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L'ARTICLE.CH est une publication mensuelle traitant de sujets d'actualité suisses, selon différentes rubriques.
« La Une » aborde chaque mois un sujet central choisi dans l’actualité. 
Les rubriques adjacentes couvrent la culture, la société, l’économie et le sport.
Le média Internet se révèle comme particulièrement intéressant en tant que support flexible et facile d’accès.

Créé en décembre 2004 par un petit groupe d'étudiants en journalisme et communication à l'Université de Neuchâtel, ce projet permet aux étudiants journalistes de s'exercer sur le terrain, de récolter des expériences et leur fournit une plateforme de publication.

 
Extrait des statuts de l’Association du magazine sur Internet « larticle.ch »

Article 3

L’Association a pour buts

• D’offrir des espaces rédactionnels interactifs répondant aux besoins de répandre l’information et la culture, ainsi que de divertir et d’éduquer.

• De créer, développer et gérer un site Internet ouvert à la formation et à la pratique de futurs journalistes

L’association vise essentiellement à :

a) encourager le dialogue interculturel entre les différentes communautés et promouvoir  le développement culturel et professionnel de ses membres ;

b) offrir à la population une information libre et indépendante ;

c) favoriser les échanges interculturels et promouvoir la liberté d’expression ;

d) défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales ;

e) encourager la solidarité, la cohésion sociale et le développement de la vie culturelle, artistique et associative ;

f) offrir à ses membres des formations dans les domaines des médias et des nouvelles technologies de la communication et de l’information


Editeur responsable et présidente:
Viviana von Allmen
Vice-président :
Steve Remesch
Caissier :
Willy von Allmen
Secrétaire :
Mathieu Maridor
Porte-paroles :
Céline Rochat
Deborah Sohlbank
Didier Nieto

 

 

 

 

 

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Dimanche 25 juin 2006


Le coaching: dernier gadget de notre société ou solution?

Le coaching est une prestation à laquelle les gens ont de plus en plus recours. Rencontre avec deux coachs, Denis Jaccard et Raymond Gafner, aux spécialités différentes mais qui se rejoignent dans leurs aspirations.
Photos : Raymond Gafner

 
A l’écoute de ceux qui en ont besoin

Alors que les médias nous présentent la plupart du temps la délinquance juvénile comme un fléau incontrôlable, la réalité exposée par Monique Maillard, éducatrice de rue à Yverdon-les-Bains, est bien différente. Rencontre
Photo : Didier Nieto
 

 
Le mariage

Qu’est-ce que c’est le mariage? Chacun a sa définition. Certains choisissent de se lancer alors que d’autres préfèrent s’abstenir. Quoiqu’il en soit, le mariage n’est pas une mince affaire. Pour nous éclairer un peu plus, voici l’interview de Nadine qui se marie en juillet prochain.
Photo : Virginie Burion
 

 
SIAMS rencontre des microtechniques

Le SIAMS est le rende-vous incontournable pour tous les professionnels du monde de la machine-outil. Cette année l’expo bat son plein avec 533 exposants. Et plusieurs ont attendu le rendez-vous prévôtois pour présenter leurs nouveautés mondiales.
Photos : Viviana von Allmen
 

