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L'ARTICLE.CH est une publication mensuelle traitant de sujets d'actualité suisses, selon différentes rubriques.
« La Une » aborde chaque mois un sujet central choisi dans l’actualité. 
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Créé en décembre 2004 par un petit groupe d'étudiants en journalisme et communication à l'Université de Neuchâtel, ce projet permet aux étudiants journalistes de s'exercer sur le terrain, de récolter des expériences et leur fournit une plateforme de publication.

 
Extrait des statuts de l’Association du magazine sur Internet « larticle.ch »

Article 3

L’Association a pour buts

• D’offrir des espaces rédactionnels interactifs répondant aux besoins de répandre l’information et la culture, ainsi que de divertir et d’éduquer.

• De créer, développer et gérer un site Internet ouvert à la formation et à la pratique de futurs journalistes

L’association vise essentiellement à :

a) encourager le dialogue interculturel entre les différentes communautés et promouvoir  le développement culturel et professionnel de ses membres ;

b) offrir à la population une information libre et indépendante ;

c) favoriser les échanges interculturels et promouvoir la liberté d’expression ;

d) défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales ;

e) encourager la solidarité, la cohésion sociale et le développement de la vie culturelle, artistique et associative ;

f) offrir à ses membres des formations dans les domaines des médias et des nouvelles technologies de la communication et de l’information


Editeur responsable et présidente:
Viviana von Allmen
Vice-président :
Steve Remesch
Caissier :
Willy von Allmen
Secrétaire :
Mathieu Maridor
Porte-paroles :
Céline Rochat
Deborah Sohlbank
Didier Nieto

 

 

 

 

 

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Mardi 31 octobre 2006
Editorial

La peur une émotion simple
par Viviana von Allmen
On parle des sentiments nobles et des sentiments ignobles. Mais… Où se trouve la place de la peur ? D’ailleurs qu’est-ce que la peur ?
 

 
Affronter la peur

La peur est un moyen de défense et de protection naturel. Ces peurs, dénommées phobies, peuvent détruire l'existence des personnes atteintes. Comment s’en sortent Nathalie et Théo de leurs phobies, ainsi que de crises d'angoisse ? Interview :
Photo : ldd
 

 
Le Liban : désillusion …

June, 81 ans est en Suisse chez sa fille depuis un mois. Elle revient d'un pays dans lequel elle a toujours vécu, mais sur lequel elle s'est vue obligée de tirer un trait. Témoignage
Photo :ldd
 

 
Où se trouve le marché du travail ?

Connectez vous sur la toile, inscrivez-y «job». Vous verrez, une multitude de pages s’ouvrent. Nombreux sont les jeunes pour qui le voile de cette apparente opulence de choix professionnels s’estompe assez vite.
 

 
Dionysiaque débauche :

Encore une année de plus au compteur des adeptes des fêtes à prétexte. Pendant que les enfants jouent sur les carrousels, les grands titubent dans les rues étroites et déformées de la cité médiévale à la recherche d’on ne sait quoi Photos : ldd
Photo : ldd
 

 
Regardez-moi ! Si vous l’osez...

Parfaitement établi en tant que genre cinématographique, les films d’horreur existent sous diverses formes. Petit tour d’horizon des grandes familles des films qui font peur et de leurs meilleurs représentants. Commencez à trembler !
Photo : ldd
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Mardi 31 octobre 2006


La peur une émotion simple

Viviana von Allmen

On parle des sentiments nobles et des sentiments ignobles. Mais…
Où se trouve la place de la peur ? D’ailleurs qu’est-ce que la peur ?
Toutes les civilisations ont eu à faire avec la peur. Face aux grandes énigmes de l'univers, de l'Homme, de la vie et de la mort, canalisées par les traditions, les coutumes et les conduites d'évitement, se sont crées des peurs de toutes sortes : les tabous, les démons, l'étranger…
La peur est une émotion d'anticipation. Elle informe l’organisme d’un danger potentiel. Ce n’est pas ce qui se produit dans le présent qui représente un danger, mais ce qui pourrait survenir dans un avenir plus ou moins rapproché (quelques secondes, des jours...). L’information qu’elle fournit nous permet de prendre les mesures pour nous protéger. À ce titre, elle est très précieuse et même indispensable à la vie. Les animaux disposent eux aussi de cette émotion protectrice.
La peur surgit là où le sentiment de sécurité n'est plus absolu. Elle semble impliquer la sensation du danger dans sa perception immédiate, que celui-ci soit réel ou non.
L’évaluation du danger est toujours subjective; la peur donc, comme toutes les émotions, est subjective.
Elle ne se cultive pas, une fois le danger écarté, la peur s'efface. La peur se dépasse en même temps que s'acquiert la maîtrise sur l'environnement et que se construit une sécurité de base.
La peur se dépasse en même temps que s'acquiert la maîtrise sur l'environnement et que se construit une sécurité de base. On parle d'angoisse lorsqu'une situation ressentie dangereuse ne l'est pas et ne le deviendra peut être jamais. Elle relève de la pulsion. Elle se vit, se parle à l'avance, s'anticipe. C'est à partir d'une menace réelle ou non que se développe l'angoisse si la peur ne peut être dépassée. Tous les scénarios qui justifient l'angoisse sont des mirages.
Mais nous, nous connaissons sur le bout des doigts, nous nous sentons mêmes capables, grâce à nos nombreuses lectures sur le sujet dans les magazines féminins, d'analyser la situation : "Un oedipe contrarié alors que nous entrions en maternelle", "une mère super mais terriblement protectrice", "une crise d'adolescence larvée qui n'a jamais pu donner sa vraie dimension"... D'accord, d'accord, mais impossible de réécrire les épisodes de notre journal de jeune fille, pour en modifier l'histoire ! Et puis, tout le monde a des parents, tout le monde a un passé... à quoi sert de revenir sur notre histoire ? Sûrement pas à résoudre nos problème immédiats.
Bref, la peur es une émotion comme les autres, nous serions plus crédibles à nos yeux si on la laisse couler dans la grande rivière des nos émotions.

