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L'ARTICLE.CH est une publication mensuelle traitant de sujets d'actualité suisses, selon différentes rubriques.
« La Une » aborde chaque mois un sujet central choisi dans l’actualité. 
Les rubriques adjacentes couvrent la culture, la société, l’économie et le sport.
Le média Internet se révèle comme particulièrement intéressant en tant que support flexible et facile d’accès.

Créé en décembre 2004 par un petit groupe d'étudiants en journalisme et communication à l'Université de Neuchâtel, ce projet permet aux étudiants journalistes de s'exercer sur le terrain, de récolter des expériences et leur fournit une plateforme de publication.

 
Extrait des statuts de l’Association du magazine sur Internet « larticle.ch »

Article 3

L’Association a pour buts

• D’offrir des espaces rédactionnels interactifs répondant aux besoins de répandre l’information et la culture, ainsi que de divertir et d’éduquer.

• De créer, développer et gérer un site Internet ouvert à la formation et à la pratique de futurs journalistes

L’association vise essentiellement à :

a) encourager le dialogue interculturel entre les différentes communautés et promouvoir  le développement culturel et professionnel de ses membres ;

b) offrir à la population une information libre et indépendante ;

c) favoriser les échanges interculturels et promouvoir la liberté d’expression ;

d) défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales ;

e) encourager la solidarité, la cohésion sociale et le développement de la vie culturelle, artistique et associative ;

f) offrir à ses membres des formations dans les domaines des médias et des nouvelles technologies de la communication et de l’information


Editeur responsable et présidente:
Viviana von Allmen
Vice-président :
Steve Remesch
Caissier :
Willy von Allmen
Secrétaire :
Mathieu Maridor
Porte-paroles :
Céline Rochat
Deborah Sohlbank
Didier Nieto

 

 

 

 

 

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Mercredi 1 mars 2006

La vie nocturne

Mathieu Maridor
Une journée de travail qui touche à sa fin, voici le moment de rentrer chez soi, de retrouver ses proches et retrouver un havre de paix. Pour la plupart, nous sommes de légers schizophrènes. Notre comportement n’est pas le même suivant qu’on se trouve au bureau ou à la maison.
La vie nocturne fait ressortir le moi de chaque personne. En effet, que l’on reste tranquillement chez soi, ou que l’on sorte, nous n’éprouvons plus la nécessité de donner une image de nous-même qui ne nous correspondrait pas forcément. En général, on se doit de paraître sérieux et instruits envers ses collègues alors qu’au contraire, on est au fond de soi un bon vivant. Le soir, on est en quelque sorte délivré des contraintes journalières, on retrouve son monde. On est soi-même, ou presque.
Après observation des jeunes personnes qui s’enflamment le samedi soir en boite de nuit, je me demande toujours s’ils sont eux-mêmes. A coup de gel dans les cheveux, de chaînes en or qui brillent, de vêtements de marque et j’en passe, ils tentent de se valoriser par rapport aux autres. S’ouvre alors une véritable compétition entre jeunes pour savoir qui impressionne le plus. Ce n’est plus le rang d’appartenance sociale que l’on met en évidence, bien au contraire. En boite de nuit, en exagérant quelque peu, que tu sois ouvrier ou étudiant, l’important ne réside pas dans les paroles, mais dans la manière de s’habiller ou de sourire. Le but de la soirée est moins de montrer du milieu d’où on est que de s’amuser et de plaire.
La vie dans les discothèques devient alors le simulacre d’une égalité interindividuelle. A cet égard, ceci a quelque chose de beau. Mais il ne faut pas oublier qu’après la nuit vient le jour. Alors quand je vois des jeunes gens comme moi, parfumés, vêtus à la dernière mode, j’ai envie de leur dire, peut-être avec un peu de prétention, « Connais-toi toi-même, démarque-toi des autres non pas par ton style, mais par ta personnalité ».


