Texte libre

A propos de nous

L'ARTICLE.CH est une publication mensuelle traitant de sujets d'actualité suisses, selon différentes rubriques.
« La Une » aborde chaque mois un sujet central choisi dans l’actualité. 
Les rubriques adjacentes couvrent la culture, la société, l’économie et le sport.
Le média Internet se révèle comme particulièrement intéressant en tant que support flexible et facile d’accès.

Créé en décembre 2004 par un petit groupe d'étudiants en journalisme et communication à l'Université de Neuchâtel, ce projet permet aux étudiants journalistes de s'exercer sur le terrain, de récolter des expériences et leur fournit une plateforme de publication.

 
Extrait des statuts de l’Association du magazine sur Internet « larticle.ch »

Article 3

L’Association a pour buts

• D’offrir des espaces rédactionnels interactifs répondant aux besoins de répandre l’information et la culture, ainsi que de divertir et d’éduquer.

• De créer, développer et gérer un site Internet ouvert à la formation et à la pratique de futurs journalistes

L’association vise essentiellement à :

a) encourager le dialogue interculturel entre les différentes communautés et promouvoir  le développement culturel et professionnel de ses membres ;

b) offrir à la population une information libre et indépendante ;

c) favoriser les échanges interculturels et promouvoir la liberté d’expression ;

d) défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales ;

e) encourager la solidarité, la cohésion sociale et le développement de la vie culturelle, artistique et associative ;

f) offrir à ses membres des formations dans les domaines des médias et des nouvelles technologies de la communication et de l’information


Editeur responsable et présidente:
Viviana von Allmen
Vice-président :
Steve Remesch
Caissier :
Willy von Allmen
Secrétaire :
Mathieu Maridor
Porte-paroles :
Céline Rochat
Deborah Sohlbank
Didier Nieto

 

 

 

 

 

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Recherche

Commentaires

Mercredi 11 janvier 2006

 

Culture : Théâtre

Ménage de vie et de mort

Viviana von Allmen
Au Palace lundi soir pour l’avant dernière représentation des Spectacles français de l’an 2005 : « Six pieds sur terre », pièce de Daniel Soulier.
Cette mise en scène signée de son propre auteur explore la relation complexe entre la vie et la mort. Une histoire d’amour optimiste entre les vivants et les morts.
L’histoire oppose d’une manière subtile les nobles sentiments d’une femme touchée par les affres de la vie à l’héritage de sorcellerie paysanne.
Le commémoration d’anniversaire de son unique fils déjà mort est depuis des années un rende-vous incontournable. Mais cette fois ci il ne sera pas seul avec maman, la famille se retrouve en plein. Seule une intruse viendra à perturber cette cérémonial des esprits. Ce cette voisine impertinent, qui en ignorant la situation, leurs apporte des désirs et des regrets. Sa présence sur un terrain inconnu provoquera des douloureux bouleversements …
Dans une scénographie sobrement voulue et crée par Camilla Barnes, les différentes séquences de joie, douleur ainsi que de violence s’enchaînent.
Dans un paisible environnement de campagne, l’impossible vient d’arriver.
Marthe, la sorcière est magnifiquement interprétée par Laurence Kélépikis, incarne le personnage centrale. Son caractère marque différents tons tout au long de la pièce. Elle est une femme sèche qui ne pleure plus, et fait le ménage dans la cuisine de sa ferme au rythme d’une chanson en attendant ses ôtes.
C’est son père Joseph, dont le rôle est tenu par Christophe Poulain, comédien très physique dégageant aigreur et tendresse qui rentre en scène le premier.
Les dialogues entre Marthe et Joseph - le Poilu- prennent la forme de la quête qui se heurte à l’absence de sa femme et l’inacceptation d’avoir une fille plus âgée que lui même.
Le chérubin de maman, maladroit et capricieux dans la peau de Pierre-Henri Puente, se précipite sur les planches. Il porte sur le dos le lourd fardeau de n’avoir jamais pu être quelqu’un de bien aux yeux des villageois. 
Henri Bruno Subrini, le mari de Marthe est un héros de la Résistance mort en martyr. Dur personnage maquisard, il finit par avoir le plus beau geste envers son fils, il lui permet de prendre son identité.
Soudainement, Anne, la jeune fille, jouée par Sylvie Pascaud essaye sans succès de contrebalancer le rôle de la maîtresse de maison. Elle est invitée avec agressivité à quitte le lieu «sacré». Son inconscience et la tentation charnelle de front à trois nouveaux males dans les parages, la font rester à ses risques et périls…
La pièce mélange habilement les vivants et les morts est émouvante et drôle.

V.vA


 

Soupçons à la sauce de thérapie.