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Dimanche 25 juin 2006


La réalité médiatique de la société

A en croire les journaux, notre société va mal. Selon certains quotidiens, elle irait même très mal ! Vraiment ? Il n’y a en tout cas pas beaucoup de bonnes nouvelles dans les journaux. Et quand il y en a, elles ne prennent pas beaucoup de place. Remarquez, il n’y a rien de bien surprenant là-dedans. Quel lecteur voudrait que son quotidien regorge de jolies petites histoires mêlant bonheur et amour ? Aimer lire des affaires sordides, si possible très violentes, ça fait malheureusement partie de la nature humaine. On ne peut donc pas reprocher aux médias de relater les faits divers macabres avec une touche de voyeurisme malsain, car en fin de compte, ils ne font que répondre à la demande de leurs consommateurs. Et puis de toute façon, ce n’est pas en jouant les voyeurs que les journaux nous donnent l’impression que notre société va mal. Non, il y a quelque chose de plus dérangeant selon moi : à l’heure actuelle, il existe une tendance qui veut que la plupart des événements sinistres soient inscrits dans une conception alarmiste de notre société. Ainsi, chaque acte de violence ou de vandalisme est aussitôt interprété comme une nouvelle étape dans l’irréversible décadence sociale. La responsabilité de ces actes n’est d’ailleurs plus vraiment attribuée aux coupables, mais plutôt au Malaise Social, que personne n’a encore vraiment réussi à identifier, mais que les médias ne cessent d’amplifier et dont ils se servent abondamment pour justifier tous les maux. Cette manière de traiter l’information tend forcément à une dévalorisation de notre société et engendre un climat d’angoisse, voire de paranoïa, au sein de la population. Le phénomène touche même les catastrophes naturelles : prenez le terrible tsunami qui a ravagé une partie de l’Asie en décembre 2004 ; et bien certaines personnes n’ont pas hésité à faire de la société moderne la responsable de cette tragédie, mettant en cause le mauvais traitement qu’elle inflige quotidiennement à la planète. Les conséquences de tels procédés sont multiples, bien que rien ne prouve concrètement le lien de cause à effet : peur, xénophobie, victoires politiques de l’extrême droite,...
Oui, il y a beaucoup de choses horribles qui se passent dans le monde et c’est le devoir des journalistes d’en rendre compte. Mais dans la recherche de la vérité, il devrait y avoir un souci permanent de ne pas embraser l’opinion publique avec des étincelles, dont l’impact médiatique n’est pas toujours proportionnel à la réalité.

Didier Nieto

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Dimanche 25 juin 2006


Le coaching: dernier gadget de notre société ou solution?

Les sociétés sont faites de modes et d'habitudes allant et venant au gré des époques et des besoins. Aujourd'hui, la tendance est à l'offre d'un maximum de services liés à toutes sortes d'exigences physiques, psychiques, spirituelles, ou encore émotionnelles. Le coaching est une prestation auxquels les gens ont de plus en plus recours. Rencontre avec deux coachs, Denis Jaccard et Raymond Gafner, aux spécialités différentes mais qui se rejoignent dans leurs aspirations.
Deborah Sohlbank

Vivre. Vivre en société. Qu'est-ce que une "société"? Voici la définition donnée par un dictionnaire classique: "Ensemble des individus entre lesquels existent des rapports durables et organisés, le plus souvent établis en institutions et garantis par des sanctions; milieu humain par rapport aux individus, ensemble des forces du milieu agissant sur les individus". Il ressort une idée de collectivité, tout comme celle d'individu, de personne. Comment permettre à l'un d'exister sans pour autant être étouffé par l'autre? Cela n'est pas toujours facile. Nous vivons une époque paradoxale: notre société aisée qui peut se targuer de pouvoir combler tous les besoins et envies possibles est en même temps très exigeante avec l'individu. On lui demande son temps, son énergie, son efficacité maximale. De nombreuses pressions existent autour de nos performances physiques, professionnelles et relationnelles. Fonctionnement d'une société, répercussions directes sur l'individu. Coexistence de beau et de bobos.

Le coaching, un service payant pour par exemple "apprendre à être heureux" ou à "gérer le stress", ne serait-il pas le fruit direct de cette situation paradoxale?  Peut-être. Mais les besoins sont là. Et si un coaching "intelligent", loin de l'idée d'un mentor dont on ne saurait se passer, était une solution intéressante, pour qui ne ressent pas le besoin de passer par un psychologue?

Jeudi 18 mai, 20 heures. Denis Jaccard donne une conférence à Neuchâtel intitulée: "Surmonter les émotions bloquantes". La salle est pleine, beaucoup d'auditeurs semblent être des habitués: on se reconnaît, on discute. Le conférencier, l'air engageant, souriant et visiblement très sympathique à l'auditoire s'est donné pour but ce soir la transmission d'une technique simple et applicable par n'importe qui pour se libérer d'une émotion ou d'une douleur physique trop envahissante. En plus des conférences gratuites qu'il donne une fois par mois, Denis Jaccard est  hypnothérapeute et coach de vie depuis trois ans. Insatisfait en tant que formateur en informatique, il entame  alors une formation de trois ans qui lui permet aujourd'hui de proposer son aide aux personnes cherchant à transformer leur problème en solutions. Très vite, il s'éloigne de l'acception communément reçue autour du coaching. " Je me suis rendu compte que  la seule idée "d'optimisation maximale" n'était pas possible dans une démarche de travail personnel. Je vois mon travail comme un accompagnement visant à aider une personne à se reconnecter à ses ressources. L'aspect "développement des performances", "faire toujours plus et mieux" peut porter préjudice, car finalement, dans cette optique, plus les gens en font, moins bien ils se portent. J'ai donc fait certains virages et ai amené une dimension thérapeutique à mon travail." Ce complément thérapeutique a la particularité d'être éloigné de la conception freudienne de la thérapie dont l'Europe est profondément marquée: il existe des thérapies brèves constituées de nombreuses techniques développées aux Etats-Unis (entre autres: l'auto-hypnose, la PNL , l'EFT , l'EMDR ) pouvant agir très rapidement sur le patient sans pour autant passer par une phase pénible de retour sur un passé traumatisant. Il traite divers maux: problèmes de couple, manque de confiance, troubles alimentaire, allergies, dépendances ou douleurs chroniques. " Si les gens ont recours à de tels services, dit-il de sa voix grave, c'est peut-être parce qu'aujourd'hui, notre société laisse trop de place à l'"avoir" et au "faire" et ceci au dépens de l'"être". Nous avons perdu la capacité d'écouter les autres et soi-même".