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Mercredi 1 mars 2006

Les métiers de la vie nocturne

New-York est surnommée la ville qui ne dort jamais. Pourtant cette maxime ne colle pas seulement à cette ville. La nuit, la vie ne s'arrête pas, à nulle part, comme aurait tendance à le croire le commun des mortels. La nuit est le théâtre d'une autre vie, d'autres métiers, d'autres gens.
Céline Rochat

Dans l'idéal humain, l'homme est fait pour vivre le jour et dormir la nuit.  Pourtant aujourd'hui de nombreuses personnes inversent régulièrement ou même continuellement leur rythme de sommeil,  pendant que la majorité de la population dort tranquillement dans les bras de Morphée.
Ces travailleurs nocturnes sont d'ailleurs souvent " à l'envers " pour le bien des autres. Policiers pompiers, médecins, infirmiers, autant de métiers dévoués à la population. Mais même si pour la plupart l'exercice de telles fonctions est une vocation, cela n'est pas toujours facile. A écouter parler un médecin travaillant au SMUR (Service Mobile d'Urgence et de Réanimation), le travail nocturne est parfois plus pénible que le travail diurne: " Les accidents sont souvent plus graves la nuit. Il y a plus de gens qui conduisent sous l'effet de l'alcool ou de drogues et la gravité des accidents est fréquemment accentuée. " Et de rajouter: " Jour ou nuit, il n'est jamais facile de faire face à des situations compliquées qui conduisent parfois à la mort d'un ou plusieurs blessés. Mais lorsqu'il faut ramasser une jeune fille en morceau au milieu de la nuit, c'est le pire de tout.  Cependant, il y a aussi des moments que la nuit rend plus magiques que si ces derniers avaient lieu la journée ". Comme leurs collègues pompiers et infirmiers, les médecins sont donc à l'écoute 24h/24 pour le bien de la population.
Il y a d'autres personnes qui ne vont pas dormir en même temps que la majorité, afin d'améliorer la vie de leurs concitoyens: Que ferait-on si le boulanger dormait tranquillement pendant la nuit. Sans son travail acharné, pas de pain ni de croissants chauds le matin.
Pour participer à la détente de la population, d'autres personnes ont décidé d'inverser leur rythme veille-sommeil. On parle bien entendu ici des danseuses et danseurs de cabaret ou de discothèque. Pour ces personnes, exercer un tel métier équivaut à réaliser un rêve de gosse. Ils aiment vivre dans la magie des paillettes et du strass. Pour eux la nuit est quelque chose de magique qui comporte beaucoup plus de choses que la journée. C'est le monde du rêve, de la féerie. " Les gens viennent nous voir pour oublier leur quotidien, et je suis heureux de participer à cela " relevait un danseur dans une émission consacrée à un grand cabaret parisien. " Je suis heureux de faire un tel métier ".

Mais la nuit est le lieu de travail privilégié de certaines personnes malveillantes: comme le chantait si bien Johnny: " La lumière n'est pas fait pour nous. C'est la nuit qu'on peut tricher... ". En effet, si la majorité des personnes oeuvrant la nuit le font pour le bien des autres, il y en a tout de même quelques unes qui n'ont pas la même vision des choses et profitent de l'obscurité pour se cacher.

On pourrait donc conclure en disant que les métiers de la vie nocturne forment un cercle: qui commence par les personnes bien intentionnées dévouant leur vie aux autres, qui continue par celles qui ont décidé de distraire les autres, se termine par celle qui font le mal, et recommence. La boucle est bouclée: dans l'idéal humain, les gentils arrêtent les méchants!
C.R.

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Mercredi 1 mars 2006


Une question d’opportunités

Régis Borruat, 35 ans, est actuellement chargé d’enseignement aux Universités de Neuchâtel et de Genève. Il prévoit également de terminer cette année sa thèse sur la concentration de la presse. Il doit son abondant parcours à des propositions qu’on lui a faites et qu’il a su accepter.
Didier Nieto