Viviana von Allmen
Sur une musique de thriller, les lumières du théâtre Palace s’éteignent,… et un cri retenti dans la salle.
Les Spectacles Français présentent : « La nuit des soupçons » de Claude Broussouloux. Une mise en en scène de Sébastien Bernard.
L’auteur, médecin, a publié des récits, de nombreux essais et des ouvrages scientifiques. Il a fait également une incursion dans le domaine policier, et est venu au théâtre par l’écriture radiophonique. Il publie plus d’une quinzaine de titres.
La pièce nous parle d’un couple d’un âge avancé. Leur histoire est sans relief Or, un bon matin, à l’improviste, c’est madame -Sophie Margalet- qui déclenche une situation dramatique en voulant quitter le  foyer conjugal à n’importe quel prix. Son mari -Claude Laucournet- en reste perplexe devant sa tasse de café.
Le couple est confronté par la suite à deux visiteurs très étranges -Laure Reutermann et Donatien Mousset- qui s’introduisent dans leur appartement. Leurs  récriminations vont dégénérer en un va-et-vient sans fin… sans qu'il soit possible d'en saisir les motivations respectives!...
Le décor est simple, pour ne pas détourner l’attention du public d’un sujet frôlant la pathologie.
Dans un ménage cliniquement propre, ce vieux couple s’affronte tout au long du premier tableau. Elle, d’une allure d’ange, lui surfant sur sa vague de suffisance entament une petite discussion. Dialogues et incongruités se suivent. Sans explication aucune, Madame annonce qu’elle quitte le domicile commun. Ces échanges nous mènent au départ de la femme. Mais elle va, tout de suite, réapparaître sur scène. Son mari la tance d’une remarque :  « Une fausse sortie comme au théâtre ? »
Le climat est oppressant mais, les protagonistes ne sont pas crédibles.
Voici une surprise inimaginable : deux personnages entrent en scène et menacent le vieux couple qui est pris en otage par ces deux jeunes sortis de nulle part!
Les situations d’hystérie mêlées à des scènes de séduction déplacées qu’interprète le couple de malfaiteurs sont portées à l’extrême, privées de tout sens esthétique. C’est déconcertant.
La trame de la pièce ne peut que vaguement se laisser entrevoir dans le deuxième tableau.
Insoupçonnable, du « copier coller » on recommence le même spectacle, sauf qu’après le café, c’est la police qui fait incursion, et arrête Monsieur pour des actes inavouables...
Le pièce, bien que fortement tragique, ne compense pas la frustration d’un public qui n’est pas branché dans l’univers freudien.

 





 

par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 11 janvier 2006

   



FC Barcelone : le goût du beau jeu malgré le calme des gradins

A l’occasion de la quinzième journée du championnat d’Espagne, Le FC Barcelone, l’un des clubs européens les plus titrés, reçoit le FC Séville dans son antre du Camp Nou. Fidèle à sa très longue tradition, le Barça prodigue un jeu offensif et attrayant, dans un stade où règne un surprenant silence.
Didier Nieto

Si pour certains d’entre nous Barcelone évoque avant tout une ville touristique où il est agréable de passer un week-end, pour d’autres la capitale catalane est avant toute la cité de l’un des clubs de football les plus mythiques d’Europe : le FC Barcelone.

Riche d’un palmarès à rendre jaloux bon nombre de ses adversaires (17 titres de champion d’Espagne, 24 Coupes d’Espagne, vainqueur de la Ligue des Champions en 1992,...), le Barça est en outre actuellement reconnu comme l’équipe du continent qui produit le plus beau jeu. Fondé en 1899, le FC Barcelone s’est d’ailleurs toujours défendu de pratiquer un jeu offensif et spectaculaire, à l’image des immenses joueurs qu’il a comptés dans ses rangs : Maradonna, Johan Cruyff ou Rivaldo pour ne citer qu’eux. 

Au-delà de la dimension sportive, le FC Barcelone est également le premier représentant de l’identité catalane. En effet, la Catalogne est, avec le Pays basque, la région la plus fortement soumise à des dissensions politiques et économiques concernant l’autonomie par rapport à Madrid. Les rencontres opposant le Barça à son éternel rival le Real Madrid deviennent ainsi de véritables vitrines des tensions qui existent entre la capitale économique et la capitale administrative. Les éventuels trois points que rapporte une victoire contre le Real dopent donc plus l’orgueil catalan que ne le fera jamais le discours d’un politicien.

La rencontre du dimanche 11 décembre ne devrait toutefois pas déchaîner les mêmes passions. Dans un climat polaire, le FC Barcelone reçoit le FC Séville, pour un match comptant pour la quinzième journée du championnat. Leader incontesté de la compétition depuis plusieurs semaines, le Barça n’a apparemment pas grand-chose à craindre de son adversaire du jour, alors huitième au classement. Une partie qui semble donc idéale pour admirer le jeu offensif et attrayant des Catalans et voir ailleurs qu’à la télé les prouesses d’un certain Ronaldinho.

