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L'ARTICLE.CH est une publication mensuelle traitant de sujets d'actualité suisses, selon différentes rubriques.
« La Une » aborde chaque mois un sujet central choisi dans l’actualité. 
Les rubriques adjacentes couvrent la culture, la société, l’économie et le sport.
Le média Internet se révèle comme particulièrement intéressant en tant que support flexible et facile d’accès.

Créé en décembre 2004 par un petit groupe d'étudiants en journalisme et communication à l'Université de Neuchâtel, ce projet permet aux étudiants journalistes de s'exercer sur le terrain, de récolter des expériences et leur fournit une plateforme de publication.

 
Extrait des statuts de l’Association du magazine sur Internet « larticle.ch »

Article 3

L’Association a pour buts

• D’offrir des espaces rédactionnels interactifs répondant aux besoins de répandre l’information et la culture, ainsi que de divertir et d’éduquer.

• De créer, développer et gérer un site Internet ouvert à la formation et à la pratique de futurs journalistes

L’association vise essentiellement à :

a) encourager le dialogue interculturel entre les différentes communautés et promouvoir  le développement culturel et professionnel de ses membres ;

b) offrir à la population une information libre et indépendante ;

c) favoriser les échanges interculturels et promouvoir la liberté d’expression ;

d) défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales ;

e) encourager la solidarité, la cohésion sociale et le développement de la vie culturelle, artistique et associative ;

f) offrir à ses membres des formations dans les domaines des médias et des nouvelles technologies de la communication et de l’information


Editeur responsable et présidente:
Viviana von Allmen
Vice-président :
Steve Remesch
Caissier :
Willy von Allmen
Secrétaire :
Mathieu Maridor
Porte-paroles :
Céline Rochat
Deborah Sohlbank
Didier Nieto

 

 

 

 

 

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Dimanche 9 juillet 2006

Alzheimer, une sorte de mythe

Une maladie peu connue qui peut toucher à tous à n’importe quel moment. La maladie a été décrite pour la première fois en 1907 par le neurologue allemand Alois Alzheimer, qui a étudié les lésions caractéristiques dans le cerveau d'une femme de 51 ans.
Photo : ldd
 

 
Métier, quand le choix…

À la sortie de l’école ou du gymnase, certains sont déjà sûrs de leur choix, ils ont une vocation. Mais que se passe-t-il quand tout s’effondre et on réalise que notre métier ne pourra être celui dont on rêvait?
Photo : Virginie Burion
 

 
Wellness à l’île aux mille couleurs

Au cœur de la Méditerranée se trouve Palmas de Majorque, une île paradisiaque, où il fait bon vivre. Aujourd’hui, les agences de tourisme proposent des séjours de Wellness dans des grands complexes hôteliers.
Photo : ldd
 

 
Le foot, la joie du peuple

Pourquoi parle-t-on de fièvre de la Coupe du Monde ? Description de la joie que peut procurer le football à un membre bouillonnant de l’équipe de rédaction de Larticle.ch.
Photo : ldd
 

 
L’adieu à une force tranquille

Antoine Maurice, fervent défenseur de la presse écrite, est l’actuel directeur à l’Institut de Journalisme et communication. Après 14 ans d’enseignement au sein de l’académie, il tire sa révérence à une carrière pleine de défis.
Photo : Viviana von Allmen
 

 
Internet à l'université: réel progrès ou accroissement du fossé social?

L'avènement de l'informatique et du réseau Internet fait désormais partie intégrante des études universitaires. Mais ce nouvel outil de travail est-il réellement nécessaire? Convient-il au corps enseignant et aux étudiants?
Photo : ldd
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Dimanche 9 juillet 2006