Régis Borruat est né en 1971, dans le canton du Jura. C’est là qu’il effectue toute sa scolarité. C’est aussi là qu’il fait ses premiers pas dans le monde de la presse, en participant à la rédaction du petit journal de son club d’athlétisme. Cette expérience ne sera pas un cas isolé. En 1989, alors qu’il est encore au gymnase, il accepte la proposition d’un copain de rédiger des comptes rendus d’événements sportifs régionaux pour le quotidien jurassien Le Démocrate. A partir de là, il fera plusieurs petits boulots de pigiste, notamment à la radio locale Fréquence Jura, en poursuivant à côté ses études.
Mais le profond intérêt qu’a Régis Borruat pour la presse et les médias en général ne provient pas de ces petits travaux, mais de la passion qu’il voue depuis toujours aux journaux. « Je lis la presse quasiment depuis que je sais lire, plaisante-t-il. Plus sérieusement, il y a quelque chose qui passe entre les journaux et moi, je pourrais passer ma journée à les lire ».
C’est donc avec l’ambition de devenir journaliste professionnel que Régis Borruat s’inscrit à l’Université de Neuchâtel. Il choisit d’étudier l’anglais, la géographie et, bien sûr, le journalisme (qui n’était toutefois pas disponible en branche principale à cette époque). Mais avant de commencer son parcours académique, il part vivre à New York, toute une année, pour parfaire son anglais. « Cette année a été une expérience importante de mon existence, c’était très enrichissant de se frotter à une autre culture et un autre mode de vie », se souvient-il.
A son retour, les cours qu’il suit à l’Université, ceux de géographie et de journalisme en particulier, modifient ses centres d’intérêt et élargissent la vision qu’il avait du monde médiatique. Dès lors, Régis Borruat sera plus intéressé par l’étude des médias plutôt que par l’écriture purement journalistique. D’où le sujet de son mémoire : « La territorialité de la presse en Suisse romande. Analyse d’un cas de concentration : la création du Quotidien Jurassien », travail pour lequel il recevra le Prix de L’Express  (attribué à l’étudiant qui s’est distingué soit par un travail de mémoire, soit par la moyenne de ses notes en journalisme). Cette nouvelle orientation n’a cependant pas empêché Régis Borruat de collaborer, parallèlement à son cursus universitaire, avec plusieurs médias romands, dont le Télétexte. 
A la fin de ses études en 1999, Régis Borruat accepte la proposition d’Antoine Maurice, le directeur de l’Institut de Journalisme, de devenir son assistant et d’entreprendre une thèse ayant pour sujet les fondements socio-politiques et spatiaux de la concentration de la presse. En plus de cela, il accomplit le DEA en sciences de la communication et des médias de l’Université de Genève, titre qu’il obtient en 2004.
Ses études sur le monde des médias, et plus précisément sur les mouvements de concentration des journaux, lui permettent d’avoir un regard objectif sur les réalités actuelles de la presse. « Le journalisme romand est bon : il concilie d’une manière apparemment satisfaisante les impératifs d’une information de qualité et les contraintes économiques », analyse Régis Borruat. Malgré un bassin de population limité, la Suisse romande possède une forte diversité de titres, puisque pas moins de dix-sept journaux paraissent chaque jour. «Une grande richesse, selon lui, que n’ont pas la France ou les Etats-Unis par exemple ».
Mais s’il s’enthousiasme à voir que des groupes de presse ont encore le courage et l’audace de lancer de nouveaux titres, Régis Borruat redoute cependant l’influence de plus en plus importante qu’ont certains annonceurs sur les rédactions. Ce qui, selon lui, pourrait jouer un rôle sur la qualité de l’information proposée.
Actuellement, Régis Borruat est chargé d’enseignement à Neuchâtel, au sein de l’Institut de journalisme et communication, et à Genève, au Département de sociologie et au Master en sciences de la communication et des médias. Il travaille également sur sa thèse, qu’il devrait terminer cette année selon toute vraisemblance. Ensuite, il ne sait pas exactement de quoi son avenir sera fait. Conscient de la précarité de son statut (son poste est renouvelable d’année en année), il n’est pas assuré de pouvoir continuer dans cette voie l’année prochaine. Très intéressé par la recherche sur les médias, il sait que des postes sont à prendre, dans le privé ou dans le public. Il ne doute cependant pas que la suite de son parcours soit, comme ça a été le cas jusqu’ici, une histoire d’opportunités à saisir. Ses premiers pas de journaliste, son entrée dans le monde scientifique et les multiples détours ou raccourcis qui caractérisent sa riche carrière, Régis Borruat les doit à des propositions intéressantes qu’on lui a faites et qu’il a su accepter. Son futur dépend donc peut-être des prochaines opportunités qui se présenteront à lui...
D.N.