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Mardi 31 octobre 2006


Affronter la peur


La peur est un moyen de défense et de protection naturel dont chaque humain est pourvu. En situation dangereuse, le corps réagit, notamment en libérant rapidement de l'adrénaline dans le sang. Cependant, certaines personnes connaissent des peurs irraisonnées, face à des situations ou des objets anodins pour le reste du commun des mortels.
Ces peurs, dénommées phobies, peuvent détruire l'existence des personnes atteintes. Ressentiment parfois continu, ou alors annoncé par des crises d'angoisse, Nathalie et Théo tentent de nous expliquer leur vécu.

Interview de Céline Rochat

De quoi souffrez-vous, ou avez-vous souffert?
Nathalie: Je souffre de plusieurs phobies, ainsi que de crises d'angoisse.
Théo: De crises d'angoisses " sociales ", lorsque je me trouvais en société.

Quand avez-vous ressenti ces angoisses pour la première fois?
Théo: Vers l'âge de 15 ans.
Nathalie: Originaire de la campagne, chaque sortie en ville avec ma maman me stressait. Un jour, je suis allée au festival d'Avignon avec mes grands-parents. J'étais mal, mais je ne savais pas pourquoi. J'avais la nausée, je tremblais. Je ne pensais qu'à une seule chose: rentrer à la maison. J'ai mis plusieurs années à comprendre ce qui m'était arrivé ce jour-là.

Comment avez-vous découvert ces peurs?
Nathalie: En prenant un cours d'anglais! J'expliquais à mon enseignante que je mettais toujours de la musique pour m'endormir afin de ne pas entendre les bruits extérieurs. Elle-même agoraphobe, elle m'a posé plusieurs questions, puis m'a demandé si je connaissais l'agoraphobie. Elle m'a expliqué ce que c'était et m'a donné un bouquin qu'elle avait utilisé. J'avais à peu près seize ans.
Théo: Mes premières crises d'angoisse sont arrivées lorsque je me trouvais en soirée. Je me suis senti soudain jugé, dévisagé, décrypté par les gens qui m'entouraient.

Quels étaient les symptômes?
Nathalie: J'étais terrorisée à l'idée de devoir sortir de chez moi. Je n'osais pas me promener seule en ville, même la journée. Une amie, qui habitait à Lausanne, devait venir me chercher à la gare et me tenir par la main pour aller chez elle. Un soir où je dormais chez elle, sa maman a voulu aller au cinéma. J'ai vécu un véritable calvaire, j'ai cru que j'allais m'effondrer à chaque pas. Tout ce monde autour de moi, et la nuit en plus, je ne supportais pas.
Théo: Au début d'une crise, mon pouls s'accélérait rapidement, je salivais beaucoup plus qu'en temps normal, et j'avais vraiment l'impression de me voir depuis l'extérieur de moi-même. J'avais l'impression de n'avoir aucun moyen de stopper ce processus. Mes crises d'angoisse se soldaient généralement par des vomissements. C'était le seul moyen de retrouver mon calme, même si c'était contre ma volonté. Je ne faisait pas exprès de vomir! Je crois que c'est mon corps qui avait trouvé le moyen d'évacuer le stress.