Thérapie pour le cerveau

Viviana von Allmen
Notre cerveau a été, et reste encore aujourd’hui l’organe le plus énigmatique aux yeux des chercheurs.
Même s’il pèse qu’un kilo et demi environs le cerveau humain est notre organe déterminant. En l’absence de ses fonctions nous ne pourrions pas avoir conscience de nous même et d’ailleurs non plus reconnaître la vie. C’est pourquoi une fois cela admis et en jouissant d’un bon fonctionnement mental, il est de notre devoir de le soigner tout au long de notre existence.
Mais il va de soi que jour après jour tout notre corps s’use. Donc que faire ? Comment préserver cet amas complexe de plus de 100 milliards de cellules nerveuses, appelées neurones ?  Ce sont elles qui supervisent tous les aspects de notre vie quotidienne, du simple mais fondamental fait de respirer aux caractéristiques les plus complexes comme celle de notre personnalité. Quel miracle ! Les neurones communiquent entre eux par le biais d’impulsions électriques et de substances chimiques, les neurotransmetteurs. Certains d’entre eux travaillent directement au fonctionnement de la pensée et de la mémoire. Ainsi, les cellules nerveuses du cortex frontal, très développé chez l’être humain, gouvernent les fonctions intellectuelles de haut niveau, comme la capacité de décoder un ordre complexe et d’élaborer des stratégies d’exécution afin de le gérer. Ce cortex frontal est divisé en deux hémisphères spécialises : à droit se trouvent les fonctions spatiales, à gauche les fonctions verbales. Le plus étonnante est que, seuls 5 à 6% de la masse cérébrale sont sollicités. Cependant c’est ainsi que l’être humain à la capacité de développer de choses étonnantes qui émerveillent et que nous considérons comme supérieures à nous même.
Paradoxalement ces choses restent et nous nous en allons.
Oui, nous devenons vieux et notre cerveau vieillit avec nous. Mais ayons une philosophie avant-gardiste car la recherche ne s’arrête jamais.
 Au présent profitons de toute la puissance du cerveau pour la bonne cause et fondamentalement n’oublions pas de nous divertir de nous donner du plaisir.
C’est la meilleure thérapie connue à nos jours pour soulager nos cellules grises.
Bonnes vacances !

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Dimanche 9 juillet 2006

L’adieu à une force tranquille

Antoine Maurice, fervent défenseur de la presse écrite, est l’actuel directeur à l’Institut de Journalisme et communication. Après 14 ans d’enseignement au sein de l’académie, il tire sa révérence à une carrière pleine de défis dont son bilan est globalement placé sous le signe de la réussite.
Viviana von Allmen

Il est 13 heures ce vendredi 16 juin 2006 dans la salle R-48 de la faculté de lettres de l’université de Neuchâtel.
Le cours d’histoire de la presse, donné par Antoine Maurice, vient de se terminer, plus tôt que prévu. Car c’est dans cette même salle que le même homme entend prononcer son discours d’adieu à l’institution.
La salle est comble : une bonne centaine de personnes ont répondu à l’invitation pour saluer et témoigner leur attachement au directeur de l’Institut de journalisme et communication. Parmi elles, le doyen, le corps de professeurs, les assistants, des étudiants d’hier et d’aujourd’hui mais aussi Louis de Saussure le successeur ad intérim.
Dans une ambiance de respect, mais loin d’être formelle, les allocutions commencent. Antoine Maurice invite le doyen de la Faculté à prendre la parole. Celui-ci fait preuve de synthèse et il signale qu’un acte officiel aura lieu pour annoncer le départ du Professeur lors du traditionnel souper de Faculté. Dans son discours M. Jean-Jacques Aubert évoque brièvement le parcours de l’homme journaliste et enseignant. Entre autres la ténacité de 14 ans de travail comme professeur extraordinaire et puis professeur associé. Il met aussi l’accent sur le fait de l’incontestable succès qui couronne aujourd’hui l’Institut de journalisme et communication grâce à la contribution et à l’ingéniosité développés par son directeur.

A l’heure de la prise de parole, Antoine Maurice commence par chercher « Danielle » son épouse et lui dit un mot. Ensuite il exprime qu’il a voulu, par cet ultime discours au sein de l’alma mater, faire partager ses réflexions sur la relation fructueuse et nécessaire entre le journalisme et les études à l’Université.
En première partie, son récit nous parle de ce qu’est le journalisme : le savoir-être, le savoir-faire sont les maîtres mots portées par Antoine Maurice. Il continue en faisant référence à la finesse demandée aux journalistes, qui au cours de l’histoire ont tout fait pour refléter la réalité dans un inévitable exercice entre la continuité et la discontinuité, dans une difficile maîtrise du temps dans les contraintes de la restitution du réel à l’écrit.
Il ne manque pas de critiquer les nouvelles technologies, car parfois à travers celles-ci, le spectacle prend le dessus sur le contenu se focalisant sur l’aspect commercial et non sur le fond du débat. C’est ainsi que tel un « talk show » on parvient à manquer de respect sur la vie privée des acteurs, malgré eux.