Raymond Gafner revient d'une séance de travail en groupe lorsque nous nous rencontrons. Il pratique depuis presque dix ans le coaching à travers la formation d'adultes et l'accompagnement de groupes de travail en situation de changement, et voit cette activité comme un "ensemble de pratiques visant à libérer le potentiel individuel et collectif". "A la base, je suis chimiste. Lorsque j'ai participé à une formation sur la conduite de groupes devant gérer des projets, j'ai été interpellé par l'importance des dynamiques de groupe: elles ont un rôle clef dans n'importe quelle situation. Je me suis découvert des compétences que j'ai voulu développer.". Dans ce travail sur le potentiel humain résident les trois piliers du coaching: le développement de la conscience de soi, l'estime et la confiance en soi, ainsi que les responsabilités que chacun a dans une fonction. "Souvent, les groupes m'appellent lorsqu'ils s'aperçoivent qu'ils n'arrivent pas à leurs objectifs. Prenons le monde de la recherche scientifique: chaque individu arrive avec sa spécialité et un discours qui va avec. Comment établir un dialogue, se comprendre pour arriver à un but commun? Le coach, peut être un médiateur en cas de conflit.". Outre les groupes, il arrive à Raymond Gafner de pratiquer du coaching individuel,  toujours lié au monde (complexe) professionnel: " Les exigences envers un employé sont nombreuses. La liberté d'expression est limitée, les règles d'entreprise très strictes. Et pourtant, pour son bien-être personnel et professionnel, un individu doit sentir qu'il a une marge de manœuvre, des responsabilités et une reconnaissance. Il a besoin d'espace.". Il arrive au coach et à son client  de devoir travailler sur les croyances et valeurs que ce dernier a pu développer selon ses expériences. Certaines de ces croyances deviennent limitantes et il s'agira d'aller outre ces limites. " C'est là que le coach se différencie clairement du thérapeute: alors que ce dernier aura un regard et une approche analytiques, le coach travaillera par mise en situation: on ne se penche pas sur le passé, on cherche ce que l'on peut instaurer dans le présent. Je ne pénètre pas dans la vie d'un client, car je n'ai pas besoin de disséquer son passé pour mener mon travail à bien."

Si les deux coachs ont des champs d'action différents, tous deux ont un but commun: aider les gens à se sortir d'états et de situations paralysantes de manière autonome et efficace. L'efficacité: une des grandes valeurs de notre société contemporaine. Si nous nous inspirions du marathonien qui avant de se préoccuper du 42ème  kilomètre songe au suivant? Peut-être commencerions-nous à comprendre là où l'efficacité fait des ravages et là où elle nous est bénéfique.  
D.S.

Pour plus d'informatio:  www.denisjaccard.ch ou www.meta-for.ch


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Dimanche 25 juin 2006


A l’écoute de ceux qui en ont besoin

Alors que les médias nous présentent la plupart du temps la délinquance juvénile comme un fléau incontrôlable, la réalité exposée par Monique Maillard, éducatrice de rue à Yverdon-les-Bains, est bien différente. Rencontre avec une personne qui représente souvent une aide précieuse pour les jeunes et les familles en difficulté.
Didier Nieto