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Mercredi 1 mars 2006

Venise, le temps d’un carnaval

Il y a tout juste une année nous étions à Venise. Oui, pendant la période du carnaval. Sur l’autoroute, lorsque l’on veut se renseigner, auprès des bureaux de tourisme, pour aller au Lido di Venezia, les employés sont très aimables. Les gens laissent dégager un sentiment d’appartenance, même de fierté, je dirais. Le trajet depuis Mestre jusqu’à l’arrivée au Canal Grande nous a transporté dans un mode de vie particulier. Nous en avions plein les yeux de tant d’histoire et de culture millénaire. A Venise et par la force des choses, tout est conservé comme à l’époque. Même pour les nouvelles constructions, tout doit respecter une harmonie architecturale. Parfois on se demande si ceci est un héritage inéluctable ou c’est du pur marketing ?
Tout le monde parle au moins deux langues, ce qui facilite la communication avec les touristes. Comme je jouis de la connaissance de la langue de Dante, je n’ai pas pu m’empêcher de demander aux autochtones qu’elle était la réalité de leur vie quotidienne. Certaines questions auraient paru impertinentes à mes compatriotes. J’interroge l’employée de la réception sur son pouvoir d’achat, «Nous ne pouvons pas faire nos courses à Venise, c’est une question de survie, et depuis l’euro c’est devenu encore plus inégal le rapport entre les salaires et le coup de la vie» réplique la jeune femme.
Quand à nous même en bons touristes qui se respectent, nous nous plongeons dans tous les dépliants distribués dans les rues emblématiques de cette ville.
À Venise, on marche des kilomètres par jour en pensant bien comprendre le plan. Mais non, la plupart du temps on se retrouve devant des monuments aussi importants et intéressants que ceux que l’ont avait l’intention de visiter. Aucun souci, à Venise tout est à voir. Nous logeons à 300 m  du «Palazzo Ducale». «La Piazza San Marco», imposante, mais pas solennelle, la convivialité des bistrots italiens nous fait sentir comme quelqu’un du coin. Pendant toute la journée on voit défiler des couples déguisées, les uns plus éblouissants que les autres. Au couché du soleil la Piazza revêt des allures de mega salles de concert open air et tout le monde danse.
Je suis depuis toujours attirée par les objets folkloriques des régions que j’ai l’opportunité de visiter. Donc on s’apprête à prendre un transport public, un bateau, bien sûr, pour rejoindre les îles d’où est originaire l’artisanat vénitiens.   
Sur l’île de «Murano» il y a encore de petites usines où le verre du même nom se fabrique d’une manière artisanale et dans les règles de l’art. Toutes les pièces sont réalisées à la main et restent pourtant à des prix raisonnables. Mais il n’y a pas que Murano. Moins connue est l’île de «Burano» où la plupart des gens se consacrent à la création mythique de la broderie. C’est là que j’ai pu apprécier une des plus belles dentelles que je connaisse. Nous avons également découvert un musée privé, qui pressant des masques, devant lesquels mon étonnement est indescriptible.
Bien sûr après un bon repas italien il sied d’aller au concert, chose pour le moins facile vu le vaste choix qu’offrent les diverses salles de concert et églises qui se métamorphosent dès la tombée du soleil.
Plus commercial, mais pas moins fréquenté c’est le «Ponte di Rialto». L’innombrable quantité de petites boutiques colore l’atmosphère de marchés italiens.
Nous avons visité une dizaine de musées, c’est peu par rapport au nombre existant. Toutefois, je n’ai pas résisté au plaisir d’arpenter le musée de la mode, un vrai régal pour une femme.
Tout séjour à Venise, la ville des Doges, n’est jamais assez long pour profiter pleinement de l’offre culturelle. Elle qui était la ville commerciale par excellence au cours des siècles.
Quand vous aurez du temps, faites-y un saut, alors rendez-vous à Venise.