En fin des allocutions, l’intervention de Thierry Herman, maître-assistant de l’Institut de journalisme et communication, donne une ambiance de sentiments forts. Parmi les mots de remerciements et de souvenirs, l’une des phrases les plus touchantes sera: « Avec le départ de Antoine Maurice c’est une part de l’âme de l’Institut qui s’en va ». Les étudiants acquiescent.
Pour dédramatiser, il évoque aussi des aspects du quotidien de son ex-chef comme par exemple le fait que le professeur répondait toujours « sinon à leurs courriels, du moins aux préoccupations des étudiants ».
Une cérémonie touchante mais sans son cérémonial insipide, voilà sans doute l’adieu à l’Université que voulait donner Antoine Maurice au moment de son départ.
V. v A.

La rédaction toute entière de l’article.ch souhaite bon vent à Antoine Maurice et le remercie pour ses encouragements assidus et surtout pour nous avoir transmis une conscience journalistique digne de ce nom.

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Dimanche 9 juillet 2006


Alzheimer, une sorte de mythe

Une maladie peu connue qui peut toucher à tous à n’importe quel moment.
La maladie a été décrite pour la première fois en 1907 par le neurologue allemand Alois Alzheimer, qui a étudié les lésions caractéristiques (les plaques séniles et les noeuds neurofibrillaires) dans le cerveau d'une femme de 51 ans.

Qu'est-ce que la maladie d'Alzheimer?
La description est un lent processus de dégénérescence du système nerveux central qui se manifeste avec des troubles de mémoire, une déficitaire pensée abstraite et une mauvaise capacité de jugement. Elle est associée à plusieurs modifications de la personnalité et du comportement. Ce vieillissement cérébral pathologique (démence) comporte d'abord quelques difficultés à maintenir les activités quotidiennes de la vie et, ensuite, une grave réduction de l'autonomie personnelle.
La maladie d'Alzheimer est la forme de démence la plus fréquente: elle représente 60% des cas. Le risque de développer cette maladie augmente en fonction de l'âge: en effet la maladie d'Alzheimer frappe 5% des personnes âgées de plus de 65 ans, mais elle peut rejoindre 20-40% depuis 85 ans.

Quelles sont les causes?
Les causes de la maladie d'Alzheimer ne sont pas encore totalement connues: probablement pour développer cette maladie doivent être présents plusieurs facteurs. Les recherches actuelles s'orientent vers diverses hypothèses: vieillissement prématuré, prédisposition génétique, produits toxiques présents dans l'environnement ou à l'intérieur de l'organisme.
Evidemment les facteurs environnementaux peuvent agir avec ceux génétiques. Mais il faut faire une explication importante: génétique ne veut pas dire héréditaire. Dans la plus grande majorité des cas, la maladie d'Alzheimer a une distribution sporadique, c'est à dire qu'elle survient sans qu'il soit possible d'en expliquer la raison, chez un individu sans antécédents familiaux de ce type. De très rares formes (1%) sont dites familiales, à risque héréditaire.  Un des facteurs génétiques qui augmentent le risque de maladie est l'apolipoprotéine E dans sa forme E 4.

Quel est le cours de la maladie?
La maladie d'Alzheimer a un cours progressif. La durée moyenne de la maladie est environ de 10 ans, mais il y a une grande variabilité individuelle. Le début de la maladie est insidieux et quelque fois les premiers symptômes sont sous-évalués et attribués simplement au fait que la personne devient âgée.
 Dans la majorité de cas les premiers signes sont: mémoire déficitaire (84%), troubles du langage (76%), manque d'initiative, abandon des hobbies, modifications du caractère et du comportement. Ensuite le cadre clinique devient plus lourde: problèmes plus graves de mémoire, désorientation dans l'espace et le temps, attention et concentration déficitaires. Quelque fois, même au début de la maladie, peut apparaître hallucinations et agitation mentale et physique. Les malades perdent progressivement leur autonomie et doivent être assistés tout le temps. Cette maladie ne frappe pas seulement le patient mais la famille entière qui est grevé par une charge d'assistance et le facteur émotionnel très lourde.

Quelques données sur lesquelles réfléchir
Le fait que la maladie atteint en particulier les personnes âgées rend le problème encore plus dramatique si l'on pense à la croissance constante de la population âgée par rapport à celle des jeunes.
Le problème n'est pas seulement lié à la perte des capacités du malade de se suffire à soi-même, mais aussi aux répercussion qui affectent l'entourage: très souvent, en effet, à la perte du revenu du malade, qui n'est plus en mesure d'accomplir les "actes quotidiens de la vie" (et donc logiquement l'abandon du travail), il s'ajoute celle d'un membre de la famille qui, pour aider et soigner le malade, est contraint de laisser tomber son travail.

