux autorisés d'émission de particules. La fumée de combustion est filtrée plusieurs fois avant d'être relâchée dans l'air lausannois, ce qui permet de diminuer les résidus de poussière et d'oxyde d'azote jusqu'à 75%. D'autre part, cette nouvelle usine a permis le développement du chauffage à distance pour 18'000 personnes, chauffage qui est moins polluant que les chauffages traditionnels.
Attaché à la question du développement durable, le Conseil d'administration de l'usine Tridel a également pensé à un acheminement écologique des déchets à l'incinérateur. En effet, c'est par voie ferroviaire que ces derniers arriveront au centre Tridel. Cette voie est reliée au réseau national, ce qui permet une nette diminution des transports par camions.
Cette nouvelle construction a tout de même créé la controverse. Le parti des Verts trouve que le contrôle des émissions n'est pas aussi bon qu'annoncé, puisque le centre émet 10 fois plus de particules que la centrale de Thoune qui est elle aussi moderne. Cependant, il faut alléger cette argument, puisque la centrale de Thoune ne filtre pas les particule de dioxine, au contraire de l'usine Tridel. D'autre part, estiment les écologistes qu'avec sa possibilité de traitement de 140'000 tonnes de déchets par an, l'usine a une trop grosse surcapacité. Néanmoins, la durée de vie d'une usine est d'environ 25 ans. Il a donc fallu prévoir l'augmentation des déchets des prochaines années, ce qui implique actuellement cette surcapacité. Le chef des travaux Olivier Français a déclaré à ce sujet qu'il était nécessaire de développer une solidarité interusines. « Il faut que les déchets des usines puissent être traités par les autres centres lors de nettoyages ou lors de pannes ». Il répond aussi aux opposants, qui critiquent une course aux équipements, que cette usine était nécessaire et qu'elle remplace l'ancienne usine lausannoise d'incinération du Vallon qui avait 47 ans. Il relève également qu'il y aura surcapacité jusqu'en 2008 seulement.
Le problème actuel créé par l'ouverture de ce centre lausannois est qu'il prive le centre d'incinération de la SATOM à Monthey de 30'000 tonnes de déchets par an. Pour ne pas devoir éteindre régulièrement ses fourneaux,  l'usine valaisanne a trouvé un moyen de remplacement provisoire: étant donné que, selon les normes européennes, la mise en décharge est désormais interdite, la SATOM traitera des déchets allemands pendant trois ans. Ensuite, grâce à la démographie grandissante, son périmètre de rattachement aura plus de déchets, et les déchets proviendront alors de sol suisse uniquement.
Les riverains ont donc vécu un grand changement ces derniers jours. L'allumage des fourneaux a provoqué de gros nuages de fumée, et certains habitants dénoncent les odeurs bizarres qui flottent dans l'air depuis la mise en route de l'usine. Les autorités leurs on répondu que cela disparaîtrait rapidement, et qu'il n'y avait rien à craindre. Affaire à suivre!

Céline Rochat

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Samedi 11 février 2006


Une mode qui respecte l’environnement et l’humain

Vous l’ignoriez peut-être, mais en plus du café, du thé, de la bière,
du coca, et du chocolat issus du commerce équitable, voici qu’apparaît la mode équitable. Pantalons, strings et défilés peuvent désormais se décliner dans une version éthique. Une nouvelle vague très stricte qui répond a des règles précises, imposant de travailler avec des artisans qui utilisent des matériaux naturels, et qui respectent l’environnement. Finie la mode futile, bienvenue à la mode intelligente !

Porter de baskets cool, ça ne suffit plus, aujourd’hui pour être au top du top, il faut en plus des baskets éthiques ! VEJA (qui signifie «regarde autour de toi » en Portugais ) est la première marque de baskets issue du commerce équitable «made in Brazil». L’idée est de créer une mode qui respecte la nature avec des matériaux naturels (coton bio et caoutchouc sauvage) mais aussi l’humain, en travaillant uniquement avec de petits producteurs et des coopératives.

C’est une chaîne complète de commerce équitable qui part de la matière première, en passant par les fileuses et assembleuses jusqu’au consommateur. VEJA importe en effet leur production par bateau, le moyen de transport le moins polluant. «C’est une autre logique, tu dépasses la charité car tu fais bien du commerce avec eux, mais du commerce équitable. Les producteurs sont rémunérés en fonction de leurs besoins et de leurs conditions de vie et non selon les cours instables du marché mondial, pour leur permettre de vivre dignement et non survivre.» A titre d’exemple, le prix du coton est payé 60% de plus que le prix du marché, permettant ainsi au producteur de vivre dignement.
 