Récemment sacré Ballon d’Or (trophée annuel récompensant le meilleur joueur évoluant en Europe), le Brésilien a donné une nouvelle impulsion au FC Barcelone, où il est arrivé en 2003. Mais ce qu’il y a de plus admirable encore chez lui que ses passements de jambes déconcertants ou ses fulgurantes accélérations, c’est qu’il fait ce que beaucoup d’autres joueurs et dirigeants semblent avoir oublié de faire : il prend le football pour ce qu’il est à la base, un jeu.
De cette rencontre du dimanche 11 décembre, Ronaldinho gardera sans doute un souvenir particulier. C’est en effet à cette occasion qu’il a présenté son prestigieux Ballon d’Or à ses supporters. Moment plein d’émotion puisque c’est la maman du joueur qui est venue sur le terrain pour lui remettre le précieux objet. Objet qu’il n’a d’ailleurs pas oublié de partager avec ses coéquipiers. Eh oui, le football est un sport collectif !

Après cette courte cérémonie, place au match ! Le coup de sifflet retentit et plonge aussitôt le stade dans un... silence de cathédrale ! Pas de cris, pas de chants. Le Camp Nou, correctement rempli pourtant (62'000 sièges occupés sur les 90'000 que comprend l’enceinte), semble éteint. Renseignements pris auprès de quelques habitués, cette situation est tout à fait normale à Barcelone (bien qu’en l’occurrence, le froid joue un rôle supplémentaire dans l’attitude générale). Les gens viennent au stade pour voir le match et non pour se défouler. La seule rencontre qui déchaîne véritablement les supporters est celle, bien sûr, qui oppose le Barça au Real.
Le calme des gradins, ponctué de temps à autres par quelques timides encouragements et par quelques sifflets (ayant pour cible l’arbitre évidemment), ne semble cependant pas freiner les élans des acteurs de la pelouse. Sur son côté gauche, Ronaldinho régale ses admirateurs (et ses coéquipiers par la même occasion) de quelques gestes techniques de haut vol. Mais après un premier quart d’heure de bon niveau, le froid, après s’en être pris aux spectateurs, semble gagner les joueurs. Et le match de tomber dans une certaine léthargie. 0-0 à la mi-temps. Les deux équipes rejoignent les vestiaires sous le regard compréhensif des spectateurs.

Au retour de la pause, Frank Rijkaard, l’entraîneur du Barça, semble avoir remotivé ses troupes. Les Blaugrana monopolisent le ballon et organisent un état de siège devant la cage du portier sévillan. Souvent payante, cette stratégie peut également s’avérer risquée. En attaquant de la sorte, on offre des espaces en défense à l’adversaire. Et lorsque celui-ci possède des joueurs rapides, le contre est parfois fatal. 67ème minute : Barcelone 0, Séville 1. Mais comme on le dit souvent, c’est dans l’adversité que l’on reconnaît les grandes équipes. Comme quoi, il suffisait que le FC Séville marque pour réveiller les joueurs catalans. Samuel Eto’o égalisera quelques minutes plus tard. 1-1. Et vous l’aurez deviné, c’est Ronaldinho qui aura l’honneur de marquer le but de la victoire. Tout un symbole. Heureux comme un gamin, le Brésilien fêtera son but comme s’il s’agissait du premier.

Au coup de sifflet final, l’hymne du Barça retentit dans tout le stade et réchauffe quelque peu le cœur des supporters. Selon quelques habitués, cette partie ne restera pas dans les annales. La température polaire semble avoir eu raison et de la ferveur des spectateurs, et de la motivation des joueurs. Reste la victoire diront certains. Mais pour les supporters du Barça, la victoire n’est belle que si elle acquise avec la manière. Et c’est autour cette philosophie justement, de plus en plus rare dans le football, qui prône le beau jeu avant le résultat, que s’est bâti le mythe du FC Barcelone.
D.N.


 

 



 

par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 9 décembre 2005

Noël et traditions

Pasteur à l’aumônerie des étudiants de l’université de Neuchâtel, Jean-Jacques Beljean met en évidence les contrastes entre la fête de Noël d’aujourd’hui et les intérêts commerciaux. Cadeaux et festivités sont-ils les ingrédients de la mobilisation des sentiments ? Photo : Steve Remesch

 
La culture coûte cher…

Samedi 3 décembre cinq cent manifestants ont exprimé leur mécontentement par rapport aux coupes prévues dans le budget cantonal neuchâtelois de 2006. La réduction des subventions cantonales à la culture indépendante a été dénoncée lors de deux rassemblements de protestation. Photo : Steve Remesch

 
Conférence

"De l'étude à la pratique du journalisme". Alain Meyer, journaliste RP depuis 1990 parlera de ses expériences et de la réalité à laquelle se confronte toute personne qui veut travailler dans un média. Le jeudi 8 décembre 2005 à 18h 30 à la Faculté de lettres et sciences Humaines NE en salle RN04 Photo : Viviana von Allmen

 
Expérience de la durée

8ème biennale d’art contemporain de Lyon présente : le travail de soixante artistes internationaux. Rendez-vous avant les fêtes de fin d’années, en France voisine pour un petit voyage de l’esprit et des sens. Photos : Virginie Burion

 
Les Sea Girls

Dans la tradition du cabaret, ces quatre chanteuses et comédiennes françaises interpréteront des chansons inédites, écrites par Jean-Max Rivière. Les chansons mises en scène sont de véritables petites pièces de théâtre. Le spectacle offre un reflet du monde, entre rêves d'amour et ironie mordante. Photo : ldd

 
La reconstruction après la tempête

Le football a déjà réservé nombreuses surprises depuis sa création. Mais celle du stade de Fenerbahçe à Istanbul le 16 novembre dernier fut unique. Aujourd’hui, la FIFA à travers ses efforts pour promouvoir le fair-play et la tolérance semble livrer une bataille perdue.

