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L'ARTICLE.CH est une publication mensuelle traitant de sujets d'actualité suisses, selon différentes rubriques.
« La Une » aborde chaque mois un sujet central choisi dans l’actualité. 
Les rubriques adjacentes couvrent la culture, la société, l’économie et le sport.
Le média Internet se révèle comme particulièrement intéressant en tant que support flexible et facile d’accès.

Créé en décembre 2004 par un petit groupe d'étudiants en journalisme et communication à l'Université de Neuchâtel, ce projet permet aux étudiants journalistes de s'exercer sur le terrain, de récolter des expériences et leur fournit une plateforme de publication.

 
Extrait des statuts de l’Association du magazine sur Internet « larticle.ch »

Article 3

L’Association a pour buts

• D’offrir des espaces rédactionnels interactifs répondant aux besoins de répandre l’information et la culture, ainsi que de divertir et d’éduquer.

• De créer, développer et gérer un site Internet ouvert à la formation et à la pratique de futurs journalistes

L’association vise essentiellement à :

a) encourager le dialogue interculturel entre les différentes communautés et promouvoir  le développement culturel et professionnel de ses membres ;

b) offrir à la population une information libre et indépendante ;

c) favoriser les échanges interculturels et promouvoir la liberté d’expression ;

d) défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales ;

e) encourager la solidarité, la cohésion sociale et le développement de la vie culturelle, artistique et associative ;

f) offrir à ses membres des formations dans les domaines des médias et des nouvelles technologies de la communication et de l’information


Editeur responsable et présidente:
Viviana von Allmen
Vice-président :
Steve Remesch
Caissier :
Willy von Allmen
Secrétaire :
Mathieu Maridor
Porte-paroles :
Céline Rochat
Deborah Sohlbank
Didier Nieto

 

 

 

 

 

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Samedi 11 février 2006

Greenpeace versus le Conseil fédéral

Le 19 janvier passé, Greenpeace a remis à l´Assemblée fédérale une plainte à l´autorité de surveillance contre le Conseil fédéral qui ne respecterait pas ses engagements en ce qui concerne la réduction des émissions de CO2. L’objet de la plainte, l’introduction d’une taxe sur le CO2 n’est pourtant pas incontesté en Suisse. Photo : Steve Remesch
 

 
Centre de tri aux normes helvético européens

Le centre Tridel à Lausanne brûle désormais les déchets des communes de pratiquement tout le canton de Vaud, de la Vallée de Joux à la Broye, et de Lausanne au Gros-de-Vaud. Le traitement est fait sous des normes fédérales et européennes sur le développement durable. Photo : Steve Remesch
 

 
Une mode qui respecte l’environnement et l’humain

Pantalons, strings et défilés peuvent désormais se décliner dans une version éthique. Une nouvelle vague qui respectent l’environnement. Finie la mode futile, bienvenue à la mode intelligente ! Photo : ldd
 

 
Escapade à Barcelone

Barcelone bénéficie d'un véritable bouillonnement artistique. Elle a vu passer de grands maîtres tel le célèbre architecte Gaudí... Son caractère cosmopolite lui confère le statut de pôle culturel incontournable. Photo : Mélanie Francioli
 

 
Marie-Thérèse Porchet illumine Neuchâtel

Marie-Thérèse va mal. Son chien Bijou est mort électrocuté par le fils de la Lopez. Mais peu après, elle se retrouve chez les Amis du soleil, une secte devant lui permettre de sortir de son désarroi. Que va-t-il ce passer… Photo :ldd
 

 
Sport et nature; amour impossible?

Depuis une vingtaine d’années le sport est montré du doigt pour son rôle néfaste pour la nature. Le début des changements climatiques et l’approche critique par rapport au sport a influencé les organisations et pratiquants à trouver des solutions. Photo : Steve Remesch
 