V.vA

Photos: Viviana von Allmen


Piazza San Marco


Costumes d'époque


Ponte de Rialto

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Mercredi 1 mars 2006


L’esprit fertile

Viviana von Allmen
Hier soir, le public se demandait : Est-ce que je connais l’esprit de Robert Walser ?
La représentation de « Le voyageur immobile » nous a montré une toute autre réalité de l’écrivain.
La pièce créée, mise en scène et jouée par Delphine et Matthieu Nolin à été conçue d’après des découpages de différents récits : Dramouler, Les enfants Tanner et La morte du jeune poète. C’est un choix qui, avec esthétisme, permet de découvrir la somme monumentale sur laquelle l’auteur a basé sa vie entière d’écrivain. 
La Soirée Walser a commencé dans la salle sombre du Théâtre municipal de Bienne, une voix en off berçait le spectateur dans les paroles de l’écrivain.
« Un jour je recevrai un coup, l’un de ces coups qui vous anéantissent complètement, et tout, tout sera fini. Tout ce chaos, ce désir, cette ignorance, tout cela, cette reconnaissance et cette ingratitude, ces mensonges et ces illusions sur soi-même, ce croire savoir et ce pourtant je-ne-sais-jamais-rien. ». Robert Walser.
Timidement les lumières sur la scène profilent la silhouette de l’écrivain dans sa chambre. Pris par son imaginaire, il fait surgir peu à peu de son esprit des personnages inquiétants, fantasques et poétiques. Des ambiances sonores traduisant les pensées profondes du poète, des voix qui résonnent, des corps statiques, lents puis qui se mettent en mouvement… La femme vêtue en robe rouge, délirante, peu après prisonnière, se transforme enfin en candide, toute de blanc vêtue. Une métamorphose des mots en images !
Les acteurs de « Le voyageur immobile » -qui revit le passé de l’écrivain au travers de ses liens fragiles entre la folie et la création tout en les décrivant- sont submergés dans leurs rôles, peu faciles et vivent l’action. Cette introspection permet l’insertion de nombreuses dimensions, rêves, réflexions, envies et rapprochements qui se mêlent aux souvenirs des poèmes.
Delphine et Matthieu Nolin nous ont offert tant de grâce et de sensibilité...le temps fut précieux ! Leur gestuelle est prise par l’esprit de leur création sur une œuvre philosophique. Le moment le plus émouvant c’est la tragique mort de l’écrivain (une minute et demi) d’un corps interdit, saisi, inanimé qui est étendu sur les planches et entouré par une musique nostalgique de Sébastien Bach.
C’était un véritable défi que de représenté ce spectacle dans la terre qui a vu naître Robert Walser. Une volonté de lenteur, d’esthétisme et d’excentricité qui se sont réunies selon la logique d’un puzzle extravagant.

Robert Walser écrivain hors pair est né le 15 avril 1878 à Bienne, Suisse. Il a vécu une vie dans l’incompréhension de son époque, reclus 27 ans dans un asile psychiatrique. Il meurt le 24 décembre 1956 à Herisau couché sur la neige.

Photos:ldd


Poète


Porcelaine


Frère et soeur

 

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Mercredi 1 mars 2006


Jeux olympiques d’hiver

Le 10 février 2006 à l’ancien Stadio comunale de Turin a été le cadre des rêveries des athlètes de 80 pays qui ont participé aux Jeux olympiques d’hiver. 
Le décor qui a abrité la cérémonie d’ouverture et de clôture à Turin, est un exemple de créativité.
Viviana von Allmen

Les XXe Jeux Olympiques d'hiver ont été ouverts à 22h par le président de la République italienne, Carlo Azeglio Ciampi, à Turin. Devant quelque 30 000 spectateurs les 2500 sportifs représentant 80 délégations ont défilés pour la joie du public et celle des téléspectateurs de la planète. Le ballet des acteurs commence par la Grèce, berceau de l’olympisme et finit, selon un autre rituel, par l‘Italie le pays hôte. Les athlètes s’affronteront pendant 16 jours dans 15 disciplines différentes.
Précédés par de belles italiennes vêtues par Giorgo Armani, les porte-drapeaux suivis de leurs délégations ont reçu les chaleureux applaudissements du public dont notre représentant national, Philipp Schoch, bien sûr.
30 000 spectateurs, recouverts d’une capuche blanche, debout durant de longues minutes, torches allumées dressées ont bien joué le jeux.
Mais qui avez été désigné pour allumer la mythique vasque ? Après l'entrée de la flamme olympique, portée par Maurilio De Zolt, Piero Gros, Deborah Compagnoni et Alberto Tomba, c’est Stefania Belmondo qui mit le feu à la vasque, dans un cadre de feu d’artifice merveilleux. 
Le drapeau olympique porté par huit femmes garantes de la paix, de la fraternité et de la communication entre les diverses cultures, accentuent l’esprit de fraternité du CIO. Ce dernier avec l’organisation International du Travail et à l’occasion de la journée internationale de la femme remettra ses Trophées “femme et sport” 2006, le 3 mars.
Le trophée, créé en l’an 2000, est décerné chaque année à une personne (ancien athlète, entraîneur, administrateur ou journaliste) ou à une institution/organisation en reconnaissance de sa remarquable contribution au développement, à l’encouragement et au renforcement de la participation des femmes et des jeunes filles dans des activités physiques et sportives, dans le milieu des entraîneurs ou dans les structures administratives et décisionnelles, ainsi qu’à la promotion des femmes journalistes et du sport féminin dans les médias. Cinq trophées continentaux et un trophée mondial sont remis.
Dans toute cette fête nous devons faire une mention spéciale sur ce spectacle culturel et sonore empreint de symboles et réalisé par un italien résidant à Genève, avec la collaboration de plus de 6000 bénévoles.
À la suite de 16 jours pleins d’émotions, il faut se rendre à l’évidence,même les choses les plus belles ont une fin.
C’est lors de la clôture, qu’un autre spectacle pas moins fastueux, dont le carnaval a constitué le fil rouge, et des clowns, immortalisés par le fameux film  du cinéaste italien Federico Fellini, met en évidence une partie de la culture italienne. Rien n’y manquait, la Commedia dell'Arte, les grands compositeurs, Giuseppe Verdi, et la voix d’Andrea Bocelli. Le marchand de roses harcelant les spectateurs, mais aussi la Vespa et «la cinquecento», étendards de la Fiat turinoise, les italiens ont su gâter le public du monde entier.
Les délégations ont alors effectué leur entrée dans le stade pour dire adieu dans la gaîté et dans un sain esprit sportif. La Suisse qui a récolté quatorze médailles, cinq d’or quatre d’argent et cinq de bronze prend cette fois Maya Pederson comme porte-drapeau.
Comme le protocole l’exige, le président du Comité International Olympique, Jacques Rogge, a prononcé le discours de clôture des XXes Jeux Olympiques d’hiver dans le stade olympique de Turin. Il s’exclamé par des remerciements : « Chers amis et partenaires du comité d’organisation, vous avez brillamment gagné votre défi. Ce furent des Jeux vraiment magnifiques. De tout cœur merci à l’Italie, au Piémont et à Turin !
  Chers volontaires, vous êtes, avec les athlètes, les champions de ces Jeux. Votre générosité et vos sourires nous ont conquis. Vous avez été merveilleux.
  Ces Jeux se sont déroulés dans l’esprit de la Trêve olympique, de la paix et de l’harmonie que nous désirons tous ».
La cérémonie de remise du drapeau olympique à Sam Sullivan, maire de la cité canadienne de Vancouver s’est déroulée en parfait harmonie. Donc le rendez-vous est pris à Vancouver pour 2010. 
Le rideau est définitivement tombé sur les Jeux Olympiques d'hiver à Turin à l'issue de la Cérémonie de clôture au stade olympique.
Mais pourtant, tout n’est pas fini pour Turin et sa population, déjà ils s’impliquent dans les Jeux Paralympiques. Une manifestation sportive de haut niveau pour athlètes souffrant de différents handicaps. Toutefois, ils mettent en valeur les performances sportives des participants, et non leur handicap. Le mouvement s'est considérablement développé depuis sa création. Le nombre d'athlètes monte à 3800 originaires de 136 pays.
V.v A

Photo: ldd

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