 


par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 5 décembre 2005

Esprit de Noël, es-tu (encore) là ?

Didier Nieto
Chaque année, c’est la même chose. Septembre commence à peine que les guirlandes et les sapins envahissent les magasins. Impossible dès lors de faire ses achats sans rencontrer des vendeurs déguisés en lutins sautillants. Tout aussi impossible : allumer sa télé ou sa radio et passer à côté des pubs pour les nouveaux jouets ou les super conseils des spécialistes qui nous disent tout ce qu’il faut qu’on fasse pour être sûr de ne pas louper son réveillon (ce qu’il faut manger, porter, acheter, racheter).
Résultat des opérations, novembre n’est pas terminé que l’on se réjouit déjà d’être en janvier ! Parce que de toute façon Noël c’est qu’une fête commerciale, un truc de capitalistes qui ne font qu’exploiter les bonnes dispositions des consommateurs pour leur vendre n’importe quoi (honnêtement, des sapins avec des boules, c’est même pas très joli et en plus ça met des aiguilles partout dans le salon).
Alors quand le 25 décembre arrive enfin, on se dit que toute cette mascarade touche presque à sa fin. Plus que le réveillon à passer. On se met donc à table avec toute la famille. Chouette du foie gras ! et pour le dessert ? une bûche bien sûr ! Avant d’ouvrir les cadeaux, on se vante un peu de s’y être pris à la dernière minute pour montrer qu’on est un peu rebelle. Ensuite on constate une fois de plus qu’offrir quelque chose à quelqu’un c’est aussi sympa que l’inverse. Et on sourit un peu en écoutant le petit cousin réciter devant le sapin la poésie qu’il a apprise à l’école (et on se marre franchement en se disant qu’il n’y a pas si longtemps c’était nous qui étions à sa place). Et à la fin de la soirée, ben on se dit que Noël c’est quand même bien et qu’on a été bête de ne pas s’en réjouir d’avantage ! Chaque année, c’est la même chose.
Joyeux Noël !



par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 4 décembre 2005


Pour la sauvegarde de la culture indépendante

Samedi 3 décembre cinq cent manifestants ont exprimé leur mécontentement par rapport aux coupes prévues dans le budget cantonal neuchâtelois de 2006. La réduction des subventions cantonales à la culture indépendante a été dénoncée lors de deux rassemblements de protestation.
Steve Remesch

C’est un appel d’urgence qui est lancé par les organisateurs du ‘Mouvement 1005’. Un appel à la sauvegarde d’une culture vivante et diversifiée dans le canton de Neuchâtel. Bien qu’ils se disent conscients des difficultés financières des collectivités publiques, ces créateurs indépendants craignent, qu'à très court terme, les activités culturelles indépendantes ne puissent passer à la trappe. En considérant que ces coupes budgétaires prévoient une diminution de 60% des subventions à la culture indépendante, les craintes ne sont pas anodines. Elles passeraient ainsi de 450’000à 180'000 francs.

Le ‘Mouvement 1005’ (pour octobre 2005) insiste sur le fait que ces coupes pourraient entraîner la disparition de nombreuses manifestations dans le canton. Le comédien et metteur en scène Matthieu Béguelin, un des initiateurs du mouvement, exprime sa déception quant au manque de reconnaissance politique du travail fourni par les artistes indépendants dans le canton. « Il faut d’abord changer cette vision des choses du côté des autorités», affirme-t-il. « Ensuite il faudrait toute une série de mesures qui peuvent garantir l’accès des artistes indépendants aux fonds. »  Les autorités ne se rendraient pas compte des conséquences d’une telle réduction des dépenses à la culture. « Depuis plusieurs semaines le ‘Mouvement 1005’ ne se lasse pas d’informer les partis politiques et les députés sur l’importance du travail des artistes indépendants et de les rendre attentif aux conséquences à moyen et à court terme d’une réduction significative des subventions à la culture », raconte Matthieu Béguelin.