Que peut-on faire?
Aujourd'hui il n'existe pas des médicaments qui peuvent arrêter la maladie; récemment on a découvert certains médicaments (inhibiteurs des colinhesterases comme le donepezil et la rivastigmine) qui peuvent ralentir pour quelque temps la progression des symptômes. L'intervention la plus importante reste celle de l'assistance. Selon des statistiques anglaises, 75 à 80% des malades vit en famille: puisque l'assistance à un malade d'Alzheimer demande un engagement physique, économique, affectif et psychologique extrêmement dur et épuisant, il est nécessaire pour la famille d'être aidée par un système de soutien social et d'assistance efficace. Il est important que la famille ne soit pas délaissée et isolée.
V.v A

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Dimanche 9 juillet 2006


Quand la ligne qu’on croyait toute tracée s’interrompt brutalement

À la sortie de l’école ou du gymnase, certains sont déjà sûrs de leur choix, ils ont une vocation. Mais que se passe-t-il quand tout s’effondre et on réalise que notre métier ne pourra être celui dont on rêvait?

Céline savait déjà depuis quelques années quelle profession elle voulait exercer quand elle est entrée en faculté de droit à l’université de Lausanne. Mais ses projets ne se sont pas déroulés comme prévu. Après un double échec à Lausanne, elle a tenter sa chance à l’université de Genève où le résultat fut le même. Que remettre en cause : un système trop sélectif ? Une mauvaise méthode de travail ? Un excès de stress au moment des examens ? Il n’y a pas de réponse précise. Quoi qu’il en soit, la jeune femme de 23 ans doit maintenant réorienter son choix en espérant trouver une voie qui la satisfera pleinement, comme doivent le faire plusieurs d’entre nous car, tout ne se passe pas toujours comme prévu...

Quel genre d’élève étais-tu ?
J’étais plutôt studieuse. Très studieuse (Sourire). Je n’allais pas à un contrôle sans avoir révisé. Je faisais mes leçons régulièrement et je n’allais pas aux cours sans les avoir faites. J’étais assez appliquée.

Quand as-tu su ce que tu voulais faire dans ta vie ?
Durant mes dernières années de collège.

Quel fut ton choix de métier et pourquoi celui-ci ?
J’ai décidé de faire avocate parce que c’était un métier qui me passionnait. Je trouvais sympa de défendre les gens. Et puis c’est un beau métier prestigieux, ce n’est pas n’importe quoi.

Après l’école obligatoire, comment as-tu choisi ce que tu allais faire ?
Pour moi ça coulait de source que, pour aller à l’uni, je devais passer par le gymnase. Donc je me suis inscrite au gymnase et pour aller en droit ensuite, j’ai suivi la branche que j’avais commencée au collège en prenant économie et droit.

Comment s’est passée ton expérience à l’université ?
Au début ça se passait bien car je travaillais régulièrement, je faisais plein de résumés et l’ambiance était bonne. Le seul problème, c’est que ça s’est mal passé au niveau des examens… Je n’ai pas pu passer le cap de la première année…

Qu’as-tu ressenti lors de ces échecs successifs ?
Étant donné que je n’avais eu d’échec avant, j’ai reçu une grosse claque. La première fois, je suis même partie en dépression. Déjà pendant les examens car je stressais trop de ne pas réussir. J’ai fait tout ce qu’il ne fallait pas faire car je me suis trop mise de pression et je n’y suis pas arrivée. Et puis chaque année, quand je recommençais, c’était la même chose. J’étais sûre que j’allais échouer, je perdais confiance en moi et c’est exactement ce qui arrivait quand il y avait les oraux : je perdais tous mes moyens.

Suite à ces échecs, quelle nouvelle vision de ton avenir as-tu eue ?
J’étais assez abattue et je me disais que je n’y arriverais pas. Je ne savais plus ce que je voulais faire dans la vie. J’étais sûre de ce que j’allais faire et tout à coup, tout s’est écroulé. Il m’a fallut retrouver quelque chose qui me motive et que j’avais envie de faire.

Justement, quel est ton nouveau choix de métier ?
J’aimerais partir dans la police scientifique ou judiciaire parce que ça correspond au domaine du droit avec les lois et le respect de la justice. Et j’irai dans le canton de Genève car durant notre formation, on reçoit un salaire. Je m’y suis déjà présentée l’an dernier mais je n’ai pas été prise car je n’ai pas réussi le test d’anglais… Je me suis à nouveau présentée la semaine dernière, sans avoir préparé quoi que ce soit, contrairement à la première fois, et j’ai tout réussi jusqu’à maintenant (Sourire). Il me reste encore le sport que je vais faire vendredi.