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Samedi 11 février 2006

Un défi environnemental individuel

Steve Remesch


Le réchauffement du climat s'accélère. C’est un fait indéniable. Mais faut-il pour autant résigner? Lors du Forum sur les changements climatiques de Genève, qui a été clos vendredi passé, il a été conclu que les progrès seraient trop lents pour modifier les habitudes de production et de consommation.
Bien que les orateurs de ce Forum se soient unanimement mis d’accord pour encourager les économies d’énergie et pour mettre en œuvre un plan de développement des énergies moins polluantes, ils se montrent néanmoins impuissants face au croissement du parc automobile mondial. Or les émissions de CO2 sont la cause principale du réchauffement global.
Ce qui semble avoir été oublié à Genève est que les habitudes de consommation ressortent de  la responsabilité individuelle de chacun de nous. Trop souvent on a l’impression que l’individu se sent dépassé par le réchauffement du climat et impuissant face à l’évolution.
Et non, il ne l’est pas. Les changements de comportement, même les plus infimes, peuvent contribuer à prévenir les émissions de gaz à effet de serre sans affecter notre qualité de vie. En réalité, ils peuvent même résulter dans des économies.
Un premier pas serait d’éviter de laisser le poste de télévision, la chaîne hi-fi ou l’ordinateur sous tension. En moyenne, un téléviseur utilise 45% de son énergie en veille. Si les Européens évitaient de laisser leurs appareils sous tension, les économies qu'ils réaliseraient permettraient d'alimenter en électricité un pays de la taille de la Belgique.
Le recyclage est un autre pas facile à franchir, sans demander trop d’effort. Trier ses déchets et les évacuer de manière appropriée, ne prend pas plus d’une demi-heure par semaine. Recycler 1 kg d'aluminium usagé consomme dix fois moins d'énergie que d'en produire à partir de la matière première. Les usines dépensent nettement moins d'énergie à fabriquer du papier à partir de papier recyclé qu'à partir de pâte à papier.
Un troisième pas serait d’éviter de surchauffer les logements et ainsi le gaspillage d’énergie. En diminuant la température à l'intérieur d’un logement de 1°C seulement, la facture d'électricité ou de gaz peut diminuer de 7%.
Ce ne sont que des exemples parmi beaucoup d’autres, mais ces petits pas à franchir mènent vers un grand progrès.
A nous de jouer!

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Samedi 11 février 2006


Greenpeace porte plainte contre le Conseil fédéral

Le 19 janvier passé, Greenpeace a remis à l´Assemblée fédérale une plainte à l´autorité de surveillance contre le Conseil fédéral qui ne respecterait pas ses engagements en ce qui concerne la réduction des émissions de CO2. L’objet de la plainte, l’introduction d’une taxe sur le CO2 n’est pourtant pas incontesté en Suisse.
Steve Remesch

Le Conseil fédéral s’était engagé à introduire une taxe sur le CO2 émis par les combustibles (mazout, gaz) et les carburants (essence, diesel), si les objectifs de réduction visés par la loi sur le CO2 n’étaient pas atteints. Or le délai prévu pour l’introduction de cette taxe est échu au 1er janvier 2006. Greenpeace regrette que le Conseil fédéral ait laissé passer cette date sans commentaire. Pour l’organisation écologiste, il est évident que les objectifs ne peuvent être atteints sans l’introduction d’instruments incitatifs.

En 2004, des prévisions, mises en avant par Greenpeace, faisaient état d´une lacune de 2.9 millions de tonnes de CO2 en 2010. Or, en tout état de cause, le Conseil fédéral n’aurait pas réagi. Dans le communiqué de presse relatif à la plainte déposée à l’autorité de surveillance de l’Assemblée fédérale, Greenpeace accuse le Conseil fédéral d’avoir succombé aux pressions du lobby pétrolier et de ne pas avoir pas une perception claire de la situation.

Greenpeace attend de l’Assemblée fédérale, qu’elle prenne les mesures prévues par la loi, respectivement choisisse une procédure qui corresponde aux prescriptions de la loi sur le CO2. Le Conseil fédéral devrait en outre être contraint à informer la population de la raison pour laquelle les prescriptions légales n’ont pas été respectées jusqu´à présent.

Dans le communiqué de presse, Alexander Hauri, chargé de la campagne climat chez Greenpeace, constate aussi que «le Conseil fédéral enfreint la loi sur le CO2 de façon irresponsable. Il perd un temps précieux; la Suisse, particulièrement touchée par les changements climatiques, ne peut pas se le permettre. Cela a été particulièrement visible en 2005 où des précipitations et une sécheresse extrêmes ont frappé notre pays.»

L'industrie, les PME et les propriétaires fonciers proposent par contre  de remplacer la taxe CO2 sur les combustibles fossiles par un centime climatique, semblable à celui sur les carburants. Face aux caméras de la TSR, le conseiller national Rudolf Steiner (PRD/SO), également président de l'Association suisse des propriétaires fonciers (HEV), a précisé que cela aurait surtout l'avantage de revenir moins cher à l'économie et aux consommateurs. Il suffirait de prélever entre 1,6 et 1,7 centime par litre de mazout et 1,54 centime par kilo de gaz naturel. On atteindrait ainsi l'objectif de réduction des émissions de CO2 fixé par le Conseil fédéral pour les combustibles fossiles.
Greenpeace ne le voit pas du tout ainsi.  Déjà en 2004 le mouvement écologiste considérait que la proposition du centime climatique aurait comme seul but d’éviter l'entrée en vigueur de la taxe incitative sur le CO2 prélevée sur les carburants et dont l'introduction est prévue par la loi. Elle irait aussi à l'encontre de la diminution de la consommation de carburant. L’argument principal de la proposition du centime climatique serait le fameux achat de certificats d'émissions à l'étranger. Ces certificats d'émissions de CO2 imputés à hauteur de 10 millions de tonnes au nom de la loi sur le CO2 permettraient à l'Union pétrolière de vendre plus de 4.000 millions de litres d'essence supplémentaires, une quantité qui représente un gain de chiffre d'affaires d'environ 5 milliards de francs.