Dans son projet de budget, le Conseil d'Etat a également renoncé à financer la participation de Neuchâtel à la Haute école de musique de Suisse romande. Cette décision revient à supprimer au sein du Conservatoire la filière d'enseignement de la musique destinée aux musiciens professionnels. C’est la raison pour laquelle le mouvement «A Demain», qui défend la survie de l'enseignement de la musique, s’est joint aux actions du ’Mouvement 1005’.
La manifestation du 3 décembre, qui était organisée sous l'enseigne de: « La culture coûte cher? Essayez la barbarie! » comportait deux cortèges. Le premier rassemblait deux cent personnes à dix heures du matin à la promenade des Six-Pompes à la Chaux-de-Fonds. Par l’avenue Léopold-Robert les manifestants ont rejoint la gare. Une partie des manifestations a pris le train pour Neuchâtel, où avait lieu le second rassemblement. Dans une ambiance festive trois cent personnes environ ont traversé le centre-ville pour rejoindre le château où plusieurs orateurs portant des nez de clowns ont pris la parole. Les organisateurs se sont montrés contents du déroulement et du succès de la manifestation, non sans exprimer leur regret de ne pas avoir pu rencontrer la conseillère d'Etat Sylvie Perrinjaquet.
Dès mardi le 6 décembre, jour où le Grand Conseil entamera l’examen du budget 2006, il sera visible si l’action du ‘Mouvement 1005’ a porté ses fruits.
S.R.

Photos: Steve Remesch

par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 4 décembre 2005


Interview de Jean-Jacques Beljean

Jean-Jacques Beljean est pasteur à l’aumônerie des étudiants de l’université de Neuchâtel. Avant cela, il a occupé pendant cinq ans la parois

se francophone de Bâle, puis pendant sept ans, une paroisse à la Chaux-de-Fonds. Il a également été président du conseil synodal pendant douze ans. Il a accepté de répondre à quelques questions au sujet de Noël et de sa signification.

Quelle est la spécificité du Noël protestant ?
Le protestantisme a une aversion pour les liturgies compliquées. Mais depuis quelques années, il connaît un renouveau liturgique. Peut-être est-ce dû à l’influence de Taizé et de frère Roger . Le protestantisme a retrouvé des formes anciennes comme la veillée de Noël, depuis environ une trentaine d’années. Il se réintéresse à la tradition, et c’est plutôt quelque chose de positif. On redécouvre l’Eglise et des traditions qui ont un sens. Cela a renforcé la tradition de Noël.
Lors de la réforme à Neuchâtel, on avait supprimé la fête de Noël, jugée mineure par rapport à la fête principale de la tradition chrétienne, Pâques. Elle a été ensuite réintroduite au XVIIème siècle sous la pression populaire.
Effectivement, Pâques est centrale dans la christianisme. Mais Noël fait la spécificité de la foi chrétienne, car elle marque le fait que Dieu s’est fait humain. C’est l’incarnation de Dieu. Et ce fait n’existe dans aucune autre religion. Noël signifie un changement dans la « politique » de Dieu. Avant, Dieu avait un rôle de créateur, un rôle historique et même politique (si l’on regarde l’histoire du peuple d’Israël). A partir de la naissance du Christ, Dieu a une nouvelle stratégie : faire tout à travers l’être humain. Dès ce moment, trouver Dieu, c’est regarder l’autre.
Noël a ce sens-là : Dieu s’est fait homme.

Avez-vous l’impression que le Noël chrétien a fait place à un Noël païen, avec une dérive commerciale ?
La fête de Noël est redevenue comme la fête de la lumière chez les Romains. On retrouve ces aspects de lumière, de couleurs, de musique, et de sentimentalité. En plus de cela, il y a dans Noël aujourd’hui des intérêts commerciaux. Mais ce côté commercial symbolise le besoin des gens de donner et de recevoir. Ce sont les ingrédients de la mobilisation des sentiments.

Pensez-vous qu’il faudrait tenter de modifier cela ?
Il ne faut pas changer les choses. Il faut les infléchir. La date de Noël a été fixée arbitrairement car on ignore la date de naissance de Jésus. Mais elle est très proche de la date de la fête du soleil. On a donc christianisé une coutume antérieure. On pourrait aujourd’hui christianiser ce Noël commercial comme une fête de la solidarité. En se faisant homme, Dieu s’est fait solidaire avec les humains. L’être humain doit maintenant être solidaire avec les autres hommes.

Et que faites-vous pour cela ?
Il faut avoir des contre-modèles, pas des oppositions, en proposant des moments de célébration, des mouvements de solidarité, par exemple. Pour moi, l’opposition est stérile. Il faut conserver un vrai signe du sens de Noël en « négociant » avec les commerçants, par exemple. L’aspect commercial des fêtes est au détriment de la solidarité, et très difficile à vivre pour certaines personnes. Ce n’est pas un jugement. Mais aujourd’hui, Noël peut être une source de plaisir et de souffrance (au niveau matériel). Pour ma part, je préférerait une simplicité solidaire.

Quel est votre rôle dans tout cela, en tant que pasteur ? Pensez-vous devoir être un garant des traditions religieuses ?
Mon rôle n’est pas lié à la fête de Noël. Le rôle du pasteur est de faire que les autres soient plus tolérants et plus solidaires les uns envers les autres. Car dans l’autre, il y a aussi une image de Dieu, et Noël exprime très bien cela. Je ne suis pas un garant des traditions, mais un transmetteur. Mon rôle est de transmettre le sens et la valeur de la tradition. C’est une question de foi. La foi est quelque chose de personnel. De même que Dieu a pris forme humaine dans une crèche, de même, il a pris place dans la société du premier siècle. Il doit maintenant prendre place dans celle du vingt-et-unième siècle. C’est le même mouvement.