Tu as réussi en n’ayant rien préparé !? Cela signifie peut-être que tu devrais un peu moins travailler pour réussir...
Non, ce n’est pas ça. Je crois plutôt que vu que je ne m’attendais pas à réussir, j’étais stressée, mais pas autant que la dernière fois. J’avais moins de pression car je ne misais pas tout là dessus, contrairement à tous les autres examens durant lesquels je croyais jouer ma vie.

Revenons à la formation dans la police. Le fait qu’elle soit payée t’a-t-il davantage encouragée à te lancer là-dedans?
Ce qui m’a encouragé, c’est surtout la certitude d’avoir un débouché à la fin. Une fois dedans, si tu t’appliques pour faire toute la formation, tu es engagé dès que tu l’as terminée. Tandis qu’à la sortie de l’université, tu dois te trouver un travail. Mais pour en revenir à la question, le salaire à la fin du mois m’a en effet influencée car arrivé à un certain âge, il faut pouvoir s’assumer et comme les factures ne se payent pas toutes seules, j’ai préféré faire la police en passant par Lausanne et l’uni.

Que fais-tu en attendant de savoir si tu peux commencer ta formation genevoise ?
Je donne des cours de danse et de fitness. J’ai de la chance de pouvoir gagner un peu d’argent en faisant ça car la danse est ma passion. Cela dit, je devrais donner plus de cours pour être vraiment indépendante. Le problème c’est que la plupart des écoles sont pleines et ce n’est pas facile de trouver de la place. Sinon quand on me propose des petits boulots pour gagner quelques sous, j’accepte.

Pour finir, que peut-on te souhaiter pour ton avenir professionnel ?
D’enfin réussir dans une branche qui me plaise et de m’épanouir dans mon métier.
Virginie Burion

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Dimanche 9 juillet 2006

Internet à l'université: réel progrès ou accroissement du fossé social?
 
L'avènement de l'informatique et du réseau Internet fait désormais partie intégrante des études universitaires. Des cours, des travaux pratiques et toutes sortes de documents sont à disposition des étudiants via le web. Mais ce nouvel outil de travail est-il réellement nécessaire? Convient-il au corps enseignant et aux étudiants? Petit tour d'horizon à l'université de Lausanne.
Céline Rochat