Comment le viviez-vous?
Nathalie: Mal, très mal au début! Je n'osais rien faire, je ne comprenais pas pourquoi tous les gens sortaient, vivaient normalement et que moi je vivais cette horreur. J'étais perdue, je voulais tellement être comme tout le monde. Ne plus devoir inventer des mensonges pour refuser des invitations ou des sorties. Ce n'est pas facile à accepter, et encore moins à expliquer aux autres. On a honte, on se sent bête.
C'est une faiblesse, personne n'aime avouer ses faiblesses! Et puis, petit à petit, je me suis habituée.
Théo: Je le vivais mal car je suis quelqu'un de très sociable. Ce qui était pour moi un plaisir (soirées, sorties, tête à tête au restaurant) devenait un calvaire. Dans ma vie professionnelle, j'étais incapable d'avoir un entretien en face à face, je ne supportais pas la pression.

Comment réagissaient les personnes à qui vous en parliez?
Nathalie: Il y a beaucoup de réactions différentes. En ce qui me concerne, la majorité des personnes était très surprise. On me disait:
Toi?!? Mais tu souris tout le temps, tu es toujours de bonne humeur!
Comment ça se fait? D'ailleurs la plupart des gens réagit de la même façon à l'heure actuelle, quand j'explique ces peurs. En effet, comment cela se fait-il?
Je ne voulais pas le montrer, je ne voulais pas que les gens le sachent, alors je le cachais. Et puis, même s'il m'arrivait d'en avoir marre, je m'étais habituée à la situation et j'étais heureuse dans ma vie.

Et vous Théo, quelles réactions avez-vous enregistrées lorsque vous parliez de ces angoisses?
Au début je n'en parlais pas, mais petit à petit je me suis documenté sur les angoisses. J'ai réalisé qu'environ 10% de la population en souffrait, d'une manière ou d'une autre. Cela m'a rassuré de savoir que je n'étais de loin pas le seul à souffrir de ce mal psychique, et c'est ainsi que j'ai trouvé la confiance pour en parler avec ma soeur et mes amis proches. Ma soeur, vivant plus ou moins la même chose que moi, fut très compréhensive et l'on s'est beaucoup soutenu mutuellement. En revanche certains de mes amis furent surpris car ils ne s'attendaient pas à ce que je vive ce genre de situations. Ils ne me connaissaient que sous mon côté jovial, bon vivant et très sociable.
A partir du moment où je les ai mis au courant, mes crises d'angoisse ont nettement diminué car je savais qu'ils comprendraient ce qui m'arrivait. Je n'avais plus peur d'être avec eux.

Avez-vous essayé d'entreprendre quelque chose de médical contre ces phobies?
Nathalie: Oui, brièvement, et longtemps après le début des symptômes.
Mais je n'ai pas été satisfaite alors j'ai arrêté. J'avais l'impression d'avancer plus vite toute seule.
Théo: Oui. Suite à des vomissements accompagnés de saignements, j'ai pris contact avec un médecin. Par fierté, j'ai refusé sa proposition de thérapie ainsi que ses médicaments " anti-dépresseurs ".

Aujourd'hui, qu'en est-il? Qu'avez-vous fait pour améliorer la situation?
Nathalie: J'ai encore des crises d'angoisse, et j'ai toujours peur dans certaines situations. Mais cela va de mieux en mieux et j'ai l'impression de gagner chaque jour un petit bout de terrain. Ce n'est pas facile car il y parfois des rechutes qui sont difficiles à accepter.
Je connais mon corps et ai appris à sentir venir les crises et à les gérer, mais parfois la peur est plus forte et je suis dépassée.
Aujourd'hui, ce qui m'effraie surtout, c'est tout ce que je ne peux pas gérer moi-même: les anesthésies, la foule dans un endroit fermé. Mais j'ai fait beaucoup de progrès, et  depuis trois ans je vais même au Paléo! Mon ami a été d'une grande aide dans cette guérison. Il a été très gentil et très patient. Il m'a aidée à accepter ces peurs et à travailler sur elles. Sans lui, je ne serai certainement pas aussi bien aujourd'hui. Il m'a poussé à en parler autour de moi, pour expliquer ce que je vivais et ce que je ressentais.

Théo, vous vous dites plus ou moins guéri. Les crises d'angoisse ne sont donc plus qu'un mauvais souvenir?
Oui, aujourd'hui je suis pratiquement guéri.
Comment avez-vous fait?
J'en ai beaucoup parlé avec mon entourage, mais surtout avec Jessica, ma compagne. J'ai beaucoup écrit et je relisais mes textes pour essayer de prendre du recul et comprendre ces sentiments. Je n'ai surtout pas fui les situations critiques, au contraire. Je me suis fixé de nouveaux défis que j'affrontais progressivement. Il y a eu des hauts et des bas au niveau de la confiance, mais aujourd'hui tout va bien... (Grand sourire).

C.R.

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Mardi 31 octobre 2006


Le Liban : désillusion

June, 81 ans est en Suisse chez sa fille depuis un mois. Remplie de souvenirs d'une vie extraordinaire mais aussi d'amertume et de tristesse. Elle revient d'un pays dans lequel elle a toujours vécu, mais sur lequel elle s'est vue obligée de tirer un trait: le Liban.

