Texte libre

A propos de nous

L'ARTICLE.CH est une publication mensuelle traitant de sujets d'actualité suisses, selon différentes rubriques.
« La Une » aborde chaque mois un sujet central choisi dans l’actualité. 
Les rubriques adjacentes couvrent la culture, la société, l’économie et le sport.
Le média Internet se révèle comme particulièrement intéressant en tant que support flexible et facile d’accès.

Créé en décembre 2004 par un petit groupe d'étudiants en journalisme et communication à l'Université de Neuchâtel, ce projet permet aux étudiants journalistes de s'exercer sur le terrain, de récolter des expériences et leur fournit une plateforme de publication.

 
Extrait des statuts de l’Association du magazine sur Internet « larticle.ch »

Article 3

L’Association a pour buts

• D’offrir des espaces rédactionnels interactifs répondant aux besoins de répandre l’information et la culture, ainsi que de divertir et d’éduquer.

• De créer, développer et gérer un site Internet ouvert à la formation et à la pratique de futurs journalistes

L’association vise essentiellement à :

a) encourager le dialogue interculturel entre les différentes communautés et promouvoir  le développement culturel et professionnel de ses membres ;

b) offrir à la population une information libre et indépendante ;

c) favoriser les échanges interculturels et promouvoir la liberté d’expression ;

d) défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales ;

e) encourager la solidarité, la cohésion sociale et le développement de la vie culturelle, artistique et associative ;

f) offrir à ses membres des formations dans les domaines des médias et des nouvelles technologies de la communication et de l’information


Editeur responsable et présidente:
Viviana von Allmen
Vice-président :
Steve Remesch
Caissier :
Willy von Allmen
Secrétaire :
Mathieu Maridor
Porte-paroles :
Céline Rochat
Deborah Sohlbank
Didier Nieto

 

 

 

 

 

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Lundi 28 novembre 2005
L'article.ch

-mensuel électronique-

 présente:

 de l'étude à la pratique du journalisme

 

 

Une conférence par

 

 

Alain Meyer

 

 

journaliste RP depuis 1990

 

 

 

 

Rendez-vous:

 

Jeudi 8 décembre 2005 à 18h30

 

Espace Louis-Agassiz 1, Salle RN.04

 

 

 

 

 

 

Alain Meyer
Né à Bienne le,18. 06 1967
1986 1989 Institut de journalisme de l’Université de Fribourg diplôme
 
Journaliste écrivain concepteur de événements culturels

1986 à 1993 rédacteur au teletext (rédaction romande)
1987 créateur du fanzine culturel « Les Tympans Fêlés »

1992 à1997 journaliste à la radio Suisse Romande – La Première à Lausanne

1992 à 1998 programmateur et délégué culturel au Bikini Test à La Chaux
de Fonds

1998 à 2001 chroniqueur, journaliste libre

1998 à 2001 création de « Cirque Electrique » en Suisse et en Europe

2002 concepteur et metteur en scène du spectacle « Day of Dead » sur
l’Arteplage Mobile du Jura EXPO NATIONAL 02
Concepteur des « Nuits Hors Bords » à Genève

2000 à 2004 journaliste sur Couleur 3 (chroniques littéraire et musical
« Lost Songs »

2003 à 2004 travail sur les peurs, les trahisons linguistiques, la
philologie, la littérature, musique, art histoire. Premier roman « Les
Errants »

2005 écriture d’un second roman (au tour d’une société honteuse)

 

 

 

www.larticle.ch 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 7 novembre 2005
N°12 novembre 2005

Journalisme européen: un pas en avant!