Depuis quelques années, les universités suisses se sont dotées de serveurs inernet performants, permettant aux étudiants d'utiliser des documents interactifs depuis leur domicile via le net. L'université de Lausanne met à disposition de chaque étudiant un « coin de stockage », appelé « my.unil ». Ce dossier personnel est protégé par un mot de passe et il permet à l'étudiant de mémoriser des cours ou d'aller chercher divers documents sur d'autres dossiers personnels myunil, celui d'un professeur par exemple.
Mais cette nouvelle manière de travailler convient-elle aux étudiants et au corps enseignant? Madame Anne Bielman, professeur assistant d'histoire ancienne à l'université de Lausanne, utilise régulièrement ce genre de dossier avec les étudiants de première année. Son cours d'introduction à l'histoire ancienne est basé sur des dossiers d'étude que les étudiants doivent préparer chaque quinzaine. Certains de ces dossiers ont un support papier, et d'autres, appelés modules « électre » sont disponibles sur la toile. « Les avantages de ces dossiers sont nombreux. A la base, nous avions imaginé cette méthode de travail afin d'économiser le papier: Un dossier se compose d'au moins 10 pages. Sachant qu'il y a environ 260 étudiants par volée, et qu'il y a 6 séances de TP (travaux pratique) de ce genre, c'est une économie non négligeable. » commence l'enseignante. «Il y a aussi des avantages graphiques » continue-t-elle. « On peut plus facilement utiliser des photos ou des peintures comme source d'études. Dans des dossiers photocopiés, les images ressortent souvent très mal, et on ne distingue plus les détails. » 
Malgré les avantages que cela apporte, la majorité des  étudiants déplorent l'absence d'un support papier. Patrick, étudiant de ce cours le confirme: « S'il est vrai que l'on peut travailler sur des dossiers bien illustrés, il est néanmoins dommage de ne pas disposer de support papier. Cela rend le travail plus difficile et plus compliqué. Plus long aussi. Chaque étudiant ne possède pas forcément un ordinateur ou une connexion  Internet  à  la maison. Si tel est le cas, la rédaction devient périlleuse car un travail de ce genre prend au minimum 4h. ». En fait, d'après une étude faite en 2004 auprès des étudiants de l'UNIL, seulement 10% d'entre eux possèdent un ordinateur personnel.
Ce dernier élément fait rejaillir le débat sur la « sociabilité » des universités en Suisse, à tel point que l'on peut se demander si ce genre de méthode de travail n'est pas une façon de plus d'écarter les étudiants moins aisé de l'université. De plus en plus d'enseignants l'utilisent. L'étudiant qui dépend des salles de travail mises à disposition à l'université est fortement désavantagé. Ces salles sont rares et déjà surchargées. Madame Bielman a aussi son opinion sur le sujet: « Internet ne devrait pas être utilisé comme moyen distinctif. Il faut à tout prix éviter de creuser le fossé social qui existe déjà ». Et de reconnaître: « L'université n'est pas, et n'a jamais été sociale. Elle lutte malgré tout contre le modèle anglo-saxon (où  les universités sont payantes), mais la résistance est meilleure ici qu'en Suisse alémanique. » Le rectorat est lui-même « entre deux feux ». Il se doit de répondre aux exigences supérieures, fédérales, qui veulent conjuguer formation et compétitivité. Mais il doit considérer les remarques « logiques »des étudiants et  du corps enseignant, qui demandent une université ouverte à tous. Il est vrai que l'arrivée du processus de Bologne (voir encadré) n'arrange rien.
Sociabilité mise à part, les étudiants se doivent de s'adapter à ces nouvelles techniques et de travailler avec. S'il on en croit son utilisation actuelle, le web est le support de cours de l'avenir. Pourtant Linda, une étudiante tessinoise de l'université de Lausanne le dit franchement: « Ces modules électre? Je déteste! ». Et elle n'est pas la seule dans ce cas, la majorité sont du même avis. Si les étudiants n'aiment pas cette méthode de travail et qu'ils le disent, pourquoi les professeurs s'obstinent-ils donc à mettre les cours sur le web? « L'université se doit de s'adapter à la technologie moderne » répond Anne Bielman. Et d'enchaîner: « Peut-être que dans cinq ans il sera ringard de distribuer des documents sur papier, mais il faut un temps d'adaptation. Et si les étudiants ne supportent vraiment pas de travailler de cette façon, qu'ils le fassent savoir. Ce n'est qu'en ayant des arguments basés sur du « vécu » qu'ils pourront avoir un réponse concrète des enseignants et du rectorat. » Selon l'étude effectuée il a deux ans, les étudiants ont usé de leur voix. L'an passé une partie des questions des modules ont été recréés dans une version .pdf 1) imprimable.
L'université se veut donc à la pointe de la technologie, et elle le fait savoir. Mais au dépend de qui? Demain, les suisses « moyens » pourront-ils encore fréquenter les universités, ou ces dernières seront-elles réservées aux enfants des familles les plus aisées du pays? La réponse viendra avec le temps, et l'avancée d'Internet!
C.R.
19 pdf= (Portable define format de Adobe-Acrobat) Permet d’afficher le fichier sur tout ordinateur indépendamment du système d’exploitation utilisé avec le logiciel gratuit  Adobe-Acrobat