Interrogé par L’Article.ch en  mars 2005 (cf. Archives 03/2005), Yves Zenger, porte-parole de Greenpeace, considérait que le Conseil Fédéral aurait peur de s’engager. « En Suisse, on a de grandes difficultés à admettre et à comprendre qu’une politique en faveur de l’environnement ne se fait pas nécessairement au détriment de l’économie du pays. Ecologie et économie peuvent parfaitement fonctionner ensemble» affirma-t-il, « maintenant le moment est venu pour construire ensemble une politique de développement durable!» Surtout en tant que pays alpin, la Suisse devrait se rendre compte qu’elle est fortement touchée par le changement climatique. Yves Zenger insiste sur le fait que les glaciers fondent dans des proportions jamais vues jusqu’ici, que le permafrost dégèle et que infrastructures, personnes et habitations sont menacées par les glissements de terrain. De grosses inondations, des canicules estivales et la diminution des chutes de neige sont autant d’incitations sans équivoque à agir rapidement.

Steve Remesch


Photo: Steve Remesch

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Samedi 11 février 2006


Centre de tri aux normes helvético européens

Depuis cette année, un nouveau centre de tri des déchets a été ouvert à Lausanne. Le centre Tridel brûle désormais les déchets des communes de pratiquement tout le canton de Vaud, de la Vallée de Joux à la Broye, de Lausanne au Gros-de-Vaud (145 au total), en tenant compte des dernières normes fédérales et européennes sur le développement durable.

Le projet Tridel a été soumis au peuple vaudois en 2001. Ce dernier a accepté par votation un crédit de 90 millions de francs injectés par le canton pour la construction d'un centre d'incinération des déchets à Lausanne, qui, au total, a coûté 360 millions de francs. Les travaux ont donc débuté en décembre 2002 et l'usine a allumé ses fourneaux le 11 janvier de cette année.
Cette usine est à la pointe de la technologie en ce qui concerne le traitement des déchets. Elle est adaptée aux normes fédérales et européennes en ce qui concerne les taux autorisés d'émission de particules. La fumée de combustion est filtrée plusieurs fois avant d'être relâchée dans l'air lausannois, ce qui permet de diminuer les résidus de poussière et d'oxyde d'azote jusqu'à 75%. D'autre part, cette nouvelle usine a permis le développement du chauffage à distance pour 18'000 personnes, chauffage qui est moins polluant que les chauffages traditionnels.
Attaché à la question du développement durable, le Conseil d'administration de l'usine Tridel a également pensé à un acheminement écologique des déchets à l'incinérateur. En effet, c'est par voie ferroviaire que ces derniers arriveront au centre Tridel. Cette voie est reliée au réseau national, ce qui permet une nette diminution des transports par camions.
Cette nouvelle construction a tout de même créé la controverse. Le parti des Verts trouve que le contrôle des émissions n'est pas aussi bon qu'annoncé, puisque le centre émet 10 fois plus de particules que la centrale de Thoune qui est elle aussi moderne. Cependant, il faut alléger cette argument, puisque la centrale de Thoune ne filtre pas les particule de dioxine, au contraire de l'usine Tridel. D'autre part, estiment les écologistes qu'avec sa possibilité de traitement de 140'000 tonnes de déchets par an, l'usine a une trop grosse surcapacité. Néanmoins, la durée de vie d'une usine est d'environ 25 ans. Il a donc fallu prévoir l'augmentation des déchets des prochaines années, ce qui implique actuellement cette surcapacité. Le chef des travaux Olivier Français a déclaré à ce sujet qu'il était nécessaire de développer une solidarité interusines. « Il faut que les déchets des usines puissent être traités par les autres centres lors de nettoyages ou lors de pannes ». Il répond aussi aux opposants, qui critiquent une course aux équipements, que cette usine était nécessaire et qu'elle remplace l'ancienne usine lausannoise d'incinération du Vallon qui avait 47 ans. Il relève également qu'il y aura surcapacité jusqu'en 2008 seulement.
Le problème actuel créé par l'ouverture de ce centre lausannois est qu'il prive le centre d'incinération de la SATOM à Monthey de 30'000 tonnes de déchets par an. Pour ne pas devoir éteindre régulièrement ses fourneaux,  l'usine valaisanne a trouvé un moyen de remplacement provisoire: étant donné que, selon les normes européennes, la mise en décharge est désormais interdite, la SATOM traitera des déchets allemands pendant trois ans. Ensuite, grâce à la démographie grandissante, son périmètre de rattachement aura plus de déchets, et les déchets proviendront alors de sol suisse uniquement.
Les riverains ont donc vécu un grand changement ces derniers jours. L'allumage des fourneaux a provoqué de gros nuages de fumée, et certains habitants dénoncent les odeurs bizarres qui flottent dans l'air depuis la mise en route de l'usine. Les autorités leurs on répondu que cela disparaîtrait rapidement, et qu'il n'y avait rien à craindre. Affaire à suivre!