Assistante sociale de formation, Monique Maillard, 46 ans, est éducatrice de rue à Yverdon-les-Bains depuis un peu plus de trois ans. Employée par la commune, elle travaille à 50% en alternance avec son collègue, Vincent Artison. Depuis qu’ils sont entrés en fonction dans la cité du Nord Vaudois, Monique Maillard et son collègue ont surtout mis en avant un travail autour de l’éducation à la paix plutôt que de lutte contre la violence. Au bout de trois ans, ce travail commence à porter ces fruits.
Les deux éducateurs de rue sont en outre membres du groupe « Hors-murs ». Constitué d’une trentaine de travailleurs sociaux, cette association a publié il y a quelques mois une Charte qui expose les principes et les objectifs de leur profession, et qui a également pour but de mieux faire connaître le métier d’éducateur de rue, ce dernier restant souvent dans l’ombre de ceux qu’il cherche à aider.

Monique Maillard, en quoi consiste l’activité d’une éducatrice de rue ?
Notre travail consiste en un accompagnement individuel ou une activité de médiation. Nous sommes à disposition des jeunes et des jeunes adultes, mais également des familles et des petits enfants. Nous nous promenons dans la rue ou nous faisons des permanences dans certains quartiers. Les jeunes savent qui nous sommes et savent qu’ils ont la possibilité de venir vers nous s’ils ont un problème. Ils peuvent par exemple avoir besoin d’aide pour écrire une lettre ou avoir envie d’être accompagnés pour se présenter au tribunal. Ils nous contactent aussi par téléphone, dont le numéro est publié dans le journal.
Nous participons aussi à des actions communautaires comme des repas d’associations par exemple, et nous avons un local qui est ouvert une fois part semaine et qui sert de carrefour de solidarité au sein d’un quartier.

Quel rôle pensez-vous jouer dans la résolution des problèmes liés à la délinquance juvénile ?
Je pense que nous y participons dans la mesure où nous sommes en lien direct avec les jeunes. Ils nous identifient comme des personnes pouvant les aider, et pas comme des personnes ayant un rôle sécuritaire. Les jeunes sont sensibles à notre discours parce que notre attitude par rapport à eux est claire. En cas de conflit, nous n’allons toutefois pas jouer le rôle des copains. Nous nous plaçons plutôt dans la situation en tant qu’adulte. Nous essayons d’être un appui pour le jeune en difficulté, sur lequel il peut s’appuyer et essayer de rebondir.

Que pensez-vous de l’attitude des médias dans leur façon de parler de a délinquance juvénile ?
Le rôle des médias est de donner des informations. Mais j’ai tendance à penser, qu’à un moment donné, ils font de la désinformation. Dans le cas d’Yverdon par exemple, ils cultivent notre héritage du passé. Il y a cinq ou six ans, quelques jeunes ont commis des actes violents. Les jeunes d’Yverdon ont alors été pris pour des surpuissants à cause de cela. Et cette image est restée. En racontant qu’ils étaient encore pires que dans certaines banlieues, les médias leur ont donné une mauvaise image. Alors bien sûr, les jeunes ont adopté cette attitude de durs présentée par la presse. Ils pensaient avoir quelque chose à prouver.
Avec mon collègue, nous essayons le plus possible de véhiculer une image positive d’Yverdon, de faire en sorte que les médias cessent d’alimenter cet héritage du passé. Il se passe beaucoup de choses très chouettes à Yverdon. Beaucoup de jeunes se prennent en main et ont des projets. Il n’y a pas que des bagarreurs. Les monstruosités qu’on voit dans les médias sont souvent des cas isolés.

Est-ce que les émeutes qui ont eu lieu en France l’année passée ont eu des répercussions sur le comportement des jeunes d’Yverdon ?
Très peu. On se demandait d’ailleurs si ça allait être le cas. Nous en avons parlé avec eux. Et c’est aussi eux qui venaient vers nous pour en discuter. Ces événements ont donc plus servi de levier de discussion.

Que répondez-vous aux personnes qui en ont marre que l’on cherche des excuses aux jeunes qui font des bêtises ?
Si un jeune fait une bêtise c’est parce qu’il a quelque chose à dire. Il veut se faire remarquer. C’est un trop plein qui sort. On touche ici à la limite entre le cadre et l’autorité. Actuellement il y a une perte de ces valeurs. Les jeunes qui viennent vers nous nous demandent d’être encadrés. Leur appel au secours correspond à leur besoin d’avoir un sens à leur vie, même s’ils ne le formulent pas de cette manière. Je trouve que les adultes censés être encadrants ne font plus leur job.