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Dimanche 9 juillet 2006


Wellness à l’île aux mille couleurs

Un certain mercredi du mois d’avril, je pars pour un séjour de wellness à Majorque.
Quel bonheur ! A 9h le même jour, j’atterris sur une île qui m’est inconnue.
L’aéroport, vaste et d’une architecture moderne se remplit de voyageurs venus d’ailleurs, qui s’expriment dans des langues exotiques.
Au cœur de la Méditerranée, Majorque attend paisiblement ses visiteurs pour les surprendre sous les rayons d’un soleil resplendissant.
L’île s’étend sur un territoire d’à peine 3640 km2, et ses habitants conservent la fierté d’être les gardiens d’un monde millénaire plein de réminiscences arabes, terre où par le passé régnait le sabre et la peur. Cependant, malgré leur histoire les Majorquins sont un peuple affable et tolérant.
 L’intérieur du pays est une terre de paysans tranquilles, qui vénèrent encore ces sortes de Totems, qui sont en fait d’anciens moulins à vent, ayant aujourd’hui perdu leur utilité. Les autochtones racontent mille et une histoire sur ces mastodontes, qui empêchent les autorités leur éradication.   
Les côtes abruptes du nord nous font souvenir à des paysages de côtes anglaises. C’est cette région qui compte la plus vaste population de marins.
Au sud par contre les vastes plages des baies de Palma de Majorque semblent somnoler sous le soleil de midi.
Les habitants des villes ou de la campagne ont un dénominateur commun, leur caractère insulaire, mélange de réserve et d’hospitalité qui cohabitent avec ce qui peut être aussi de la méfiance- qui en fait une mosaïque de forts contrastes.
Mais ne nous laissons pas tromper par les apparences. Majorque et ses habitants n’hésitent pas à adopter des coutumes et des mœurs modernes, le témoin est leur économie florissante. Les grands complexes hôteliers sont les témoins de la capacité d’adaptation aux temps modernes de cette société. Nous nous trouvons dans un de ces mega-complexes, sorte de village tout fait.
Dans ces enclos on ne peut qu’avoir un comportement sain. Dès 9 heures le matin, et après avoir bu entre 500 et 750 dl d’eau, vous êtes invité à vous dépenser en une demi heure de jogging dans des parcours paradisiaques, faits de tout pièce.  Il suit 20 minutes de gymnastique en plein air et pour soulager l’effort  vous êtes convoqué à nager dans d’immenses piscines. Durant l’heure de natation vous avez, obligatoirement, le droit de faire de l’aquagym et ce n’est pas tout. Sans espoir vous buvez encore une fois 500 ou 750 dl d’eau, et vous vous dirigez vers le sauna (deux séances de 20’ chaque une, lesquelles sont accompagnées d’un intermède au plaisir d’une douche suédoise) tout ceci devrait vous donner de la vigueur. Sauvés des eaux nous allons dans nos chambres pour nous changer et nous régaler au repas de midi. A cet stade, je me demande où est le wellness ou de moins qu’est ce que cela signifie.  Serait-il plus qu’un plaisir, une proposition philosophique dans la prise de conscience de notre vie sédentaire ? Munie avec peu de forces je demande à l’un des coordinateurs si il serait possible de me retirer pour prendre un peu de repos et de les rejoindre plus tard.
- Señora !!! C’est impossible, d’ailleurs c’est maintenant l’heure de l’activité la plus intéressante. 
- Il avait raison.
On se dirige aux catacombes de l’édifice destiné aux traitements du bien être. A l’accueil, nous sommes reçus par des jeunes thérapeutes tous vêtus de blanc. La musique asiatique de fond me prédispose harmonieusement à l’ambiance paisible. Tout suite, mais après avoir pris toute sorte de renseignement sur nous, les employés donnent à chaque participant des linges et leur indiquent qu’ils doivent passer aux vestiaires. Maintenant nous sommes à égalité avec le personnel nous aussi sommes vêtus de blanc. La situation prend des allures d’hôpital du futur ou du pavillon « Oui » (art plage d’Yverdon, Exposition nationale 02). Chacun est accompagné vers une destination inconnue. Une fois dans l’un des cabinets de massage vous êtes convié à toutes les sauces (drôle d’expression) et pourtant c’est vrai. Toute inexperte, je suis confrontée au choix des différentes sauces : café, chocolat, avocat, yogourt, fraise et j’en passe, pour me faire envelopper. Après avoir été ceinturée d’une feuille de polyéthylène et cuite à la vapeur sous une lourde couverture de gomme j’ai finis avec la première séance «de l’activité la plus intéressante » pour reprendre les mots du coordinateur.
Mais où sont les massages ?
A la suite d’autres péripéties et en fin de journée,  j’ai eu le droit à 20’ de massages.
Le soir, après un bon dîner je n’avait pas la force d’aller au spectacle qui se présentait au bar de l’hôtel.
Le lendemain je descends avec un peu de retard à la salle à manger et demande au coordinateur si c’est possible de me dispenser d’assister aux activités de la mantinée.
- Señora ! Vous vous sentez mal ?
- Non, mais… je ne suis pas habituée à tant d’activités.
- Señora ! Essayer à votre rythme et vous verrez que ce ne vous fera que du bien.
Après une autre journée pleine de santé et de douleurs je rejoins mon lit. On dit que la nuit porte conseil et de fait ceci c’est confirmé pour moi.
A mon troisième jour de séjour j’avais pris la décision de me reposer durant la matinée et de n’aller seulement qu’à la séance de massages.
Ainsi, en fin de l’après midi, je me présente au centre de wellness pour une séance massage et oh surprise ! Une dame m’informe du fait que il n’est pas possible de me fournir cette prestation, car je n’avais pas suivit le programme antécédent. Je manifeste mon étonnement. Devant cette situation la dame, très compréhensive, me donne une solution :
- J’aurais un rendez vous payant pour vous.
Ce qui veut dire que le bien être sur mesure a son prix.
Le reste du séjour je l’ai dépensé en faisant des mini tourisme et ceci m’a moins fatigué, en ce qui concerne le concept du bien être, je me rende compte que à chacun le sien.
Ne vous découragez pas, le wellness est tendance, mais il faut bien être entraîné pour en jouir pleinement.
V. vA

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Dimanche 9 juillet 2006
 

Fièvre de la Coupe du Monde ?