Peur, horreur et déception. Tels sont les premiers mots qui sortent de la bouche de June à l'évocation des bombardements dont le Liban a été victime l'été dernier. "J'ai vécu toute ma vie au Liban, mais maintenant c'est fini. Qu'est-ce que vous voulez que je vous raconte? La guerre, c'est la peur tout le temps. On ne devrait pas en parler." June peine à révéler ce qu'elle a vécu. Est-ce parce que les événements sont encore trop récents? Peut-être, mais c'est aussi qu'elle préfère parler des nombreuses petites choses qui font du Liban un pays exceptionnel, si cher à son cœur. Petit à petit, des bribes d'histoire sortent. "Je suis née en Palestine, d'un père anglais et d'une mère palestinienne. En 1948, nous avons quitté le pays pour le Liban. Comme tous les libanais, je parle le français, l'anglais et l'arabe. Je me suis mariée. Les années 50-60 étaient un temps de rêve. Une période fastueuse. Nous vivions dans la splendeur, étions plein d'activités. La mer, le ski, les fêtes, l'élégance… Et toutes ces senteurs, ces saveurs…". Sa fille Jane est à ses côtés et ajoute: "Tout le monde venait au Liban, car on y vivait si bien: les américains, les français, les hollandais. Et les libanais les ont toujours accueillis avec tant de cordialité. Ensuite la guerre a commencé et a duré 17 ans." Pour June et son mari, il n'a pas une seule fois été question de quitter leur maison près d'Antélias, au nord de Beyrouth. La mère et la fille se souviennent alors d'histoires d'autant plus effroyables qu'en périodes de guerre elles ne sont plus que des anecdotes réduites à une banalité impensable en temps normal. La peur terrible des "barrages volants", le danger couru à chaque fois qu'il s'agissait d'aller chercher du pain, les bombardements incessants, les contrôles routiers où le moindre faux pas pouvait être synonyme de mort, des kilos de dynamite trouvée derrière la boutique de famille, un repas au restaurant qui devait permettre le temps d'une soirée de faire semblant que la guerre n'existait pas et qui s'est finalement transformé en cauchemar… "N'écrivez pas toutes ces horribles histoires", me demande June, "qui vont-elles intéresser?".

Et puis la guerre s'est terminée et les libanais y ont cru: les gens pourraient enfin à nouveau mener une existence normale. Les jeunes nés pendant la guerre allaient connaître d'autres choses que le confinement de leur quartier. "A la fin de la guerre, beaucoup de jeunes sont retournés au pays. Nous avons par exemple des cousins qui ont décidé de laisser leur vie parisienne pour participer à la reconstruction du pays." Le train de vie des jeunes et des moins jeunes s'est à nouveau accéléré. "Les libanais aiment tellement faire la fête!", s'exclame Jane, "et puis ils en avaient besoin, pour se libérer des longues années précédentes." Et June d'ajouter, un brin nostalgique: "Oui, mais l'élégance de nos années de jeunesse a disparu, aujourd'hui les jeunes sont un peu indécents". Les libanais avaient repris confiance, ils se permettaient de ne plus vivre au jour le jour, d'avoir des projets. Mais voilà que cet été le pays est bombardé. June: "Tout le monde au Liban est encore sous le choc. Ces bruits des bombardements qui ont repris. Ces enfants tués, la peur au quotidien et à nouveau aucune perspective. Nous nous rendons compte au Liban que la stabilité que nous avons connue n'était qu'une façade et que notre pays ne sera jamais tranquille". Et Jane d'ajouter: " Ces deux guerres sont tellement différentes. Si la première était une guerre civile chaotique concernant tout le Liban et menaçant chaque habitant, la deuxième était bien plus ciblée et stratégique, et a agi comme un bulldozer: en plus d'avoir causé de trop nombreuses morts parmi les civils, presque toutes les infrastructures ont été détruites en peu de temps."

Mais quelles que soient les différences entre les deux guerres, les bruits effrayants des bombardements sont les mêmes, la peur ressurgie après ces quelques années de trêve est restée inchangée. Et si la violence des derniers mois a été de courte durée en comparaison à la première guerre, elle aura servi à ôter aux libanais toutes leurs illusions. " Vous savez, reprend Jane, le Liban n'a pas d'armée, c'est un pays prospère mais divisé qui a une position géographique stratégique: c'est un cible idéale. Nous avons compris que notre pays sera toujours un…, un endroit dynamité". C'est d'une voix désappointée que June conclut: " Pour moi, le Liban comme pays, c'est fini. Mais ce qui me manque le plus, ce sont mes amis, leur chaleur et leur gentillesse. Et l'odeur du jasmin. C'est dommage".    