La justice envers les jeunes délinquants est-elle trop clémente à votre sens ?
Je pense que l’appareil judiciaire concernant les jeunes doit être revu et devenir plus sévère. Jusqu’il n’y a pas très longtemps, il était impossible pour un mineur d’être enfermé plus de onze mois. Et ça, les jeunes d’aujourd’hui le savent, ils connaissent leurs droits. Cette durée va prochainement passer à quatre ans. Et je pense que cela va changer beaucoup de choses.
Il faut aussi que les procédures judiciaires soient plus rapides. Un jeune qui fait une bêtise aujourd’hui ne sera pas jugé avant fin 2007. Ça lui laisse pas mal de temps pour faire d’autres bêtises. Je connais des jeunes qui ont jusqu’à 28 chefs d’accusation. Selon moi, il ne devrait pas y avoir plus de quatre à six mois entre le moment du délit et la sentence. Attendre deux ans, ça n’a pas de sens.

Les jeunes que vous rencontrez ont-ils une attitude différente du fait que vous soyez une femme ?
Ça fait 25 ans que je suis travailleuse sociale. J’ai l’avantage, par rapport à mes collègues qui commencent ce travail, d’avoir une image neutre, du fait que j’arrive sur l’âge. Je ne mets pas les jeunes en péril : je ne suis pas en concurrence avec les filles,  et je ne suis pas une « meuf » pour les garçons ! Et je ne suis non plus pas leur maman, ni leur grand-mère ! Même si en tant que femme, je possède une côté maternel et protecteur qui rassure certains jeunes. Cette position me donne une grande liberté. Je côtoie autant de filles que de garçons, alors que mon collègue travaille plus avec des garçons. La plupart de mes collègues sont des hommes, alors je souhaiterais qu’il y ait plus de présence féminine dans le milieu de l’éducation de rue.


Didier Nieto

Contact : monique.maillard@yverdon-les-bains.ch  ou 079 793 31 79 
vincent.artison@yverdon-les-bains.ch  ou  079 347 34 61

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Dimanche 25 juin 2006


Le mariage

Le mariage, qu’est-ce que c’est ? Chacun a sa définition. Certains choisissent de se lancer alors que d’autres préfèrent s’abstenir. Il peut être une belle aventure et durer jusqu’à la fin de la vie ou peut être le résultat d’un mauvais choix et se finit par un divorce. Quoiqu’il en soit, le mariage n’est pas une mince affaire. Pour nous éclairer un peu plus, voici l’interview de Nadine qui se marie en juillet prochain.
 