Avez-vous observé un rapprochement des gens avec l’Eglise au moment de Noël ?
Il y a des gens qui viennent au culte de Noël alors qu’ils ne viennent pas le reste de l’année. C’est un besoin de retrouver une identité chrétienne et communautaire. Noël rapproche. Ce n’est pas un signe que les gens sont ritualistes. C’est vraiment un besoin de religion. Ça éveille en eux le meilleur, quelque chose de plus, d’insoupçonné. Pour moi, rapprochement au moment de Noël est très positif.

Propos recueilli par Anne-Marie Trabichet


par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 4 décembre 2005

Expérience de la durée à Lyon

Expérience de la durée, tel est le titre de la 8ème biennale d’art contemporain de Lyon. Parlant de durée, vous pouvez vous rendre à cette manifestation jusqu’au 31 décembre prochain. Le travail de quelque soixante artistes internationaux  a été réparti sur 5 sites : le Rectangle, la Sucrière, le Musée d’art contemporain, l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne et le Fort Saint-Jean.
Virginie Burion

Avant de vous donner quels ont été les points forts que j’ai noté lors de cette visite, quelques mots sur sa thématique : Expérience de la durée. Dans l’édition spéciale de artpress, un des deux commissaires de cette biennale, Nicolas Bourriaud, dit à Damien Sausset que, si « cette biennale prend le temps pour point de départ, […] il ne s’agit en aucun cas d’une exposition thématique [mais] plutôt d’un parcours à partir duquel s’articulent différentes problématiques». Il est surtout question de travailler sur le temps, dans le sens où les artistes exposants sont aussi bien issus des années 1960 que d’aujourd’hui. Bourriaud ajoute : « En confrontant des artistes de différentes générations, nous avons voulu utiliser l’énergie et les motifs de la fin des années 1960 pour éclairer le présent».
Sachant cela, lançons-nous donc dans cette 8ème biennale lyonnaise. J’ai visité, en premier lieu, le Rectangle. Un seul artiste, Wim Delvoye, y est exposé. Le site est petit, il ne comporte que trois salles de taille moyenne. Dans la première, l’artiste nous dévoile sa collection de 4000 étiquettes de La vache qui rit provenant du monde entier. Nous avons ensuite affaire à 11 peaux de cochons tatouées et mises sous verre. Pour finir, dans la troisième pièce, se trouvent trois écrans sur lesquels est projeté un film de ces cochons dans leur ferme.
Après cette originale intrusion entre vaches et cochons, je me suis dirigée au bord du Rhône afin de prendre la navette fluviale direction : la Sucrière. Trente minutes sur l’eau et me voici devant l’imposant bâtiment de trois étages. Sur les 7000 m2 d’exposition est réunie plus de la moitié des artistes. Étant donné l’ampleur de la chose, je ne vais vous parler que des œuvres qui m’ont le plus marquées. La première est une salle verte, remplie d’un épais brouillard dans lequel il faut se diriger tant bien que mal, sans heurter qui que ce soit, dans le but d’accéder à la sortie. Nous devons cette œuvre sensorielle à Ann Veronica Jansens. Claustrophobes, s’abstenir ! Dans le même genre, j’aurais voulu essayer la salle remplie de ballon de baudruche roses, de Martin Creed. Cette œuvre doit également être traversée pour arriver à la sortie. Mais la file d’attente interminable à l’entrée de celle-ci m’en a dissuadé… Au fil des salles s’enchaînent des photos, tableaux, vidéos et installations aussi bien ludiques que surprenantes, intrigantes, drôles ou même dérangeantes. Au second étage se trouve une série de photos de John Miller. En rapport avec la problématique du temps, il a, depuis 1994, fait une photo chaque jour, entre 12 heures et 14 heures, quel que soit l’endroit où il se trouve. L’intégralité de ces photos n’est pas visible. Cependant, il y en a un nombre conséquent qui permet de se rendre compte de ce que l’artiste voulait montrer. Ceci est précisément la suspension des activités et du temps durant cette période de la journée.
Ayant passé beaucoup de temps à la Sucrière, à la sortie de celle-ci, il était trop tard pour aller au Fort Saint-Jean comme je l’avais prévu. J’ai alors décidé d’abandonner cette idée ne pouvant donc pas vous parler de ce site. 
Le lendemain, je me suis rendue au Musée d’art contemporain. Seuls sept artistes y sont présentés. Par conséquent, chacun a une grande surface à disposition pour déployer pleinement son travail. Daniel Buren occupe l’intégralité du deuxième étage. Il a mis en place de grands panneaux de plexiglas verts, bleus, jaunes et roses. D’autres sont décorés de grandes lignes blanches verticales. Et au fond de la salle se trouvent des échafaudages. La lumière du soleil passe à travers ces panneaux et, se déplaçant sans cesse, elle fait que l’œuvre est en perpétuelle mutation. De part ses couleurs, sa luminosité et sa grande superficie, cette salle est agréablement calme voire apaisante. Autre installation d’une certaine envergure : celle de Brian Eno. Nous entrons dans une pièce sombre où se trouve un  mobile composé de quatre carrés de grandeur croissante sur lesquels les lumières de plusieurs spots se meuvent. Eno y ajoute une calme mélodie ainsi que deus bustes au sol éclairés d’une lumière blanche. Il est plaisant de rester quelques minutes devant cette œuvre et d’y observer le mobile bouger et changer de couleur avec beaucoup d’esthétisme.
Pour clore cette de la biennale, je me suis arrêtée à Villeurbanne. Les ouvrages d’une quinzaine d’artistes sont présentés à l’institut d’art contemporain. La visite débute par une vidéo de Yoko Ono. Il s’agit d’un film de cinquante et une minutes intitulé Smile n5. On y voit un plan fixe sur le visage de John Lennon qui garde la même expression durant tout le film excepté deux secondes, seulement, où il sourit. Quelques salles plus loin, se trouvent des dizaines de petites aquarelles encadrées. Ceci est le travail de Bruno Peinado qui est aussi présent à la Sucrière avec son Gris du ciel. Ses aquarelles semblent être des essais, des ébauches d’idées, ce qui rend leur exposition au spectateur comme une sorte d’immersion dans l’activité de l’artiste. Quantité d’autres créations en tout genre sont à voir à cet institut ainsi que sur les quatre autres sites de la biennale d’art contemporain de Lyon. Alors s’il vous reste quelques jours de libres avant les fêtes de fin d’années, pourquoi ne pas aller en France voisine pour un petit voyage de l’esprit et des sens ?