A chaque période de Coupe du Monde la même question est ressassée : Pourquoi tant de passion pour le football ? Pourquoi parle-t-on de fièvre de la Coupe du Monde ? Les justifications des passionnés partent dans tous les sens. Cependant voici pour vous la description de la joie que peut procurer le football à un membre bouillonnant de l’équipe de rédaction de Larticle.ch.
Mathieu Maridor

Le foot, la joie du peuple

Fièvre du Mondial, folie, fanatisme, prostitution, hooliganisme, néonazisme, tricherie, argent … Voici quelques expressions négatives qui malheureusement reviennent souvent, et à juste titre, lors que l’on évoque le terme football actuel. Il faut se rendre compte que le football est devenu bien plus qu’un sport. Il est dorénavant un véritable fait de société. La sociologie du sport s’y intéresse particulièrement pour son rôle identitaire ainsi que pour le nationalisme qu’il draine. Comprenez le terme nationalisme comme amour de la patrie, comme sentiment d’appartenance à un pays et non pas péjorativement comme on aurait (trop) tendance à le faire.

Le fait de s’identifier à une équipe pousse le supporter à porter maillot, écharpe, drapeau et à l’encourager et indirectement à s’encourager lui-même car son équipe, c’est lui aussi. Le sentiment d’appartenance, poussé à l’extrême devient dangereux et entre en opposition avec le message pacifique que veut propager le football.

Passons à l’essentiel ! Pourquoi le football est-il beau ? Comment expliquer la joie qu’il procure ? Voici une réponse, certes peu objective, mais qui vous aidera à comprendre les fanatiques.

Le foot, c’est une école de vie ;
Une équipe unie dans la joie comme dans les moments difficiles ;
Partager des rires et des efforts à l’entraînement comme au match avec des personnes venant d’un milieu social totalement autre ;
Se mettre au service de l’équipe, même si l’on est fatigué ou blessé
Hurler de joie lorsqu’on marque un but et se remettre en question lorsqu’on en reçoit un ;
Réussir, en tant que défenseur, à prendre la balle à l’adversaire et faire ensuite une bonne passe ;
C’est un sport où les pays pauvres ont autant de chances que les pays riches ;
Le sport le plus populaire ambassadeur d’un message de paix et d’entente entre les peuples ;
Plus de 80'000 personnes qui scandent le nom de Liverpool quand cette équipe perd 3 à 0 face au Milan AC et qui finit par gagner la Ligue des Champions ;
Connaître les schémas tactiques pour mieux apprécier le jeu ;
C’est des copains et copines qui se retrouve au stade pour discuter, se défouler en chantant pour son équipe favorite ;
C’est boire un verre avec des supporters adverses et ainsi créer des liens ;
Décorer sa maison aux couleurs de son équipe nationale pour mettre de la couleur dans le quartier ;
Découvrir des cultures et déguster les spécialités culinaires des adversaires ;
Avoir le plaisir et l’honneur de porter un maillot avec le nom de son joueur préféré dans le dos ;
Applaudir les beaux gestes de ses adversaires ;
Donner la main à adversaire se retrouvant au sol ;
La joie d’un enfant qui collectionne les vignettes Panini et qui rêve de devenir à son tour un joueur célèbre ;
Jouer avec ses amis, inviter des inconnus à la partie et partager les grillades après celle-ci ;
La joie de se lever pour une ola dans un stade comble…

Vous l’aurez compris, le football peut être splendide s’il est vécu dans un esprit de paix, d’humour et de philanthropie. Un esprit qui ne demande qu’à devenir universel, un esprit qui élève l’humanité ne serait-ce que pour un court laps de temps, que le temps de la Coupe du Monde. Notamment en ayant une perception telle du football, on peut parler de beauté de celui-ci. On est alors bien loin d’être fous, malades etc. Cependant, évitons le prosélytisme. On a le droit de ne pas aimer le football !
M. M.

 

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