D.S.

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Mardi 31 octobre 2006


Un coup de pouce pour décrocher un emploi à Neuch ?

Connectez vous sur la toile, inscrivez-y « job ». Vous verrez,  une multitude de pages s’ouvrent. Des pages s’ouvrent  et créent  ainsi, chez  certains, le soubresaut d’une illusion de commodité. Un emploi est à portée de moi, se dit-on, la réalité économique ne compte plus. Pourtant, nombreux sont les jeunes pour qui le voile de cette apparente opulence de choix professionnels s’estompe assez vite. Il vous faut un coup de main. Un soutien, une personne pour vous aguiller dans le magma de cet austère marché du travail. Vous êtes toujours sur la toile ? Alors ajoutez à votre requête « service ». « Job service, un service différent pour les jeunes et les entreprises » figure en tête de liste. Vous n’êtes pas sur le site d’une agence de recrutement, il s’agit d’un service public et gratuit créé depuis 1988. Il est destiné aux jeunes entre 15 et 25 ans en recherche d'insertion professionnelle. Deux bureaux, l'un à Neuchâtel et l'autre à La Chaux-de-Fonds se donnent pour mission de construire une passerelle entre le marché de l’emploi et les jeunes. Voilà qui peut-être utile. Décidés à comprendre la motivation qui anime une telle entreprise, nous nous sommes rendus pour vous sur place afin de rencontrer l’une des responsables. Dominique Wohlhauser, psychologue FSP, nous explique.

« Job Service est donc un service public et gratuit, spécialisé dans l’insertion professionnelle. Il s’adresse à tous les jeunes qui ont des questions liées à leur intégration sur le marché de l’emploi »

Qu’y a-t-il de différent par rapport à une agence de recrutement ?
« Nous faisons du placement, mais celui-ci est gratuit. C'est à dire que nous ne prenons pas de commission ni auprès de l’entreprise, des jeunes, bien évidemment. L’entreprise a un lien direct avec le candidat. On ne démarche pas, on s’occupe plutôt de favoriser le réseau. Un autre aspect qui nous différencie, c’est que nous visons exclusivement un public jeune. Nous ne proposons donc pas des personnes à hauts profils et vraiment expérimentés. »  

Qu’apportez-vous aux jeunes ?
« Concrètement, nous proposons tout d’abord une inscription au service de placement. Ensuite, nous sommes là pour donner du soutien, des conseils dans la recherche. Nous proposons un accompagnement pour aborder le marché du travail. Nous sommes en quelque sorte des facilitateurs de ces mesures devenues désormais extrêmement difficiles. Nous proposons également un accès au réseau professionnel, parce que nous sommes conscients que l’aspect relationnel est un point qui peut être déterminant dans une recherche d’emploi. Quatrième aspect de nos services, nous proposons des programmes spécifiques pour les jeunes en rupture de formation. Un des aboutissements de notre engagement chez Job Service est que nous avons réussi à lancer un programme appelé « projet village d’artisans ». Sur un même lieu, vous retrouvez des micros entreprises où nous pouvons intégrer les jeunes dans le monde du travail. Notre bureau se trouve sur le site et nous sommes là pour encadrer. C’est ce que nous appelons notre tremplin vers le premier marché du travail. On y fait prendre conscience des règles que sous-tendent l’activité professionnelle. Nous essayons également d’aborder d’autres aspects de la vie du jeune, plutôt d’ordre psychologique et, si besoin étant, nous orientons la personne en difficulté vers les services adéquats. » 

Quelle est la philosophie de Job service ?
« Proximité, soutien dans le parcours du jeune demandeur d’emploi. Nous sommes à l’écoute. Mais il faut garder à l’esprit que nous devons travailler avec le monde économique. C’est important. »
  
Comment arrivez-vous à gérer ce double rôle qui est la fois celui de conseillère socioprofessionnelle et en même temps de personne mandatée par les entreprises pour trouver de nouveaux collaborateurs ? N’y voyez vous pas deux logiques contradictoires ?
« C’est effectivement un aspect de notre travail qui peut sembler contradictoire. On est même amené à expliquer dans les Hautes Ecoles les enjeux de cette double logique. 13


En tant qu’expert travaillant au coeur du tissu professionnel neuchâtelois, que pensez-vous de celui-ci ?
« Le canton a une particularité qui est son lien avec l’activité économique horlogère. Neuchâtel a été malmené par les crises horlogères, de telle sorte que nous pouvons dire que lorsque l’horlogerie va bien, l’économie va bien. Ça va de paire ! Il est indéniable qu’actuellement et en comparaison avec le reste du pays, le canton a des difficultés d’emploi, surtout dans le haut. Le haut du Canton a aussi sa particularité; il s’agit de son passage brusque de l’industrie vers le tertiaire. Les personnes n’ont pas toutes les qualifications requises pour assumer une telle transition et ça peut poser problème. Cela dit, un point plus que positif à soulever est qu’au vu de la petite taille de la région, nous avons un bon partenariat entre les écoles, les employeurs et les pouvoirs publics. C’est bien la taille de notre canton qui permet un tel partenariat. »  
 