Un tour du monde d'un an a poussé Ghislain Morillion et Sébastien Kopp, jeunes diplômés en management, à se lancer dans le projet. «Nous avons rencontré une coopérative de producteurs d'Amazonie qui lutte contre la déforestation. Nous avons réalisé alors que le commerce équitable peut avoir un impact local.»  Le résultat : une basket en coton bio et caoutchouc naturel, assemblée directement sur place.

VEJA, proposée comme une alternative issue du choc entre les grosses multinationales et les mécontents, est aussi un défit: est ce qu’il est possible aujourd’hui de réussir à faire une belle basket qui respecte l’homme et son environnement?
Une preuve de cette solution a de l’avenir pourrait être Misericodia une marque qui produit des vêtements de sports dans un atelier de couture attaché à un orphelinat de la banlieue de Lima au Pérou. « Un travail qui ne se situe pas seulement dans la boutique avec le client, mais beaucoup plus largement, un travail solidaire de dialogue, de compréhension des gens avec qui ont travaille et avec qui on se demande comment changer la réalité du Pérou au quotidien.»
Tels des Robins des bois moderne, les deux cofondateurs de ce projet travaillent en étroite collaboration avec les soeurs d’un orphelinat, et s’arrangent avec leur savoir-faire pour distribuer cette petite production locale dans le monde entier (plus de 60 points de ventes dans le monde). Une bonne partie des bénéfices sert à couvrir les frais d’amélioration des conditions des « vlas ».

Ces expériences révèlent qu’il n’y a aucune raison de déconnecter mode et commerce équitable. Au contraire. Si on veut que l’échange commercial soit utile et rentable pour tous, il faut alors proposer des produits réellement attractifs.
 
Entre Nike Reebok Adidas et Veja, on a maintenant le choix. On ne pourra
plus dire qu’on ne savait pas !

Mélanie Francioli

Baskets VEJA disponibles chez "Holala" rue de bourg 10 à Lausanne

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Samedi 11 février 2006

Week-end à Barcelone

Pas de projets après les examens mis à part se détendre et faire la fête?? Alors pourquoi ne pas partir quelques jours à Barcelone ?
Il y a tout à Barcelone : le soleil (presque toute l'année), la plage, une ville médiévale formidablement bien conservée, des parcs, des musées pour tous les curieux, une vie nocturne agitée et quelques célébrités. Barcelone bénéficie également d'un véritable bouillonnement artistique. Elle a vu passer de grands maîtres tel le célèbre architecte Gaudí... Son caractère cosmopolite lui confère le statut de pôle culturel incontournable.