Etudier le journalisme, voilà qui n'est pas une mince affaire! Le Forum for European Journalism Students, propose dès 2006 une base de donnée européenne concernant la formation dans le journalisme et la communication. Photo : Marlène Mauris

Formation continue

La société du savoir ainsi que la rapidité des évolutions technologiques exigent un renouvellement et un développement durable du capital humain. Un rapport annuel de l’OCDE conclut que notre pays ne parvient pas aussi bien que d’autres à assurer une participation égale des différentes catégories de la population Photo : Steve Remesch

Des briques au soft

Felix Hauptlin rêve de construire des maisons. Mais c’est son hobby qui a pris le dessus sur son premier métier. Depuis 13 ans il a créé Shconsulting sa propre entreprise de service en informatique, dont le siège est à Bienne. Photo : Viviana von Allmen

Journée portes ouvertes

L'Association Multimondo s'est installé dans ses nouveaux locaux à la salle Farel en plein centre de la Ville de Bienne. Leur vœu, c’est de faire de ce centre un lieu de rencontre, à l'instar d'un trait d'union entre les différentes communautés. Photo : Viviana von Allmen

La fête des musées ou voyage dans le temps

Au quartier des musées biennois, le Centre PasquArt, le Musée Schwab et le Musée Neuhaus ont organisé un week-end d’exception. Cet événement culturel conçu en toute convivialité, se proposait pour le grand plaisir de la population. Photo : Viviana von Allmen

Magiciens de la musique au théâtre

Lundi 24 octobre, au Théâtre Municipal de Bienne, La Fondation du théâtre d’expression française a ouvert une nouvelle saison de spectacles. « Duel » avec Laurent Cirade au violoncelle et Paul Staïcu au piano. Un régal. Photo : ldd

Jazz et plus encore : risque et découvertes

Le festival lausannois Jazz onze+ s’est déroulé sur deux espaces où les styles et les âges se sont mélangés. Les deux espaces ont offert aux nombreux amateurs de jazz une programmation digne de ce nom. Bravo !!!
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Dimanche 6 novembre 2005


Journalisme européen: un pas en avant!

Marlène Mauris
Etudier le journalisme, voilà qui n'est pas une mince affaire! Et si les écoles ne manquent pas, il est parfois difficile d'entrevoir l'aspect pratique du métier médiatique. Le Forum for European Journalism Students, propose dès 2006 une base de donnée européenne concernant la formation dans le journalisme et la communication.

L'université n'est pas une école professionnelle, et ce n'est pas nouveau. Les étudiants sortant de leurs études dans le domaine de la communication médiatique suivent donc encore deux ans de stage. Ce n'est qu'ensuite que l'on accède à l'inscription au registre professionnel. Les travaux pratiques dans les écoles sont souvent soumis à des conditions de laboratoire, davantage qu'aux réelles conditions de travail du journaliste. Les stages sont donc la bonne occasion de découvrir le métier avant la fin de la formation, et il n'est pas rare que les étudiants soient pigistes ou stagiaires durant leur temps libre. Cependant, la formation pratique n'est pas aussi soutenue qu'elle le devrait. La plupart du temps, ces stages ne sont pas rémunérés, pour une production de travail équivalente à celle d'un employé. Le même problème éclate également au niveau des stages dans le domaine de l'économie; le cas le plus frappant est celui d'un stagiaire occupant un poste d'adjoint à la direction pendant près de six mois et pour ne percevoir qu'un salaire de 600 francs pour l'ensemble de son travail! Bien évidemment, l'argument clé réside dans le fait que la demande de stages dépasse amplement l'offre qui en est faite.

Les solutions toutes faites n'existent pas, malgré tout, un groupe européen d'étudiants en journalisme tente de faire bouger les choses et avant tout, de faire bouger les étudiants en journalisme. Chaque année, le FEJS -Forum for European Journalism Students- propose sur son site (www.fejs.org) des offres de stages en Europe. Et si les voyages forment la jeunesse, les stages à l'étranger risquent de la former davantage encore. Il y a deux ans, un stage au Parlement européen à Bruxelles a été proposé… et évidemment a trouvé preneur!

De plus, dès l'année 2006, une nouvelle base de données complète sera disponible à tout un chacun sur ce même site ou sur www.fondspascaldecroos.org. Elle contiendra le nom de toutes les institutions enseignant le journalisme et la communication de chaque pays d'Europe. Cette base de donnée sera régulièrement mise à jour. Les voyages et échanges universitaires n'en seront que plus faciles! Chaque institution sera décrite de sorte à savoir s'il y a un stage pratique inclus dans la formation, dans quelle langue sont donnés les cours, quelles sont les spécificités de l'école en question, etc. C'est actuellement une étudiante slovène, Katia Zizek, qui se charge de mettre en place ce réseau européen entre le FEJS et les personnes de contact de chaque pays.

Le FEJS ne se réduit pas à cela. Depuis plus de 20 ans maintenant, des étudiants de près de 30 pays européens et de 300 instituts de journalisme se déplacent pour le Congrès Annuel du FEJS. Cette semaine passée dans une ville européenne permet aux étudiants de rencontrer des conférenciers et des journalistes avec qui parler de l'aspect pratique du métier. Des thèmes sont débattus et des workshops sont organisés afin de rendre les choses les plus pratiques possibles. Pendant l'année, certains groupes FEJS organisent des LABS, durant lesquels les participants travaillent la photographie, la vidéo ou l'écriture avec des professionnels, sur des sujets concrets.

Plus près de nous, la Suisse a enfin décidé de se rendre active dans les projets du FEJS! Le groupe de Neuchâtel (www.fejs.ch) se présente le 13 novembre prochain comme candidat pour le Congrès Annuel de 2007. Ce projet est également très formateur, puisqu'il implique la recherche de sponsors, l'établissement d'un budget, la prise de contact avec des conférenciers et journalistes, la gestion de la logistique, la communication entre le FEJS et le groupe local, l'animation de soirées. Le comité d'organisation part du 10 au 14 octobre à Berlin, pour l'Assemblée Générale du FEJS, où la candidature sera défendue. Tous les étudiants souhaitant rejoindre le groupe pour aider à accomplir ce travail peuvent s'annoncer à marlene.mauris@unine.ch.

 

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Dimanche 6 novembre 2005
La fête des musées ou voyage dans le temps

Au quartier des musées biennois, le Centre PasquArt, le Musée Schwab et le Musée Neuhaus ont organisé un week-end d’exception. Cet événement culturel conçu en toute convivialité, se proposait pour le grand plaisir de la population.
Viviana von Allmen

Des ateliers pour les enfants, des visites guidées au début du19ème siècle et des défilés autour du thème de la roue ont eu un succès escompté.
A la fin des discours officiels où les autorités ont exprimé leur satisfaction des  prouesses accomplis depuis déjà 20 ans par la promotion de la culture dans la ville, le coup d’envoi a été donné. Le public en grand nombre prenait possession des bâtiments.

Le Musée Schwab, l’un des plus anciens de Suisse et l’unique musée archéologique du canton de Berne avait organisé pour cette occasion un défilé des chars. Ces moyens de transport qui pour l’occasion étaient tirés par des ânes ou des mulets ont fait rêve le public d’une autre époque. La calèche romaine, le char néolithique et les chars celtes ont été construits - sur la base de modèles originaux - par l'archéologue Christian Maise, qui a commenté le défilé. Ceci n’est pas au hasard puisque la nouvelle exposition temporaire actuelle « La Roue » montre la première invention de l’homme d’où son inspiration est inconnue. Pour rester dans l’ambiance une démonstration de toutes les facettes du métier du métier de charron ont été dévoilées, et les enfants pouvaient participer au tire à l’arc et à la sagaie.

Le Musée Neuhaus participe à travers de son exposition  «Ne m'oublie pas». Elle propose une riche collection de reliques: photos, tableaux et carnets de poésie qui nous font plonger dans l’univers des souvenirs. Le tout présenté par des comédiens, amoureux en costume, qui illustrent dans ces récits l’inéluctable passage du temps. En premier une salle qui évoque de l’amour, de l’attachement ou des déchirements par le biais des carnets de poésie ou encore par des lettres. Laissé comme par hasard des autocollantes en forme des cœurs où le public peut exprimer leurs émotions. De suit La Mort très sensuelle invite le public à reste chez elle «Ici est aussi sereine et rassurante » explique t-elle. Un corbillard d'antan ou d'anciennes photos d'enfants dans leur cercueil entre autre font partie des souvenir de ce que reste après le départ à jamais. « Le musée c’est moi » réplique hautement Karl Neuhaus qui invite le public a découvrir ces appartements dans la plus stricte intimité.

Le Centre PasquArt, de renommé international a vu le jour grâce aux legs de l’industriel P.A.Poma
A l’ambiance contemporaine il a mis sur pied une série d'ateliers pour les enfants qui avaient l'occasion de dessiner et de bricoler. Pour les plus âgés, de visites commentées dans le cadre de son exposition «Héros à jamais».
V.vA





 

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Dimanche 6 novembre 2005

Jazz et plus encore : risque et découvertes

Le festival lausannois Jazz onze+ s’est déroulé sur deux espaces où les styles et les âges se sont mélangés et entrecroisés avec une note dédiée à l’Afrobeat. Le public venu pour se faire surprendre par des classiques toujours d’actualité et pour assouvir une soif de découverte était aux anges ; les deux espaces ayant offert aux nombreux amateurs de jazz une programmation digne de ce nom.
Mélanie Francioli

Dans la salle du casino de Montbenon se sont succédés de grandes étoiles du jazz, telles que le batteur de légende Roy Haynes, puis un saut de génération avec le jeune saxophoniste Joshua Redman, lionceau du jazz, et son Elactic Band. Dans un univers finalement très masculin, c’est avec une femme, Elisabeth Kontomanou et sa voix encore trop mal connue, que se parfait la crème de la Salle Paderewski.
L’Espacejazz s’est revêtu de velours et a offert à ses nombreux fidèles un tutti frutti d’artistes aussi captivants les uns que les autres.
Premier ingrédient pour faire prendre la sauce, et pas des moindres, The Herbaliser venu présenter son dernier album aux accents cinématographiques, « Take London ». C’est avec un beat qui résonne comme des coups de revolvers et des airs de course-poursuite qui retentissent dans toute la cité vaudoise mercredi soir, que le band nous a propulsé dans les bas-fonds londoniens.
Le + du festival aura incontestablement été Antibalas Afrobeat Orchestra programmé le vendredi soir. Pleine de saveur et pétillante à souhait, leur musique jazz, funk, afro nous a fait danser et nous a rappelé nos plus belles journées d'été. Antibalas, ça fait sourire sans trop qu'on sache pourquoi, ça réveille tous les instincts qui traînent dans le bas-ventre, ça fait bouger tous vos membres avant même que vous n'ayez le temps d’y réfléchir. C'était de toute beauté, cette foule unanime dans son adoration du rythme et des cuivres retentissants. La tête dans les nuages et les deux pieds bien ancrés au sol, on a eu droit à presque 3 heures de musique endiablée et de danse effrénée... Les teintes étaient parfois imposantes, voire presque arrogantes, avant de se tourner vers des morceaux aux accents plus sensuels. La chaleur des cuivres se mélangeant aux rythmes des percussions, il était difficile de rester de marbre face à un tel déluge de rythmes sauvages, d'envolées cuivrées et d'incantations diaboliquement soul. De la polyrythmie à revendre, de grands sourires fendus jusqu'aux oreilles partout dans la salle, on n'aurait pas pu demander mieux.
On n’a pu également découvrir la frappe diversifiée du batteur parisien Julien Charlet. Surprise amenant un peu de fraîcheur et un groove subtil à la programmation de l’Espacejazz, le batteur a amené toute son expérience tant dans le jazz suave que dans les beats dancefloor. Il s’est distingué en présence de ses potes Cyrille Bugnon et Patrice Moret en première partie pour une carte blanche, et plus tard en compagnie de Léo Tardin pour présenter son projet américain nu-jazz qui a lancé les déhanchés nocturnes du samedi soir.
Il n’y a pas à dire, l’Espacejazz est un festival à lui tout seul !

M.F.



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Dimanche 6 novembre 2005


Offrir des possibilités aux jeunes ?

Viviana von Allmen
Les possibilités que les états européens offrent à leurs citoyens de vivre, d’étudier et de travailler dans d’autres pays contribuent dans une large mesure à la compréhension interculturelle, au développement individuel et à la réalisation du plein potentiel économique. Les programmes en faveur de l’éducation, de la formation professionnelle et de la construction de la citoyenneté aident près de 230 000 citoyens européens, chaque année, à profiter de ces possibilités. Les mesures facilitant la mobilité sont importantes pour les individus et pour l’économie.
L’un des programmes, les plus importants est «Leonardo da Vinci» qui assure une formation professionnelle et l’apprentissage tout au long de la vie.
Ce programme encourage les échanges et les projets transfrontaliers qui favorisent l’innovation et l’esprit d’entreprise, améliorent la qualité de la formation et facilitent l’acquisition et l’utilisation d’une formation et d’une qualification professionnelles dans d’autres pays. L’intention est de parvenir d’ici à 2013 à la réalisation de 150 000 stages professionnels par an.
La coopération dans le domaine de l'éducation, les cours de formation et les stages ne suivent pas dans la pratique. Les projets et les théories tenues par les états sont bien là, mais concernant les postes d’apprentissages, 35% des jeunes sont livrés à une sorte de système pour le moins sauvage. La politique patronale n’offre des emplois qu’à des personnes déjà formées.
En Suisse, la réalité est bien cruelle pour les jeunes qui sortent de l’école obligatoire. Trouver une place de stage se transforme en parcours du combattant. Pour postuler à une place d'apprentissage, les jeunes doivent aujourd'hui de plus en plus passer des tests d'aptitude. Normal. Mais ces tests sont élaborés par des sociétés privées et ils sont payants !!!
Dans une déclaration, Pierre Triponez, directeur de l'Union suisse des arts et métiers trouve discutable le fait que ces tests ne soient pas gratuits, mais en revanche il trouve tout à fait normal que les entreprises évaluent le niveau des futurs apprentis avant de les engager...
Entre temps la situation ne parvient pas à s’améliorer. Par contre des actions de jeunes syndicalistes d'Unia, contre le manque de places d'apprentissage, se sont entamées. Ils estiment en effet que le conseiller fédéral Joseph Deiss et l'économie ne se mobilisent pas suffisamment contre le chômage des jeunes et la crise des places d'apprentissage. Ils veulent sensibiliser la population à la situation avant la conférence sur les places d'apprentissage prévue le 10 novembre à Lucerne.
A suivre…
V.vA





 

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Dimanche 6 novembre 2005


Le changement c’est la vie.

Le Centre de rencontre multiculturel Multimondo s’est vu récompensé par l’obtention des ses nouveaux locaux entre autre. Après un travail de titans où toutes les forces concernées se sont mobilisées, c’est dans les locaux de la Salle Farrel que l’association repend un nouveau élan. À la clef de cette réussite se trouve M. Perrenaud, administrateur des églises protestantes. Il leurs a donné l’opportunité de louer à un prix plus que modique des locaux en plein centre ville, ce qui permet un accès plus facile qu’auparavant grâce aux moyens de transport publics.
D'importance capitale pour le bon déroulement des activités qu’offre cette institution, le déménagement de Multimondo est pour le moins la joie de ses bénévoles et une opportunité pour les participants, migrants, à suivre une diversité de cours.
Il a fallut plus d’un an pour que leur rêve se concrétise.
«Pour un migrant, le plus important, c'est de parler la langue du pays d’accueil. Nous offrons des cours pas chers, avec une garderie gratuite à disposition, mais nous n'avons plus de place.» constate Fatima Simon
C’était dans plus grande joie que Multimondo à convié à toute la population de Bienne à ses portes ouvertes. L'occasion de connaître leur philosophie, de découvrir leur organisation, et surtout de faire éclater la barrière des préjugés.
Dans leur programme des nouveaux cours pour l’année 2006, l’association propose : un cours d’introduction et avance à l’informatique, deux à trois fois par semaine, mais aussi des cours pour la troisième âge. En outre les bénévoles organiseront des réunions spécifiquement pour les parents d’élèves, d’information sur le système scolaire suisse comme par exemple : les séances des parents. Une autre nouveauté est que la garderie sera ouverte tous les jours pour faciliter aux mamans leurs déplacements chez le médecin, aux entretiens ou pourquoi pas les commissions. 
«La demande est importante et le service que nous offrons aide les migrants à se redonner confiance.» confie la Présidente
Du côté finances, il est sûr que les deux ou trois ans qui viennent, celui-ci est garanti par la somme gagnée en 2003 «Prix de chevalier de la communication» au niveau national et reçu des propres mains du conseiller fédéral Moritz Leuenberger. Mais dans un futur proche la présidente espère que son association parviendra à être intégrée au budget de la Ville. Les autorités de la ville ont dit présent, le Maire, Hans Stöckli lors de son discours s’est réjoui du travail accomplit pendant tous ces années par l’association qui ne cesse pas d’ouvrer avec dynamisme un vu les buts déjà acquissent. Pour sa part, P.Y. Moeschler relève particulièrement le tenace engagement des bénévoles qui permet à Multimondo d’avoir le succès constaté.

V.vA





 

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Dimanche 6 novembre 2005

Des briques au soft

Felix Hauptlin rêve de construire des maisons. Mais c’est son hobby qui a pris le dessus sur son premier métier. Depuis 13 ans il a créé Shconsulting sa propre entreprise de service en informatique, dont le siège est à Bienne.

Viviana von allmen

À l’issue d’une formation de maçon, Felix Hauptlin entame des études de contremaître en bâtiment. Diplôme fédéral en poche il se trouve tout de suite à assurer des poste à responsabilité. Toujours bien ancré dans son métier, ce biennois est loin de penser que son hobby -l’informatique- va lui ouvrir de nouvelles voies.
Au milieu de années 80 il rejoint « IBM Business Center » et s’occupe principalement de la vente et du service des logiciels pour les architectes et entrepreneurs en bâtiments.
Suite à la diminution massive des marges de revendeurs en même temps qu'un effondrement des prix, l'entreprise dans laquelle il travaillait à
fermé ses portes. « J'ai décidé alors de tenter le coups et je me suis mis à mon compte. Je ne l'ai jamais regretté » déclare Felix Hauptlin.
Ayant fait toute sa formation à Bienne et son parcours professionnel, en toute logique il installe son entreprise dans la capitale seelandaise.
Grâce à un portefeuille de clients fidèles et un investissement de départ relativement faible, le succès est au rendez-vous, même si la pression est plus forte qu’en tant que salarié.

«  Mon entreprise est un vrai one-man show »

Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis que vous êtes chef d’entreprise ?
Depuis toujours j’ai eu du personnel à gérer et aussi j’ai du prendre des décisions pour la bonne gestion de l’entreprise sur le tas. Mais il faut reconnaître que le fait de devoir se gérer à soi même est complètement différent. Je n’ai pas la nostalgie des patrons puisque indirectement mes clients son mes patrons. Oui sont eux qui définissent mon emploi du temps.
Ce qui est changé fondamentalement c’est sur tout que je n’ai pas peur de la «lettre bleue».

Quels sont les conseils que vous donneriez à un jeune qui veut se lancer dans l’informatique ?
Aujourd’hui ?... Premièrement il faut passer par la filière des études. Ce que c’était mon parcours il y a 20 ans ce n’est plus envisageable. Des nos jours il faut avoir des diplômes pour commencer une discussion avec qui ce soit. S’introduire dans le monde de l’informatique comme un recyclé ne donne aucun fruit. Le marché compte avec des personnes hautement qualifiées.

Y a-t-il eu une personne qui a influencée votre décision de devenir entrepreneur ?
C’était I.B.M. en elle même le facteur déclenchante de mon aventure. Aux années 80 l’entreprise était leader mondial par conséquence arrogante à tel point qu’elle exigeait à tous les employés de porter veste et cravate. Ceci me semble à des années lumières. Par contre au début des années 90, pendant sa chute, cet crise a introduit un changement dans les mentalités la boîte devenait plus conviviale et ces personnages humaines.
Devant ce type de transformations j’ai réalisé que dans ce secteur il est possible de créer une entreprise qui respect une certain personnalité.

Quels sont les avantages et les désavantages de la démocratisation de l’informatique?
Par la globalisation de la communication chacun peut avoir accès à l’e-mail, les chats, la vidéo conférence etc. ceci ouvre un monde nouveau qui offre des informations en temps réel. Le monde médical notamment en fait un usage approprié. Cette facilité entraîne quelques abus d’utilisation spécialement dans la consommation du papier. En outre le langage utilisé dans les SMS devient une expression codée. On constate ainsi une perte certaine de l’écriture traditionnelle.
V.vA


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Dimanche 6 novembre 2005


Seuls 11% des personnes peu qualifiées suivent une formation continue  
   
La société du savoir ainsi la rapidité des évolutions technologiques exigent un renouvellement et un développement durable du capital humain. La Suisse n’est pas exempte de cette évolution. La fédération suisse pour l’éducation des adultes, qui a pour but de garantir la qualité de la formation continue, regroupe quelque 420 institutions et organismes. Néanmoins, un rapport annuel de l’OCDE conclut que notre pays ne parvient pas aussi bien que d’autres à assurer une participation égale des différentes catégories de la population. 
Steve Remesch

La formation continue est comprise comme la continuation ou la reprise de l'apprentissage après la conclusion d'une première phase de formation réussie. Elle sert  à acquérir de nouvelles connaissances, aptitudes et compétences ou de renouveler, d'approfondir et d'élargir les savoirs et savoir-faire déjà acquis. La fédération suisse pour l’éducation des adultes (FESA) regroupe quelque 420 membres, dont la majeure partie est issue du secteur privé. Les acteurs de la formation continue sont généralement des institutions de droit public, des organismes non étatiques d’utilité publique, des organismes privés à but lucratif et des organismes confessionnels.  Le label EduQua, attribué par la FESA, assure la qualité des prestataires de la formation. Ce label est exigé par une dizaine de cantons pour l’attribution des aides financières cantonales.
Selon le serveur national de l’éducation Educa.ch près de deux millions d’adultes ont suivi 123 millions d’heures de cours de formation continue. Neuf participants sur dix exercent une activité lucrative. Les titulaires d’un diplôme universitaire, ou ayant suivi une formation supérieure similaire, représentent 54% des participants. Les participants n’ayant pas accompli une autre formation après le degré secondaire, ne font que 18%.
Les femmes s’intéressent  plus aux cours de formation générale, les hommes aux cours de formation à des fins professionnelles. Les contenus, de loin les plus fréquentés, sont l'informatique (21% de tous les cours) et les langues (15% de tous les cours). Viennent ensuite les cours d'art et de culture (8%), de santé et médecine (7%), de développement de la personnalité (6%), les cours pour cadres (6%), les cours de production industrielle (5%) ainsi que de finances et de vente (4%).
Le rapport « Regards sur l’éducation »,  publié en septembre par l’organisation de coopération et de développement économique (OCDE) conclut que les personnes actives participent en Suisse plus fréquemment qu’ailleurs à des activités de formation continue. Néanmoins, l’OCDE constate que la participation des différentes catégories de la population active est inégale. Les populations plus vulnérables sur le marché du travail prennent nettement moins part à la formation continue que des populations déjà mieux loties. Seuls 11%  des personnes faiblement qualifiés continuent à se former à des fins professionnelles, alors qu’ils sont près de 30%  dans les pays scandinaves considérés. Les personnes actives diplômées du degré tertiaire en Suisse enregistrent la plus forte participation en comparaison internationale (63%). La Suisse est un des pays qui présentent les écarts de participation selon les niveaux de formation les plus importants.
Pour y remédier, la FESA entend améliorer les conditions cadres de la formation continue. Elle sensibilise régulièrement la population grâce à l’organisation de festivals de formation et de campagnes de formation continue. De nouveaux modèles de coopération entre le canton et les organismes privés de formation continue, sont entrain d’être testés par certains cantons.

S.R.





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Dimanche 6 novembre 2005


Estocade musicale

Viviana von Allmen
Armés de leurs incommensurables talents, Laurent Cirade au violoncelle et Paul Staïcu au piano, nous convient dans la plus stricte intimité de leur bataille musicale.
Lundi 24 octobre, au Théâtre Municipal de Bienne, La Fondation du théâtre d’expression française a ouvert une nouvelle saison de spectacles.
«Duel», pièce de Laurent Cirade, Paul Staïcu Richard Kyung-Ki Joo et Agnès Boury qui signe cette mise en scène, inaugure cette saison.
La pièce, oppose d’une manière inattendue deux musiciens d’exception.
Dans un sobre, voire spartiate -un piano et un violoncelle- les acteurs déploient une maîtrise absolu de la scène.
Les deux «Maestri» prêts à jouer saluent leur public solennellement. Avant d’entamer leur première pièce, les voilà métamorphosés en mimes ou en personnages de BD surréaliste. Vêtus d’habits de gala, noeud papillon et queue-de-pie, ils n’hésitent guère à changer leur allure pour nous montrer l’ escalade de leur exaspération dans des situations burlesques au contenu sérieux. Devenus des acteurs très physiques, malgré la rigueur de leurs études à l’Académie de musique de Bucarest pour l’un et le Conservatoire et le célèbre «Quatour» pour l’autre, ils laissent exprimer leur juste sens de l’humour.
L’originalité de la féerie se trouve dans l’absence de dialogues. Nous ne saisissons que les bribes d’un langage crée de toutes pièces par le violoncelliste, et le parfait roumain du pianiste.
La plasticité de Laurent Cirade lui permet de se transformer en punk, en officier de l’armée, ou encore en danseuse classique, tutu imaginaire y compris. Sa dextérité lui permet de jouer de deux instruments en même temps. Remarquable.
Paul Staicu joue les yeux bandés, menotté, avec le tranchant de la main, le coude, les pieds, ou encore bras tendus, allongé sous son instrument. Modernité oblige, il doit passer sa carte bleue entre les touches d’ivoire du clavier pour pouvoir jouer et suivre les indications contradictoires d’une machine peu mélomane joue, votre crédit est épuisé. Phénoménal.
À chaque tableau la lutte devient de plus en plus sanglante, Elle est accompagnée du côté musique par des morceaux jazzy ou Beatles. Au sommet de la tension, ces magiciens de la musique apaisent le public en jouant une composition classique. Un moment étonnant.
En coulisses, et à la fin du spectacle, Laurent Cirade, enchanté de l’accueil chaleureux  du public biennois nous confesse: «J’aime montrer des moments de vie poussés à la folie qui permetent au spectateur de réveiller leur imaginaire».
Pour sa part, Paul Staicu renchéri: «Les changements musicaux révèlent des états d’esprit».
Une performance hors pair.

V.vA



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Texte libre

Bienvenue à la version Blogzine du mensuel L'article.ch redigé par un groupe d'étudiants en journalisme à l'Université de Neuchâtel. Pour consulter nos archives, ou pour plus d'informations, rendez-vous au site principal:

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