Pourquoi avoir choisi ce poste au sein de Job Service plutôt qu’une place dans un département de ressources humaines d’une compagnie « ordinaire » ?
« Tout d’abord parce qu’en fin de formation en psychologie du travail, j’étais spécialement intéressée par les aspects de la formation et de l’éducation. Je suis d’ailleurs allée suivre des cours à Genève en Science de l’Education. Le second élément qui a déterminé cette ambition est qu’un tel poste offre la possibilité d’accompagner les personnes dans leurs phases de transition. Ce qui est à mon sens un moment crucial. D’ailleurs, j’organise, à titre privé, des séminaires de préparation à la retraite dans les entreprises. Les phases de transition m’intéressent énormément. »


Selon vous, les entreprises coopèrent-elles suffisamment ?
Dans le cas contraire, qu’attendriez-vous d’elles ?

« Nous travaillons avec plus d’une centaine d’entreprises. Non, celles-ci collaborent bien. On peut dire qu’il s’agit d’un bon partenariat. Mais, je pense qu’il faut encore les sensibiliser aux aspects sociaux. Souvent, lors d’entretiens, des jeunes me font part du fait qu’ils ne se sentent pas respectés dans leurs démarches. Que ce soit au niveau du délai d’attente de réponse de courrier, ou parce que l’on ne leur répond carrément pas. Selon moi, il faut instaurer une procédure respectueuse de la personne, ce qui n’est encore pas assez souvent le cas. »

Le marché de l’emploi s’est endurci s’est dernières années. Les moyens entrepris pour recruter de nouveaux collaborateurs ont fortement changés également. Que pensez-vous des techniques de sélection et de recrutement élaborées par les psychologues pour les départements RH des compagnies actuelles?
« Il y a dix ans, les démarches pour le demandeur d’emploi étaient bien plus aisées. On commençait par chercher un endroit où effectuer un stage et ensuite, on cherchait un poste fixe. Les curriculum vitae avaient, en somme, moins d’importance. Aujourd’hui, lorsque nous devons orienter un jeune dans ses démarches, les choses sont bien plus compliquées. Tout d’abord, le marché exige un dossier de candidature en « béton ». Il faut ensuite se préparer à des examens d’entrée, qui peut-être mèneront à un entretien. Entretien qui, toujours dans la même incertitude, pourra vous mener à un éventuel poste de stage. Notons ceci dit en passant que de moins en moins de stages sont rémunérés. Finalement, peut-être, aurez-vous l’opportunité d’accéder à un emploi stable. Ce n’est pas toujours facile d’expliquer cela. Vous savez, je n’ai que trente-cinq ans, mais même à mon époque je n’ai pas été confronté à de telles difficultés. »     

N.H.

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Mardi 31 octobre 2006


Dionysiaque débauche :
Neuchâtel une fois l’an tonne au nom de la vigne


Encore une année de plus au compteur des adeptes des fêtes à prétexte. Pendant que les enfants jouent sur les carrousels, les grands titubent dans les rues étroites et déformées de la cité médiévale à la recherche d’on ne sait quoi.

La fête des vendanges, comme son nom l’indique, est la fête qui correspond à la période de récolte du raisin, tout le monde s’accordera à le reconnaître. Auparavant, ce genre d’évènement correspondait au ban des vendanges c'est-à-dire la date autorisant le début de la récolte. Mais aujourd’hui, qu’en est il de ces fameux raisins ? Quelqu’un sait-il où le vin a-t-il bien pu passer ? On est en droit de se le demander.

Vendredi 22 septembre, forains, taverniers, aubergistes et troubadours s’affairent. Un univers est à créer : à en croire la coutume, le lieu du culte des adorateurs de vignes doit prendre forme avant la tombée de la nuit. Cela dit, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ce ne sont pas ces beaux vieux tonneaux de vinasse que l’on fait rouler jusqu’aux échoppes, mais de gros fûts métalliques que l’on raccorde à une pompe. Des enseignes se hissent au dessus des baraques : Heineken, Cardinal, Smirnoff ou J&B. Les gens qui préparent le lieu de l’orgie ne parlent ni château ni cépage, l’ambiance semble être à l’organisation efficace. Ce soir, des milliers de païens ont rendez-vous ici même pour fêter les joies du dieu errant.

Au programme de ce joyeux rassemblement local, cortège des enfants, parade des fanfares et corso fleuri. De belles et saines activités en perspectives! Seulement voilà, la nuit tombée, cet énorme bazar aux mille loupiottes prend une tout autre allure. Le sacre de la boisson des dieux peut commencer. Les enfants à présent couchés, plus de temps à perdre. Dans les rues de la ville habituellement paisible, l’atmosphère est au bruit et à la cohue. On a l’impression que chaque coin d’espace concourt l’autre pour celui qui fera vibrer la terre avec le plus de robustesse. Entre les célébrations de Claude François et du Death Métal, on se bouscule pour trouver la mélodie de ses rêves. Le vin brunâtre de la région d’Heineken coule à flot. Ce soir, les fonctionnaires de jour sont les chamanes de la nuit. On peut se déhancher à sa guise, on peut rigoler, on peut danser, on peut aspirer à rencontrer la personne de son choix, sans gêne ni tracas. C’est la fête du vin, c’est la fête des vendanges. Pendant trois jours, Neuchâtel sera méconnaissable, les habitués le savent bien. On fête le vin sans le boire, qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Peu importe ce que l’on boira, peu importe pourquoi on est là. On marquera le temps, une année de plus et cela fait plus de cent ans que cela dure. 

« La Fête des vendanges ». Voilà une fête dont le nom ressemble étrangement à ces racines grecques ou latines que l’on étudie sur les bancs de l’école. Un nom tel un vestige du passé dont la trace est avant tout la marque des cultures en permanente évolution. Si la boisson des dieux n’est peut-être plus aujourd’hui la raison même de cette extraordinaire agrégation de débauches, le vin reste pourtant le métronome de l’évènement. Car « Il faut toujours semer derrière soi un prétexte pour revenir, quand on part. ». (A. Baricco, « Océan mer »)

Nicolas Hanssens

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Mardi 31 octobre 2006


Regardez-moi ! Si vous l’osez...

Parfaitement établi en tant que genre cinématographique, les films d’horreur existent sous diverses formes. Petit tour d’horizon des grandes familles des films qui font peur et de leurs meilleurs représentants. Commencez à trembler !

Nous sommes le 5 mars 1922. Ce jour-là, le réalisateur allemand Friedrich Wilhelm Murnau présente son nouveau film, « Nosferatu, une symphonie de l’horreur », une adaptation de « Dracula » de Bram Stoker. Les spectateurs présents sont terrorisés. Le cinéma d’horreur vient de naître. Depuis, les films qui font peur sont devenus un genre cinématographique à part entière, tout comme le sont les comédies ou les films policiers par exemple.
A l’instar d’autres émotions telles la joie ou la colère, la peur est un sentiment subjectif. Si bien que ce qui pourrait effrayer une certaine personne, pourrait en laisser une autre parfaitement indifférente. Tout comme chez les individus, la peur cinématographique n’est donc pas universelle. Elle se décline en plusieurs genres, dont voici les trois principaux :

LE FILM GORE : le but de ce genre de production n’est pas exactement de faire peur au spectateur. L’idée serait plutôt de le dégoûter avec des images particulièrement choquantes (des corps en décomposition par exemple). Amateur ? Vous devriez alors trouver votre compte avec « Cabin Fever » (Eli Roth, 2002)  ou « Hostel » (id., 2005). Le premier nous montre les ravages d’un virus rongeur de chaire sur une équipe de jeunes vacanciers ; le second raconte l’histoire de touristes capturés, puis torturés par des gens bizarres. Les plus téméraires pourront aussi regarder « Cannibal Holocaust » (Ruggero Deodato, 1980), que je n’ai pas vu pour ma part. Considéré comme le film le plus gore de tous les temps, il nous fait part des soucis d’une équipe de reporter aux prises avec une tribu anthropophage. Signalons par ailleurs cette anecdote plutôt terrifiante qui accompagne le film de Deodato : pour rendre leur produit plus effrayant encore, les producteurs de « Cannibal Holocaust » ont laissé entendre que le film avait été tourné sans aucun trucage et que certains acteurs étaient réellement morts durant le tournage. Devant le réalisme de certaines scènes, la justice italienne a alors accusé Deodato d’avoir tourné un snuff movie (film montrant de véritables meurtres). Pour se défendre, celui-ci a dû prouver que ses acteurs étaient toujours en vie. Pour certains cependant, le doute subsiste encore...
Dans la catégorie gore, on peut aussi ranger les films de zombies, genre inventé par George A. Romero en 1978 avec « La Nuit des Morts-vivants ». Ce dernier ayant pris un sacré coup de vieux, je vous conseille de découvrir son remake, l’excellent « L’Armée des Morts » (Zack Snyder, 2004) ou de voir le tout aussi excellent « Territoire des Morts » (Romero, 2005), qui n’est autre que la deuxième suite de « La Nuits des Morts-vivants ». Et si vous aimez vraiment les zombies, je vous recommande vivement « Shaun of the Dead » (Edgar Wright, 2003), qui, même s’il est plus une comédie qu’un film d’horreur, demeure un classique du genre mort-vivant !

LE SLASHER MOVIE : ce type de films met en scène un groupe d’adolescents fuyant devant un assassin sanguinaire, qui trouve toujours des idées originales pour tuer les gens (en anglais, to slash veut dire taillader!). L’un des tous premiers slasher movie a été « Massacre à la tronçonneuse » (Tobe Hooper, 1974, pas vu), dont le titre est assez évocateur. Quelques années plus tard, deux tueurs tristement célèbres viendront hanter de nombreux spectateurs. Il s’agit du démoniaque Michael Myers et de son inquiétant masque blanc dans « Halloween, la nuit des masques » (John Carpenter, 1978), et du diabolique Jason Voorhes, facilement reconnaissable à son masque de hockeyeur dans « Vendredi 13 » (Sean S. Cunningham, 1980, pas vu).
Dans les slasher movie, le tueur peut prendre des aspects variables. Il peut se présenter sous la forme d’un croquemitaine, comme dans « Les Griffes de la Nuit » (Wes Craven, 1984), première apparition au cinéma d’une certain Freddy Krueger, ou « Jeepers Creepers I et II » (Victor Salva, 2000 et 2002). Il peut également s’agir de frères cannibales, comme dans le très réussi « Détour mortel » (Rob Scmidt, 2002). Plus original, l’assassin peut être la mort elle-même (« Destination finale », James Wong, 2000).
Mais le meilleur slasher movie reste à mes yeux l’extraordinaire « Scream » (Wes Craven, 1996), dans lequel le réalisateur s’amuse à jongler avec les références et les codes du genre avec une maestria impressionnante. Vous pouvez y apprendre aussi les trois règles d’or qui vous permettront de survivre s’il vous arrive, un jour, d’avoir affaire à un tueur en série : 1/ pas de sexe (les vierges s’en sortent toujours) ; 2/ ni alcool, ni drogue (car premièrement ce sont des produits avilissants, et deuxièmement ils conduisent souvent à l’infraction de la première règle) ; 3/ ne jamais dire, en sortant d’une pièce, « je reviens tout de suite »...

LE FILM D’ÉPOUVANTE : c’est au sein de cette catégorie que l’on trouve généralement les films les plus effrayants. Dans ce genre de films, la peur, au lieu d’être affichée, est la plus part du temps suggérée, ce qui la rend bien plus efficace. Les réalisateurs de films d’épouvante jouent souvent avec les peurs ancestrales des spectateurs : les fantômes et autres apparitions surnaturelles, la peur du noir, la peur des espaces confinés, ou au contraire des grands espaces vides,... La musique, les bruitages, les décors et les prises de vue occupent alors un rôle très important dans le processus de la peur. A ce titre,  « Le Projet Blair Witch » (Daniel Myrick et Eduardo Sanchez, 1999), « The Ring » (Gore Verbinski, 2002), « Les Autres » (Alejandro Amenabar, 2001), ou encore «The Grudge » (Takashi Shimizu, 2004) devraient vous valoir quelques cauchemars.
Mais pour ceux qui recherchent le Grand Frisson, je leur suggère de voir le film qui est à mes yeux le plus terrifiant de toute l’histoire du cinéma : « The Shining » (Stanley Kubrick, 1980). Adapté d’un roman de Stephen King, le film raconte l’histoire d’un écrivain qui accepte de garder un hôtel pendant un hiver, seul avec sa femme et son fils. Très rapidement, alors qu’il sentira les effets terribles de l’isolement, son fils, grâce à un pouvoir de médium, ne cessera d’apercevoir les deux petites filles massacrées à la hache par leur père quelques années auparavant. Comment ne pas trembler devant le regard halluciné de Jack Nicholson, les visions macabres du petit Dany ou les interminables couloirs de cet hôtel maudit où règne un silence menaçant... Le tout magistralement orchestré par Stanley Kubrick, avec en prime la musique tétanisante de Wendy Carlos : un chef d’œuvre inégalé en matière de frayeur.
 
Précisons que de nombreux films mériteraient d’avoir leur place dans ce petit tour d’horizon, parmi lesquels quelques classiques du cinéma d’horreur : « L’exorciste » (William Friedkin, 1973), « Psychose » (Alfred Hitchcock, 1960), « Amityville, la maison du Diable » (Stuart Rosenberg, 1979) ou encore « La colline a des yeux » (Wes Craven, 1977). Ne les ayant vu, je ne saurai pouvoir vous les (dé)conseiller ! Mais leur réputation en matière de frissons n’est plus à faire. Aussi si vous l’osez...

Didier Nieto

par redaction publié dans : larticle
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