Mais pas où commencer ? La première chose qui frappe, c’est l’harmonie avec laquelle se mélange les styles architecturaux. Les maisons espiègles de Gaudí cohabitent paisiblement avec l'architecture gothique par exemple. Alors pourquoi ne pas commencer par visiter les bâtiments de l'architecte Antoni Gaudí dont la capitale de la Catalogne est si fière (et il y a de quoi l’être!)
Les deux œuvres (car on ne parle même plus de maisons ou d’immeubles) principales se trouvent sur Passeig De Gracia juste au dessus de la Placa Catalunya.
La première « La Perdrera » appelée aussi « Casa Mila » du nom de la famille pour qui elle à été bâtie (1906-1910). La façade est une impressionnante, variée et harmonieuse masse de pierres ondulantes sans  lignes droites, où aussi le fer forgé est présent dans les structures des balcons qui  imitent des formes végétales. Les mansardes sont supportées par des murs d'arcs en brique suivant le style que  Gaudí  avait développé pour l'École de Sainte Thérèse aussi à  Barcelone. Le toit offre une fantaisie exubérante, les cheminées avec des formes qui rappellent  à des  guerriers, les sorties des escaliers, etc., composent une forêt de figures qui surprend par  sa varié et ses formes avancées.
La seconde est la « Casa Batlo » (10904-1906) avec sa façade en mosaïque dont les formes rappellent un dragon, est couverte de céramique.
Pour finir en beauté avec l’architecture de Gaudi il ne faut pas rater la « Sagrada Famillia » ( elle ne se trouve pas sur Passeig De Gracia). La Sagrada Familia a de quoi marquer tant elle change des édifices religieux que l'on a l'habitude de voir: Gaudi signa là son style peut-être plus que sur ses autres réalisations. Il s'agit en effet de l'œuvre la plus évocatrice de sa pensée, de sa vision de l'architecture. Il y applique toute son expérience et donne aussi au connaisseur les moyens de découvrir clairement ses préférences, ses méthodes, l'aboutissement de ses recherches. Monument dégoulinant de béton,la Sagrada Famillia, est le chef d’œuvre de Gaudi.Continuellement en construction (Le début de la construction date de 1883 et les prévisions estiment l'achèvement autour de 2025) à un point tel que les flèches des grues de chantier se confondent avec les flèches de la cathédrale jusqu'à en former un ensemble indissociable. Le mélange des styles (gothique, romantique espagnol, organique, surréaliste et cubiste) donne à ce curieux édifice un aspect qu'il revient à chacun de juger selon sa sensibilité, palais troglodyte ou bougie fondante, la Sagrada Familia reste cependant l'exemple du "modernisme", un style artistique qui se définit par la recherche de l'exubérance des formes pour certains, de la créativité pour d'autres mais qui reste de toutes manières un apport original à l'histoire de l'art.
Comme dit plus haut, Barcelone est une ville multiculturelle surtout du point de vue artistique et bien que je me suis axée sur Gaudi lors de ma première visite, il ne faut pas oublié non plus les oeuvres du jeune Picasso (déjà une terreur à 15 ans), les obsessions d'un Miró d'un Tàpies ou encore d’un Dali.
La vie barcelonaise s'organise autour de la Rambla, véritable artère palpitante qui mène de la Palca Catalunya au port, avec ses fleuristes et ses marchands d'oiseaux. Le soir, les Barcelonais s'y livrent à leur sport national, le paseo (« la promenade ») : on défile en groupe ou en couple sur la Rambla en saluant au passage une foule bigarrée, bruyante et colorée ne pas oublier de faire un petit passage pas la Placa Reial, la place aux palmiers ! Depuis là, il faut partir à la découverte de la ville en allant se perdre dans les nombreuses ruelles qui la composent. Le quartier gothique est le plus sympa avec sa belle église Santa Maria Del Mar, mais les rues telles : Portal de l’Angel qui aboutit sur la Catedral de Barcelona, Tallers, Portaferrissa et bien d’autres ont aussi leur charme propre.

Pour ce qui est du traditionnel esprit de la fiesta à vous de partir à la découverte en fonction de vos attentes et de vos goûts. Chaque soir est l'occasion d'un verre entre amis ou d'un tour sur la piste de danse. Un panachage de fêtes toujours exubérantes envahissent la ville tous les soirs et tout au long de l'année. La chaleur humaine concurrence fortement la canicule estivale et réchauffe largement les basses températures de l’hiver!

Ajoutez à cela des transports en commun très efficaces, les merveilles architecturales, des tapas épatants, une pagaille de restos, de cafés, de terrasses et de salles de concert, des téléphériques, des funiculaires, un tramway, des bateaux, et vous aurez une idée du charme enivrant de Barcelone.

Entre mer et montagne, la capitale catalane a trouvé un formidable équilibre : un pied dans la tradition et l'autre dans l'avant-garde. Cette énorme ville, éclatante de bruits et de vie, file allégrement son bonhomme de chemin, sans faux pas. Alors qu'attendez-vous pour partir ?

Mélanie Francioli


Photos: Mélanie Francioli


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Samedi 11 février 2006

Deux comiques dans l’espace

UN TICKET POUR L’ESPACE – Trois ans après Mais qui a tué Pamela Rose, le duo comique français Kad et O effectue pour la deuxième fois le passage du petit au grand écran. Honnête divertissement, leur Ticket pour l’espace n’est malheureusement pas aussi délirant que nous l’aurions souhaité.

L’HISTOIRE : Pour convaincre les citoyens de continuer à financer la recherche spatiale, le gouvernement organise un grand concours baptisé Un ticket pour l’espace ! Pour participer, il suffit de gratter. Les gagnants partiront dans l’espace pour un séjour dans la station orbitale française. Les heureux élus sont Stéphane Cardoux, un acteur un peu raté (on vient de lui refuser un rôle dans Napoléon contre les Ninjas) mais néanmoins sympathique, et Yoanis, duquel on ne sait pas grand-chose si ce n’est que son frère jumeau est un serial killer. Une fois dans l’espace, l’un des deux décidera de prendre la station en otage...

Depuis le succès en 1994 de La Cité de la Peur, le film de Les Nuls, une ribambelle de comiques issus de la télévision tentent de transposer leur délire sur le grand écran. Kad et Olivier font partie de ceux qui ont plutôt réussi dans leur entreprise. Leur première tentative, Mais qui a tué Pamela Rose, qui reprenait les personnages d’une de leur série de sketchs télévisuels, reflétait parfaitement l’état d’esprit du duo. Ce Ticket pour l’espace, manifestement préparé avec un plus grand soin, n’offre malheureusement pas le même délire.

Pourtant l’idée de départ est plutôt bonne : envoyer des civils dans l’espace et observer leurs réactions. A cela se greffe une sinistre prise d’otage... De quoi se réjouir quand on connaît le potentiel comique de Kad et Olivier ! Mais aussi étrange que cela puisse paraître, le duo et le réalisateur semblent privilégier l’histoire plutôt que la déconne. Car ce Ticket pour l’espace est un film bien écrit, avec une véritable trame, des rebondissements et des personnages consistants ! Las, ces indéniables qualités semblent freiner les ardeurs comiques des auteurs, comme s’ils étaient continuellement en train de choisir entre le vraisemblable et le burlesque. Conséquence de ces hésitations, les tentatives de rendre le film franchement délirant (le dindon-alien par exemple) sont trop rares et tombent un peu comme un cheveu sur la soupe. Elles rappellent aussi ce qu’aurait pu être le film de Kad et Olivier s’ils avaient véritablement laissé carte blanche à leur délire.

Soigné et bien écrit, Un Ticket pour l’espace perd donc malheureusement en effet comique ce qu’il gagne en cohérence. Dommage quand on voit que la plupart des comédies actuelles ne sont que des successions de gags sans queue ni tête. Vraiment dommage. L’équilibre entre humour et scénario est décidemment bien fragile...

Didier Nieto

De Eric Lartigau. France. 1h30. Avec Kad Merad (Stéphane Cardoux), Olivier Barroux (Beaulieu), Guillaume Canet (Yoanis Guérin), Marina Foïs (Soizic), André Dussolier (Werburger),...

 

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Samedi 11 février 2006

Une princesse des tôlards et l’imaginaire

Viviana von Allmen


Au théâtre Palace, lundi 23 janvier, Nathalie Saugeon nous a offert avec « Histoire de vivre » un spectacle tout en rêveries.
Il s’agit de sa première pièce, qu’elle a écrite à l’âge de19 ans.
Le texte est poétique mais incisif,
La mise en scène de Catherine Hauseux se concentre sur les 4 comédiens qui maîtrisent à la perfection différents registres de langages autant que les silences. La lumière et le son, gérés par Jean-Luc Chanonat, scandent la transformation des esprits, et le retour a une force de vivre.
Dans une cellule d’une prison quelconque, deux prisonniers purgent leur condamnation à vie. Ce sont Simon et Yvan qui partagent le même espace sans fenêtre. Pourtant dans leur cachot il y a trois cochettes. Ce dernier matelas sera occupé encore une fois. L’arrivé d’un nouveau, jeune, du genre discret, suscite des regards de malveillance entre les deux anciens résidents. Manifestement, les choses risquent de très mal se passer pour lui. Mais Germain se met à raconter des histoires qui vont, peu à peu, bouleverser totalement les rapports entre les trois hommes. Sa première action est celle d’ouvrir la fenêtre de l’imaginaire qui se loge dans tout un chacun. 
Des jours d’une insupportable monotonie s’écoulent pour Yvan et Simon dans ce sordide milieu carcéral. Mais un jour, la porte de leur univers s’ouvre et emporte un nouveau détenu. Tout de suite ils le narguent et la violence s’installe… Mais au cri de « Gardien Gardien ! » tout rentre dans l’ordre. Quand la geôlier paraît, Germain cherche à justifier son appel en disant :  «Une cartouche pour les messieurs et des aquarelles, s’il vous plaît »
Le « petit » dessine une fenêtre qui sera l’issue de leurs imaginaires. Germain nous emporte avec maîtrise dans ses métaphores, grace aux talents multiples de Stéphane Durant. Il commence à se transfigurer en Enna la Princesse, en géant des ténèbres et en milliers de «Torrides». Les personnages sortent  de son cahier vert, qu’il garde jalousement. Ses deux compagnons sont à l’hauteur. Charles Meurisse dans le personnage de Simon, qui est resté gamin, réussit magnifiquement à nous transporter dans sa cruelle enfance, et avoue l’incompressibilité de son crime dans un récit plus qu’émouvant. Quant à Arnaud Perrel incarnant Yvan, il joue son rôle à la perfection, en maintenant une distance virtuelle à travers son monde irréel entre le public et son personnage.
Les jours se succèdent et une étincelle de rêverie s’installe dans l’esprit des trois prisonniers. Leur univers n’est plus le même dans la cellule règne une complicité de l’imaginaire.
Une pièce forte, qui ouvre à la réflexion sur les événements qui ont bouleversé nos vies.


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