Virginie Burion


par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 4 décembre 2005

La révolution manquée de Valérie Lemercier

PALAIS ROYAL ! – Pour son troisième film, Valérie Lemercier s’attaque à l’univers des têtes couronnées. Comédie satirique, Palais Royal est servi par des interprètes inspirés, mais l’ensemble manque de rythme et d’inventivité.

L’HISTOIRE : A la mort de son roi de père, Arnaud est appelé à la surprise générale à lui succéder sur le trône, avec sa femme Armelle pour princesse. Mal à l’aise avec les médias et les innombrables protocoles, celle-ci se heurte de surcroît à l’intolérance de sa belle-mère. Mais lorsque Armelle découvre que son mari la trompe, elle décide de mettre son grain de sable dans les affaires apparemment tranquilles de la famille royale...

Malgré un potentiel comique qui semble inépuisable, l’univers des têtes couronnées n’a que rarement été porté à l’écran. Apprendre que Valérie Lemercier, humoriste dont le sens du sarcasme et de la dérision n’a plus rien à prouver, avait décidé de s’attaquer au sujet était donc plutôt une bonne nouvelle. Malheureusement, Palais Royal exploite mal ce qui semblait être du pain béni pour une comique du calibre de Lemercier. La faute évidemment à un scénario plat et sans personnalité.

En commençant son film par l’enterrement du personnage qu’elle incarne, Lemercier établit un lien immédiat entre Armelle et Lady Diana. Ce qui ne semble alors pas une mauvaise idée (cela promettait quelques références amusantes), devient le principal problème du film. Armelle reste dépendante de son modèle pendant tout le film. Les séquences se succèdent donc sans véritable surprise : Armelle est trompée par son mari, Armelle ne s’entend pas avec sa belle-mère, Armelle s’engage dans de nombreuses causes humanitaires,... Vous l’aurez compris, Palais Royal est, à quelques nuances près, un remake (en plus drôle bien sûr) de la vie de la Princesse Diana ! Et pourtant, qu’est ce qu’on aurait aimé voir Palais Royal sortir de ce sentier battu et aller là où on ne l’attend pas. Mais le scénario, prisonnier de son modèle, ne décolle jamais. Pis encore, à cette prévisibilité s’ajoute un manque de rythme évident, véritable piège dans lequel tombent de nombreuses comédies.

Mais si Valérie Lemercier n’est pas une excellente réalisatrice (n’oublions pas qu’il s’agit là de son troisième film seulement), elle est par contre une excellente auteur. Et cela se sent dans de nombreuses situations. Sans jamais tomber dans la méchanceté gratuite, elle nous offre quelques remarques satiriques bien senties  sur les rois, les reines, les protocoles et toutes les futilités qui s’y rattachent. Lemercier peut en outre compter sur des acteurs en pleine forme (Lambert Wilson le premier). Mais si ceux-ci ne parviennent pas à sauver le film, leur énergie et leur enthousiasme ont le mérite de conserver l’attention du spectateur.