Céline Rochat

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Samedi 11 février 2006


Une mode qui respecte l’environnement et l’humain

Vous l’ignoriez peut-être, mais en plus du café, du thé, de la bière,
du coca, et du chocolat issus du commerce équitable, voici qu’apparaît la mode équitable. Pantalons, strings et défilés peuvent désormais se décliner dans une version éthique. Une nouvelle vague très stricte qui répond a des règles précises, imposant de travailler avec des artisans qui utilisent des matériaux naturels, et qui respectent l’environnement. Finie la mode futile, bienvenue à la mode intelligente !

Porter de baskets cool, ça ne suffit plus, aujourd’hui pour être au top du top, il faut en plus des baskets éthiques ! VEJA (qui signifie «regarde autour de toi » en Portugais ) est la première marque de baskets issue du commerce équitable «made in Brazil». L’idée est de créer une mode qui respecte la nature avec des matériaux naturels (coton bio et caoutchouc sauvage) mais aussi l’humain, en travaillant uniquement avec de petits producteurs et des coopératives.

C’est une chaîne complète de commerce équitable qui part de la matière première, en passant par les fileuses et assembleuses jusqu’au consommateur. VEJA importe en effet leur production par bateau, le moyen de transport le moins polluant. «C’est une autre logique, tu dépasses la charité car tu fais bien du commerce avec eux, mais du commerce équitable. Les producteurs sont rémunérés en fonction de leurs besoins et de leurs conditions de vie et non selon les cours instables du marché mondial, pour leur permettre de vivre dignement et non survivre.» A titre d’exemple, le prix du coton est payé 60% de plus que le prix du marché, permettant ainsi au producteur de vivre dignement.
 
Un tour du monde d'un an a poussé Ghislain Morillion et Sébastien Kopp, jeunes diplômés en management, à se lancer dans le projet. «Nous avons rencontré une coopérative de producteurs d'Amazonie qui lutte contre la déforestation. Nous avons réalisé alors que le commerce équitable peut avoir un impact local.»  Le résultat : une basket en coton bio et caoutchouc naturel, assemblée directement sur place.

VEJA, proposée comme une alternative issue du choc entre les grosses multinationales et les mécontents, est aussi un défit: est ce qu’il est possible aujourd’hui de réussir à faire une belle basket qui respecte l’homme et son environnement?
Une preuve de cette solution a de l’avenir pourrait être Misericodia une marque qui produit des vêtements de sports dans un atelier de couture attaché à un orphelinat de la banlieue de Lima au Pérou. « Un travail qui ne se situe pas seulement dans la boutique avec le client, mais beaucoup plus largement, un travail solidaire de dialogue, de compréhension des gens avec qui ont travaille et avec qui on se demande comment changer la réalité du Pérou au quotidien.»
Tels des Robins des bois moderne, les deux cofondateurs de ce projet travaillent en étroite collaboration avec les soeurs d’un orphelinat, et s’arrangent avec leur savoir-faire pour distribuer cette petite production locale dans le monde entier (plus de 60 points de ventes dans le monde). Une bonne partie des bénéfices sert à couvrir les frais d’amélioration des conditions des « vlas ».

Ces expériences révèlent qu’il n’y a aucune raison de déconnecter mode et commerce équitable. Au contraire. Si on veut que l’échange commercial soit utile et rentable pour tous, il faut alors proposer des produits réellement attractifs.
 
Entre Nike Reebok Adidas et Veja, on a maintenant le choix. On ne pourra
plus dire qu’on ne savait pas !

Mélanie Francioli

Baskets VEJA disponibles chez "Holala" rue de bourg 10 à Lausanne

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Samedi 11 février 2006

Week-end à Barcelone

Pas de projets après les examens mis à part se détendre et faire la fête?? Alors pourquoi ne pas partir quelques jours à Barcelone ?
Il y a tout à Barcelone : le soleil (presque toute l'année), la plage, une ville médiévale formidablement bien conservée, des parcs, des musées pour tous les curieux, une vie nocturne agitée et quelques célébrités. Barcelone bénéficie également d'un véritable bouillonnement artistique. Elle a vu passer de grands maîtres tel le célèbre architecte Gaudí... Son caractère cosmopolite lui confère le statut de pôle culturel incontournable.

Mais pas où commencer ? La première chose qui frappe, c’est l’harmonie avec laquelle se mélange les styles architecturaux. Les maisons espiègles de Gaudí cohabitent paisiblement avec l'architecture gothique par exemple. Alors pourquoi ne pas commencer par visiter les bâtiments de l'architecte Antoni Gaudí dont la capitale de la Catalogne est si fière (et il y a de quoi l’être!)
Les deux œuvres (car on ne parle même plus de maisons ou d’immeubles) principales se trouvent sur Passeig De Gracia juste au dessus de la Placa Catalunya.
La première « La Perdrera » appelée aussi « Casa Mila » du nom de la famille pour qui elle à été bâtie (1906-1910). La façade est une impressionnante, variée et harmonieuse masse de pierres ondulantes sans  lignes droites, où aussi le fer forgé est présent dans les structures des balcons qui  imitent des formes végétales. Les mansardes sont supportées par des murs d'arcs en brique suivant le style que  Gaudí  avait développé pour l'École de Sainte Thérèse aussi à  Barcelone. Le toit offre une fantaisie exubérante, les cheminées avec des formes qui rappellent  à des  guerriers, les sorties des escaliers, etc., composent une forêt de figures qui surprend par  sa varié et ses formes avancées.
La seconde est la « Casa Batlo » (10904-1906) avec sa façade en mosaïque dont les formes rappellent un dragon, est couverte de céramique.
Pour finir en beauté avec l’architecture de Gaudi il ne faut pas rater la « Sagrada Famillia » ( elle ne se trouve pas sur Passeig De Gracia). La Sagrada Familia a de quoi marquer tant elle change des édifices religieux que l'on a l'habitude de voir: Gaudi signa là son style peut-être plus que sur ses autres réalisations. Il s'agit en effet de l'œuvre la plus évocatrice de sa pensée, de sa vision de l'architecture. Il y applique toute son expérience et donne aussi au connaisseur les moyens de découvrir clairement ses préférences, ses méthodes, l'aboutissement de ses recherches. Monument dégoulinant de béton,la Sagrada Famillia, est le chef d’œuvre de Gaudi.Continuellement en construction (Le début de la construction date de 1883 et les prévisions estiment l'achèvement autour de 2025) à un point tel que les flèches des grues de chantier se confondent avec les flèches de la cathédrale jusqu'à en former un ensemble indissociable. Le mélange des styles (gothique, romantique espagnol, organique, surréaliste et cubiste) donne à ce curieux édifice un aspect qu'il revient à chacun de juger selon sa sensibilité, palais troglodyte ou bougie fondante, la Sagrada Familia reste cependant l'exemple du "modernisme", un style artistique qui se définit par la recherche de l'exubérance des formes pour certains, de la créativité pour d'autres mais qui reste de toutes manières un apport original à l'histoire de l'art.
Comme dit plus haut, Barcelone est une ville multiculturelle surtout du point de vue artistique et bien que je me suis axée sur Gaudi lors de ma première visite, il ne faut pas oublié non plus les oeuvres du jeune Picasso (déjà une terreur à 15 ans), les obsessions d'un Miró d'un Tàpies ou encore d’un Dali.
La vie barcelonaise s'organise autour de la Rambla, véritable artère palpitante qui mène de la Palca Catalunya au port, avec ses fleuristes et ses marchands d'oiseaux. Le soir, les Barcelonais s'y livrent à leur sport national, le paseo (« la promenade ») : on défile en groupe ou en couple sur la Rambla en saluant au passage une foule bigarrée, bruyante et colorée ne pas oublier de faire un petit passage pas la Placa Reial, la place aux palmiers ! Depuis là, il faut partir à la découverte de la ville en allant se perdre dans les nombreuses ruelles qui la composent. Le quartier gothique est le plus sympa avec sa belle église Santa Maria Del Mar, mais les rues telles : Portal de l’Angel qui aboutit sur la Catedral de Barcelona, Tallers, Portaferrissa et bien d’autres ont aussi leur charme propre.

Pour ce qui est du traditionnel esprit de la fiesta à vous de partir à la découverte en fonction de vos attentes et de vos goûts. Chaque soir est l'occasion d'un verre entre amis ou d'un tour sur la piste de danse. Un panachage de fêtes toujours exubérantes envahissent la ville tous les soirs et tout au long de l'année. La chaleur humaine concurrence fortement la canicule estivale et réchauffe largement les basses températures de l’hiver!

Ajoutez à cela des transports en commun très efficaces, les merveilles architecturales, des tapas épatants, une pagaille de restos, de cafés, de terrasses et de salles de concert, des téléphériques, des funiculaires, un tramway, des bateaux, et vous aurez une idée du charme enivrant de Barcelone.

Entre mer et montagne, la capitale catalane a trouvé un formidable équilibre : un pied dans la tradition et l'autre dans l'avant-garde. Cette énorme ville, éclatante de bruits et de vie, file allégrement son bonhomme de chemin, sans faux pas. Alors qu'attendez-vous pour partir ?

Mélanie Francioli


Photos: Mélanie Francioli


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Samedi 11 février 2006

Deux comiques dans l’espace

UN TICKET POUR L’ESPACE – Trois ans après Mais qui a tué Pamela Rose, le duo comique français Kad et O effectue pour la deuxième fois le passage du petit au grand écran. Honnête divertissement, leur Ticket pour l’espace n’est malheureusement pas aussi délirant que nous l’aurions souhaité.

L’HISTOIRE : Pour convaincre les citoyens de continuer à financer la recherche spatiale, le gouvernement organise un grand concours baptisé Un ticket pour l’espace ! Pour participer, il suffit de gratter. Les gagnants partiront dans l’espace pour un séjour dans la station orbitale française. Les heureux élus sont Stéphane Cardoux, un acteur un peu raté (on vient de lui refuser un rôle dans Napoléon contre les Ninjas) mais néanmoins sympathique, et Yoanis, duquel on ne sait pas grand-chose si ce n’est que son frère jumeau est un serial killer. Une fois dans l’espace, l’un des deux décidera de prendre la station en otage...

Depuis le succès en 1994 de La Cité de la Peur, le film de Les Nuls, une ribambelle de comiques issus de la télévision tentent de transposer leur délire sur le grand écran. Kad et Olivier font partie de ceux qui ont plutôt réussi dans leur entreprise. Leur première tentative, Mais qui a tué Pamela Rose, qui reprenait les personnages d’une de leur série de sketchs télévisuels, reflétait parfaitement l’état d’esprit du duo. Ce Ticket pour l’espace, manifestement préparé avec un plus grand soin, n’offre malheureusement pas le même délire.

Pourtant l’idée de départ est plutôt bonne : envoyer des civils dans l’espace et observer leurs réactions. A cela se greffe une sinistre prise d’otage... De quoi se réjouir quand on connaît le potentiel comique de Kad et Olivier ! Mais aussi étrange que cela puisse paraître, le duo et le réalisateur semblent privilégier l’histoire plutôt que la déconne. Car ce Ticket pour l’espace est un film bien écrit, avec une véritable trame, des rebondissements et des personnages consistants ! Las, ces indéniables qualités semblent freiner les ardeurs comiques des auteurs, comme s’ils étaient continuellement en train de choisir entre le vraisemblable et le burlesque. Conséquence de ces hésitations, les tentatives de rendre le film franchement délirant (le dindon-alien par exemple) sont trop rares et tombent un peu comme un cheveu sur la soupe. Elles rappellent aussi ce qu’aurait pu être le film de Kad et Olivier s’ils avaient véritablement laissé carte blanche à leur délire.

Soigné et bien écrit, Un Ticket pour l’espace perd donc malheureusement en effet comique ce qu’il gagne en cohérence. Dommage quand on voit que la plupart des comédies actuelles ne sont que des successions de gags sans queue ni tête. Vraiment dommage. L’équilibre entre humour et scénario est décidemment bien fragile...

Didier Nieto

De Eric Lartigau. France. 1h30. Avec Kad Merad (Stéphane Cardoux), Olivier Barroux (Beaulieu), Guillaume Canet (Yoanis Guérin), Marina Foïs (Soizic), André Dussolier (Werburger),...

 

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Samedi 11 février 2006

Une princesse des tôlards et l’imaginaire

Viviana von Allmen


Au théâtre Palace, lundi 23 janvier, Nathalie Saugeon nous a offert avec « Histoire de vivre » un spectacle tout en rêveries.
Il s’agit de sa première pièce, qu’elle a écrite à l’âge de19 ans.
Le texte est poétique mais incisif,
La mise en scène de Catherine Hauseux se concentre sur les 4 comédiens qui maîtrisent à la perfection différents registres de langages autant que les silences. La lumière et le son, gérés par Jean-Luc Chanonat, scandent la transformation des esprits, et le retour a une force de vivre.
Dans une cellule d’une prison quelconque, deux prisonniers purgent leur condamnation à vie. Ce sont Simon et Yvan qui partagent le même espace sans fenêtre. Pourtant dans leur cachot il y a trois cochettes. Ce dernier matelas sera occupé encore une fois. L’arrivé d’un nouveau, jeune, du genre discret, suscite des regards de malveillance entre les deux anciens résidents. Manifestement, les choses risquent de très mal se passer pour lui. Mais Germain se met à raconter des histoires qui vont, peu à peu, bouleverser totalement les rapports entre les trois hommes. Sa première action est celle d’ouvrir la fenêtre de l’imaginaire qui se loge dans tout un chacun. 
Des jours d’une insupportable monotonie s’écoulent pour Yvan et Simon dans ce sordide milieu carcéral. Mais un jour, la porte de leur univers s’ouvre et emporte un nouveau détenu. Tout de suite ils le narguent et la violence s’installe… Mais au cri de « Gardien Gardien ! » tout rentre dans l’ordre. Quand la geôlier paraît, Germain cherche à justifier son appel en disant :  «Une cartouche pour les messieurs et des aquarelles, s’il vous plaît »
Le « petit » dessine une fenêtre qui sera l’issue de leurs imaginaires. Germain nous emporte avec maîtrise dans ses métaphores, grace aux talents multiples de Stéphane Durant. Il commence à se transfigurer en Enna la Princesse, en géant des ténèbres et en milliers de «Torrides». Les personnages sortent  de son cahier vert, qu’il garde jalousement. Ses deux compagnons sont à l’hauteur. Charles Meurisse dans le personnage de Simon, qui est resté gamin, réussit magnifiquement à nous transporter dans sa cruelle enfance, et avoue l’incompressibilité de son crime dans un récit plus qu’émouvant. Quant à Arnaud Perrel incarnant Yvan, il joue son rôle à la perfection, en maintenant une distance virtuelle à travers son monde irréel entre le public et son personnage.
Les jours se succèdent et une étincelle de rêverie s’installe dans l’esprit des trois prisonniers. Leur univers n’est plus le même dans la cellule règne une complicité de l’imaginaire.
Une pièce forte, qui ouvre à la réflexion sur les événements qui ont bouleversé nos vies.


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Samedi 11 février 2006

Le «Soleil» de Marie-Thérèse Porchet illumine Neuchâtel

Du 10 au 14 janvier Marie-Thérèse Porchet s’était installée au Théâtre du Passage à Neuchâtel pour la représentation de son nouveau spectacle, sobrement intitulé « Soleil ». Après « La truie est en moi », et « Marie-Thérèse amoureuse », revoici donc Joseph Gorgoni, l’interprète de la célèbre habitante de Gland.
Julienne Farine

Marie-Thérèse va mal. Son chien Bijou est mort électrocuté par le fils de la Lopez. Comme si cela n’était pas suffisant pour les nerfs de cette pauvre madame Porchet, son amoureux suisse allemand, Rüdi, l’a abandonnée, finis donc les laeckerli dans les environs de Zurich. L’homosexualité de son fils Christian-Christophe (« parce qu’un Christ c’est bien, mais deux c’est encore mieux ») ajoutée à ses autres malheurs et Marie-Thérèse plonge. Elle se retrouve chez les Amis du soleil, une secte devant lui permettre de sortir de son désarroi et dans laquelle se trouve le fils de la Lopez qui, paraît-il, va beaucoup mieux. Personne ne connaît son prénom mais les fans de la première heure se souviennent de son fameux « soleil !» (prononcé avec le ton inimitable de Marie-Thérèse). D’où le nom de la secte et du spectacle ? Personne ne le saura.

Le spectacle se construit à partir de flash-back. Marie-Thérèse chez les Amis du soleil, Marie-Thérèse rencontre Rüdi, Marie-Thérèse apprend que son fils est homosexuel, Marie-Thérèse en parle à Jacqueline (sa meilleure amie) et Marie-Thérèse mène l’enquête. Pour un peu on retomberait en enfance lorsqu’on lisait Martine. Avoir imaginé un spectacle en souvenirs permet à Joseph Gorgoni et à son personnage de ravir aussi bien les fans que celles et ceux qui découvrent la mère de Choupette pour la première fois. Toutes les personnes qui suivent Marie-Thérèse depuis ses débuts se remémorent avec bonheur ses deux premiers spectacles. Sans jamais s’ennuyer pourtant : les gags font toujours mouche et les sketches ont été améliorés sans être dénaturés. Ce spectacle permet à ceux qui ne connaissaient pas la demoiselle – mais est-ce encore possible ? – de la découvrir dans toute sa splendeur et de remonter le temps afin de mieux situer le personnage dans son contexte.

Le spectacle n’est pas uniquement composé de flash-back, Marie-Thérèse est sur scène pour les faire vivre. Le moment le plus drôle de la soirée est sans doute le cours de la citoyenne d’honneur de Gland sur nos amis habitant de l’autre côté de la Sarine. Présentée d’abord à Paris et modifiée quelque peu pour l’occasion, cette leçon de géographie, de langue et d’ethnographie restera dans les mémoires. D’un comique mordant mais jamais méchant, Joseph Gorgoni caricature l’attitude qu’ont certains Romands vis-à-vis de leurs voisins. Les Suisses allemands présents dans la salle ont en pris pour leur grade mais ne s’en sont pas offusqués pour autant. Là est toute la force des auteurs de ce spectacle, Joseph Gorgoni et Pierre Naftule, ils attaquent les Suisses allemands, La Lopez du cinquième, les homosexuels et bien d’autres, tout en étant si décalés qu’il est impossible de prendre les paroles de leur personnage au premier degré.

Aujourd’hui Marie-Thérèse va mieux, elle a un nouveau chien, « le même que Bijou mais femelle, c’est Bijou sans les bijoux ! » baptisé Gourmette (ça ne s’invente pas). Il se murmure même qu’elle préparerait un spectacle pour 2009 destiné uniquement à la Suisse alémanique. Mais ceci est de la musique d’avenir. Le succès de « Soleil » contraint son personnage à revenir à Neuchâtel les 17 et 18 février pour deux représentations supplémentaires.

 

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Samedi 11 février 2006


Sport et nature; amour impossible?
 
Au début des années 80, la relation entre le sport et la nature, jusque là harmonieuse, a commencé à manifester les premiers problèmes. Le nombre d’expertises et conférences augmentent: le sport est montré du doigt comme un acteur polluant, bruyant, engloutissant trop de terrain… Non seulement il crée des frictions avec la nature mais aussi avec la communauté, dérangée par les malaises occasionnés par les évènements sportifs.
 
Actuellement ce sont les sports à la mode qui sont critiqués: ski hors pistes, mountainbike, rafting et autres variantes extrêmes des sports usuels recourent souvent à des écosystèmes très sensibles. Poussés par des intérêts commerciaux ces sports tendent à prendre une part croissante dans la vie des sportifs jeunes et moins jeunes. Mais la flore et la faune ainsi agressées se vengent, alors que le nombre de pratiquants augmente, le terrain diminue, réduisant notablement la qualité du sport.
 
Confronter les jeunes sportifs aux problèmes qu’ils occasionnent est indispensable à instaurer un certain sens des responsabilités. Elle doit être inculquée de façon intelligente et adaptée en conciliant l’amour du sport avec la nature. La publication des enjeux est un premier pas vers l’amélioration. Mais les limites de la pédagogie sont connues. Toute seule elle ne résout rien. L’appareil politique doit se munir de moyens pour influencer un changement de comportement et ne plus considérer le sport et l’écologie comme incompatibles.
 
Depuis quelques années, les organisations sportives emploient des experts pour analyser les frictions causées par les projets sportifs. Ainsi de nombreuses fédérations de par le monde se sont dotés de plans écologiques pour éviter une pollution démesurée de leur propre terrain de jeu. Surtout les sports d’hivers et nautiques sont conscients de leur impact sur l’environnement et acceptent des contingentement de zones ou de temps. Glaciers dégelés et cours d’eau pollués sont des réalités manifestes.
 
Les grands événements sportifs sont toujours dans le collimateur des activistes. Ces manifestations comme les jeux olympiques ou la coupe du monde de football constituent un grand stress pour l’environnement; déchets, transports, utilisation massive d’eau et d’électricité sont des facteurs qui forcent les organisateurs à consulter des spécialistes dans la matière pour endiguer les dégâts occasionnés. Car les nouvelles infrastructures qui accompagnent ces événements ont un impact négatif non-négligeable mais elles sont aussi réalisées avec un souci écologique comme par exemple la valorisation des transports en commun.
 
Le sport et la nature sont liés, l’un influe l’autre. Le sport doit se doter d’une volonté de protéger la nature dont il dépend. Bien sûr les pratiquants ne sont pas seuls responsables des changements climatiques qui touchent l’écosystème mais ils peuvent contribuer à une certaine amélioration en réduisant leur impact et en transmettant l’amour pour la nature qui les entoure.

 Ronny Wolff

Photo: Steve Remesch


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