Que représente le mariage pour toi ?
C’est l’union de deux personnes qui s’aiment. C’est un engagement qui représente la fidélité et l’amour surtout.
Tu as 23 ans, pourquoi as-tu décidé de te marier ?
Parce qu’il [son fiancé] me l’a demandé et parce que ça ne me fait pas peur. De toute façon, il faut bien se lancer dans la vie donc que ce soit à 23 ans ou plus tard, ça ne change rien. Ce qui compte, c’est d’être sûr de ses sentiments.
Le jour de ton mariage, à côté de quelles traditions ne veux-tu pas passer ?
Alors, la jarretière, qu’on doit enlever avec les dents, la robe blanche et puis ce qui est neuf, emprunté et bleu. Et puis l’église. Ah oui, et encore le fait de ne pas voir le futur marié le jour avant (le mariage). Et qu’on ne se voit qu’au moment où je rentre dans l’église.
Et pourquoi toutes ces traditions ?
Tout simplement parce que je trouve que ça fait partie d’un tout et que ces traditions sont chouettes. Et je ne sais pas… j’ai envie de faire la totale et ça fait partie de la totale.
Que représentent-elles pour toi ?
Elles représentent tout le mariage, en fait. C’est la fête complète. J’ai voulu faire le vrai mariage, le grand mariage de princesse comme dans les traditions. Certaines d’entre elles ont été bousculées parce que j’aime bien choquer. Par exemple, je n’entrerai pas (dans l’église) sur la marche nuptiale, ce qui est quand même une tradition assez ancrée. Mais ça c’est un choix personnel. Il y a des traditions que j’ai voulu respecter et d’autres pas, pour choquer un petit peu car c’est notre personnalité.
Ne crois-tu pas qu’on puisse s’aimer sans se marier ?
Si. Je connais des personnes qui sont ensemble depuis passé 10 ans et qui n’ont toujours pas franchi le cap du mariage et qui s’aiment tout autant que des personnes mariées. Je pense qu’on peut tout à fait ne pas se marier et s’aimer tout aussi fort. C’est juste une question d’envie et de ce que recherche le couple. S’ils sont bien comme ça et ils n’ont pas envie de sauter le pas, tant mieux. Mais moi j’avais envie de faire la grande fête, alors voilà. (Sourire)
Selon toi, le mariage rend-t-il l’amour plus fort ?
Non. Je ne pense pas plus fort car, justement, on peut très bien s’aimer aussi fougueusement sans se marier que quelqu’un qui est marié. Donc je ne pense pas que ça le rende plus fort. C’est juste une preuve d’amour en fait, vis-à-vis de l’autre. Mais une preuve d’amour comme on peut en faire d’autres quand on ne se marie pas. Pour moi, c’était plutôt une preuve d’amour que je lui rendais.
Le mariage représente-t-il pour toi une certaine forme de sécurité ?
Je dirais plutôt stabilité que sécurité. Parce que c’est vrai qu’après, t’as les choses à plat. C’est quand même une vie où tu ne peux plus faire n’importe quoi vu que t’es à deux. Mais sécurité je ne pense pas car tu ne peux jamais être sûr que tout va bien se passer. Donc sécurité, non.
Ça te fait quoi quand tu penses que 50% des mariages finissent par un divorce ?
Alors ça me fait ni chaud ni froid. Parce que je connais plein de divorces autour de moi mais si on ne se lance jamais dans la vie parce qu’on se dit que ça va finir par un divorce, on fait jamais rien. Donc autant essayer et si dans quelques années on doit divorcer, on divorcera mais je serai contente d’avoir passé le cap du mariage avec lui.
Que peut-on te souhaiter pour ton mariage, aussi bien pour le jour même que pour dans ta nouvelle vie à deux ?
Alors, pas de scandale familial et plein de bonheur. (Rires)

Virginie Burion



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Dimanche 25 juin 2006

SIAMS rencontre des microtechniques

Le SIAMS est le rende-vous incontournable pour tous les professionnels du monde de la machine-outil. Cette année l’expo bat son plein avec 533 exposants. Et plusieurs ont attendu le rendez-vous prévôtois pour présenter leurs nouveautés mondiales.
Viviana von Allmen

Le 10e Siams a ouvert ses portes à Moutier en présence du conseiller fédéral Joseph Deiss.
Un honneur que les organisateurs de la manifestation ont bien apprécié. Un pressage de bonne augure après le passage de Jean-Pascal Delamuraz et d’Adolf Ogi aux éditions précédentes au cours de vingt ans d’inlassable continuité.

En se promenant dans 8'400 m2 aménagés sous les traditionnelles tentes, nous trouvons des entreprises qui offrent une large palette de produits de haute précision dans deux catégories  bien distinctes : les biens d’investissement et les produits du savoir-faire. Pour cette édition plusieurs entreprises ont attendu le rendez-vous pour présenter des nouveautés mondiales.
L’endroit habituel qui abrite le Siams à Moutier a été transformé en un véritable village de la microtechnique. La patinoire, la halle de sport, des parkings, des courts de tennis et des champs forment le parc d’exposition et deviennent ainsi homogènes.
En cette année le Siams ne ressemble pas à la foire que l’on connaissait. Avec les 140 nouveaux exposants l’organisation se situe à la limite de la capacité supérieure tolérable.

Du côté des entreprises l’ambiance est détendue, des chefs qui côtoient leurs collaborateurs et prennent aussi le temps de recevoir de jeunes ingénieurs à la recherche d’un emploi, une première dans le cadre de cette manifestation.
Dans le domaine économique les témoignages des différents chefs de ventes confirment que les affaires ont le vent en poupe tant sur le marché suisse qu'à l'étranger. Le seul bémol de cette expo c’est le stand de la Boillat qui abrite des employés qui arborent une pancarte avec l’inscription « Licencié ».

Durant ce cinq jours entre la haute technologie et des produits du terroir, ils étaient 16000 les visiteurs professionnels et autres qui ont eut le privilège de voir pour la dernière fois dans un ambiance bucolique.
Le prochain salon aura pourtant bien lieu dans une halle en dur.
V.vA

Photos: V.vA

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