 

Didier Nieto



par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 4 décembre 2005
Chasse princière à l’amour

Viviana von Allmen
Lundi 7 novembre, au Théâtre Palace de Bienne, une pièce de Molière peu jouée a provoqué l’étonnement du public. «La Princesse d’Elide» est née dans la tradition de la Commedia dell’Arte.  L’auteur ,cultive à merveille les faux-semblants et les fausses pistes, montrant dans toute sa splendeur la vie  des courtisan dans la Grèce antique.
Le metteur en scène Jean-Hervé Appéré parvient à nous restitue le souffle dynamique et plaisant d’un classique, tout  en y ajoutant des petits clins d'oeil complices et contemporains bien placés.
La Princesse d’Élide est un spectacle où se mêlent le théâtre parlé, la musique, le chant et la danse.
La pièce évoque une princesse qui consacre tout son temps à la chasse. Cependant l’amour va la détourner de cette passion. Espérant par une feinte pouvoir découvrir les sentiments du Prince d'Ithaque, elle lui confie qu'elle aime le Prince de Messène. Au lieu d'en paraître affligé, celui-ci rend la pareille et lui confesse que la Princesse sa cousine l’a « flaché » et qu'il veut la demander en mariage au Roi son père. La princesse perd contenance devant lui. Dès qu'il sort, elle demande avec tant d'empressement à sa cousine de ne pas se laisser séduire par le prince, et de ne jamais l'épouser, que celle-ci ne peut le lui refuser. Elle s'en plaint même à Moron, qui lui ayant dit assez franchement qu'elle l'aimait, fut chassé de sa présence.
Le décor, respecte absolument le style antique. Il est sobre et les personnages entrent et sortent  de façon narurelle.
La musique qui leurs accompagne est jouée avec perfection par Ariane Godeberge à la viole de gambe et par Sebastian Vargas au théorbe.
L’atmosphère des pantomimes, combats, chants et musique est remarquablement habitée par une troupe d’acteurs redoutable d’efficacité. La représentation unique du personnage de Moron, plaisant de la Princesse, est joué avec maîtrise par Antoine Lelandais
C’est une galerie de portraits haute en couleur, entre comique et princière des personnages.
C’est le genre de pièces de Molière, auquel le public ne s’attend pas -version modernisée et très rythmée- mais apprécie particulièrement et les organisateurs ont été, une fois encore, bien inspiré dans leur choix.

V.vA

par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 4 décembre 2005


Music-hall marin

Viviana von Allmen
Au théâtre Palace à Bienne, sur les planches, règne ce soir une ambiance orientale. Comme par enchantement une sirène plumée, gramophone dans les bras, sort du public et regagne la scène. Oui, ce sont les Sea Girls, comédiennes et chanteuses : Judith Remy, Prunella Rivière, Elise Roche et Delphine Simon dévoilent à chaque représentation un univers inattendu. Elles maîtrisent la scène dans un genre difficile du cabaret au théâtre.
Sur scène, un pousse-pousse décoré asiatique, des loupiottes et des
accessoires incongrus servent d’excuse à un spectacle qui n’a besoin que de leurs talents pour conquérir le public. Mais que feraient ces filles de l’océan sans la complicité de deux marins expérimentés ? Christobal Doremus, contrebassiste, chanteur et compositeur ainsi que Benoît Simon, guitariste.
Leurs costumes, à chacune son style, des geishas plumées armées de paillettes, plus ou moins dans la tradition mais, les talons aiguilles sont de rigueur. Leurs habits rejoint une identification avec le public féminin où personne n’est exclu.
Les Sea Grils n’ont pas besoin de présentation elle le font magnifiquement à travers leurs chansons, qui pour la plus part signés du compositeur Jean-Max Rivière. Dans leurs récits le voyage est prédominant : voyage dans le temps, voyage dans plusieurs styles musicaux - country, meringuée, bossa-nova - voyage entre la scène et la salle.
A chaque compositions elles racontent d’une façon douce et bien critique des passages de vie quotidienne.
Elles nous plongent dans un voyage tout arrangé « Au vieillard Palace », où des mamies bonasses et des papis cocasses cherchent à retrouver leurs jeunesse dorée.
Sur leur calèche, c’est Judith, dans sa folle course de recherche d’un riche qui entraîne ses copines à l’acceptation de cette réalité. Mais ça va plus loin quand les 4 comédiennes revendiquent dans « La chasse à l’homme » la disparition des vrais mâles sur le marché. Puis vient le reproche de « Si tu ne voulais pas d’enfants » fallait pas…
Immanquable la représentation de « Les bar à putes », moment de réflexion où les Sea Grils de leurs voix de sirène mélodieuse finissent par faire aimer ces frangines de Montparnasse.
A la fin du spectacle et dans la pure tradition du cabaret, les filles abordent un monsieur du public en chantant et tout le monde meurt de rire.
Un spectacle où l'humour et la fantaisie embarquent les spectateurs dans un univers féminin déjanté...
V.vA


 

 

par redaction publié dans : larticle
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Texte libre

Bienvenue à la version Blogzine du mensuel L'article.ch redigé par un groupe d'étudiants en journalisme à l'Université de Neuchâtel. Pour consulter nos archives, ou pour plus d'informations, rendez-vous au site principal:

www.larticle.ch

 

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus